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samedi 20 mars 2010

Notre première !

(Decize-Beaulon)
Il a plu dans la nuit mais le matin promettait une belle journée et la promesse fut tenue : comme en été !… Limite chaud pour Pierre qui cherche toujours une occasion de râler et qui n'aime pas avoir chaud.
La halte de Decize, sur le canal latéral à la Loire, n'est pas une « halte » m'a expliqué le responsable de la Vnf (Voies navigables de France). Pour cela il faudrait y disposer de l'eau et de l'électricité, facilités qui seraient gérées par la municipalité. Donc non, désolé, mais bien que proches voisins nous ne pouvons vous tirer un fil pour l'électricité, cela ferait concurrence au « port » géré par une entreprise qui loue son emplacement à Vnf et le port est tout proche, sur la dérivation qui nous permettra dans quelques jours d'emprunter la Loire et d'atteindre l'embouchure du canal du Nivernais.

Mais n'allons pas trop vite. D'ailleurs, à 6 km/heure de vitesse imposée sur un canal il est dangereux d'aller vite !


superbe !

Nous sommes donc partis de la « halte » de Decize, toujours en descendant vers le sud. Le latéral à la Loire est un peu monotone, souvent très rectiligne, bien large, sans surprises… Quoique… c'est au bout d'un bief rectiligne, au haut d'un arbre plutôt modeste, qu'un énorme nid a attiré notre attention. Serait-ce possible ?… Oui ! c'en est une. Notre première cigogne. Séquence émotion… et par chance, elle nourrit déjà trois petits cigogneaux dont la tête dépasse à peine du bord du nid. Ah ! ça fait plaisir de voir ça, et ça remplit bien la journée.


Pauvre âne, il a de longues oreilles et de curieux sabots !



Une peinture naïve qui veut donner envie
de visiter le village de Gannay.
Avec l'eau et l'électricité à la halte on serait peut-être resté !


Nous sommes donc partis de la « halte » de Decize, toujours en descendant vers le sud. Le latéral à la Loire est un peu monotone, souvent très rectiligne, bien large, sans surprises… Quoique… c'est au bout d'un bief rectiligne, au haut d'un arbre plutôt modeste, qu'un énorme nid a attiré notre attention. Serait-ce possible ?… Oui ! c'en est une. Notre première cigogne. Séquence émotion… et par chance, elle nourrit déjà trois petits cigogneaux dont la tête dépasse à peine du bord du nid. Ah ! ça fait plaisir de voir ça, et ça remplit bien la journée.

Après 30 km et 7 écluses nous avons trouvé une charmante halte (une vraie celle-là) en pleine nature, à 500 km du village de Beaulon. Sur notre demande, le cantonnier viendra obligeamment ouvrir l'eau et l'électricité (une vraie halte je vous dis!) et nous décidons de rester là demain pour profiter un peu de l'arrivée du printemps. Avec une cigogne, vous vous rendez compte !

En plus, dans ce charmant village, j'ai une superbe connexion et je vous raconte tout ça assis sur une marche devant une maison au bord d'une rue passante !… C'est beau le progrès !



À tous
un joyeux printemps
et un très joyeux Naw-Rúz
à mes amis bahá'ís.

Quelle nuit !

Le truc pour ne pas ressembler à un pipole quand on porte des lunettes de soleil…

Decize. Classés monuments historiques certains de ces arbres ont 200 ans.

Encore plus vieux : Au détour d'une rue ce fossile remployé dans un mur.
25 cm de diamètre, quand même !


18 mars. Decise

Je vous l'avais bien dit que nous étions crevés : hier soir nous nous sommes couchés avec les poules. À 20 h 30 (oui, vous avez bien lu) au lit. Je crois que mes yeux se sont fermés avant que l'oreiller ne reçoive mes augustes boucles… Et nous avons dormi jusqu'à 6 hOO facile. Levés à 6 h 30. In-croy-able ! Moi qui raconte à tout le monde que je suis insomniaque et qui le crois ! Et la matelote en a fait autant.

Et aujourd'hui nous avons eu des petits « coups de sommeil » par ci par là quand même.
Ce fut une journée de courses et de découvertes. Decize est une petite ville beaucoup plus animée que Nevers qui est pourtant bien plus grande. Pour aller à la gare il faut traverser quatre ponts et chaque fois sur un cours d'eau différent !

Mais nous y reviendrons dans quelques jours.
Demain, départ !

Il était temps ! (17 mars

La première écluse du voyage.

Oui, il était temps de partir. Parce que quand on reste sur place on manque d'entraînement et d'entraînement on en manquait aujourd'hui !
Oh ! ça ne se voyait pas. Les écluses furent passées avec élégance, une échelle fut grimpée avec audace par la matelote (et pourtant, elle n'aime pas…), les hérons et les aigrettes blanches (si, si) furent dignement salués, et le beau temps nous accompagna de Nevers à Decize. Un régal ! Mais c'est maintenant que nous ressentons comme une lourdeur, une nostalgie, une apathie générale et que nous réalisons que nous sommes crevés ! Nous avons fait trente-trois kilomètres, passé sept écluses donc nous sommes crevés.
C'est ça l'aventure !

vendredi 12 mars 2010

8 mars 2010 / Proverbe hollandais.

Et voilà, nous sommes revenus à bord d'Ivanka le 3 mars, en train. Le voyage s'était bien passé et, pour la première fois nous avions pris un train qui partait en fin d'après-midi et nous faisait arriver à la nuit. Deux changements coupèrent la longueur du voyage et firent paraître le trajet moins long. Malgré tout l'expérience a prouvé que pour nous, il est préférable de voyager le matin, le temps semble passer plus vite.
Vous la sentez l'angoisse devant le bus qu'on ne voit pas arriver
alors que l'heure de départ du train arrive ?

Photo utile pour vous prouver que nous étions bien tous les deux dans le train.

Vous la sentez l'angoisse devant la nuit qui tombe et l'arrêt de taxi vide ?…


Ce n'est pas une momie nivernaise découverte par hasard au bord du bassin,
mais le colis que nous avons fait venir de Périgueux
et qui comprend notamment les pièces détachées de mon annexe pliable à venir.




Curieusement, tous les problèmes que nous n'avions pas traités en janvier (pour cause de froid surtout) nous attendaient. Le plus gros de ces problèmes est une question de plomberie. Ah ! la plomberie ! Quand mon fils Thomas était plus jeune je lui ai souvent dit que s'il voulait devenir riche il devrait se faire plombier. Ils ont les mains dans la merde tous les jours mais tout le monde est à genoux devant eux. Et là, je suis à genoux devant ce qui semble être de plus en plus précisément une catastrophe (plombière, hein, pas de panique !). Notre fosse-sceptique-qui-traite-si-bien-les-eaux-noires-qu'elles-ressortent-propres-dans-la-rivière… ne traite plus rien. Voilà. Nous sommes dedans jusque là. Non, jusque là… enfin, très haut !

Un proverbe hollandais affirme : « Quand on a un bateau, on travaille jusqu'au tombeau. »
C'est vrai aussi pour une maison, mais la rime est moins riche.

Le froid et la neige nous découragent un peu. Difficile de bricoler dehors quand l'eau gèle dans le seau et la séance de collage que nécessite la construction de l'Origami 6 ( mon annexe pliable à venir) doit attendre des températures plus clémentes. Surtout qu'après avoir fait (trop) travailler la pompe en essayant de nettoyer un peu la cuve (= la fosse-qui etc…) elle a rendu l'âme. À changer ! Pour la deuxième fois depuis que nous avons le bateau. Donc, je résume, plus de pompe à m… , plus de fosse-qui-etc… égal plus de toilettes. Certains vont se demander, et alors ? Comment font-ils ? … Eh bien, nous sommes revenus au seau hygiénique, instrument que j'adore : pas de tuyau, pas de pompe, pas de cuve, la simplicité biblique : ça ne tombe JAMAIS en panne !… et en plus ça va devenir à la mode comme symbole de la décroissance nécessaire dans un proche avenir malgré les affirmations péremptoires de certains « mammouths ». Nous sommes des avant-gardistes !

Enfin, malgré tout, nous sommes heureux d'être revenus à bord. Nous prévoyons de partir de Nevers bientôt.


mercredi 3 février 2010

Pour les plus courageux…

…ceux qui viennent de temps en temps vérifier si nous sommes toujours vivants !…

La réponse est : OUI !… ;-)

Pourtant, récemment, nous sommes retournés à Nevers dans l’intention de faire quelques petits travaux sur Ivanka. Nous voulions notamment nettoyer le réservoir de fioul qui, encrassé, expliquerait pourquoi le poêle ne fonctionne pas. Rassurez-vous, il nous reste des radiateurs à huile et un poêle zibro très efficace.


Nous avions oublié qu'en janvier, c'est encore l'hiver.

Nous sommes partis en voiture, en profitant pour emporter des tas de trucs que nous ne porterions jamais dans le train. Nous avons vaincu la froidure, la circulature, la neigure, le brumure, la venture, et nous y sommes arrivés !

Nous avons passé des cols à 1 000 m d’altitude et nous y sommes arrivés (eh ! rigolez pas : pour des bateliers, c’est haut 1 000 m !).



La loi, c'est la loi et on la respecte !

Nous sommes arrivés à Nevers. Nous y avons connu le froid, la neige et surtout la pluie qui nous a empêché de faire tout ce qui était prévu, mais bon, ce n’est que partie remise.

Pierre a terminé la traduction de plans pour la fabrication d’une annexe pliable, mais nous en reparlerons. Fabi a lu tous les livres qu’il lui restait à lire. Nous avons un peu regardé la télé sur l’ordi. Quelques films. Une vie de retraités, quoi !

Ivanka nous attendait dans la glace

qu'il a fallu casser poour éviter,
la nuit, les coups sourds contre la coque.



Un peu de tourisme : le Bec d'Allier. La Loire est à gauche.

Au retour, même motif, même punition : neigure, froidure, …


40 km/h sur l'autoroute ! Mais imaginez sur les routes secondaires !


Ivanka nous attend patiemment sous une fine couche de neige


Imaginez, avec du jaune dans les fenêtres et
de la fumée qui sort des cheminées… Une vraie carte de Noël !

Mais en mars, nous repartirons !

mardi 17 novembre 2009

Pleure hôte du bois


Une des choses qui plaît le plus au cambusier c'est lorsqu'il peut nourrir l'équipage sur le pays. Et un bouquet de pleurotes comme ça, on ne le laisse pas se gâter !… La moitié de cette touffe nous a fait trois repas. Le reste… a disparu brusquement, à midi moins cinq, juste alors que nous avions le dos tourné… Un gourmand sans doute. Un affamé, j'espère !…

Alors nous nous sommes consolés en faisant dans la culture. Une soirée au Palais des sports de Nevers qui accueillait dans le cadre de son festival de jazz (retransmis en direct sur France musique, dites donc !) les Nouveaux Nez dans un spectacle : Le jazz fait son cirque. Une très bonne soirée, même si le mécanicien préfère leur spectacle de clowns comme ceux qui sont passés à Sarlat il y a quelques années.

Petite photo floue, mais que faire dans le noir avec des gens qui bougent tout le temps !



Et voilà Ivanka toute seule, abandonnée, pendant quelques semaines dans la brume nivernaise. Les saules pleureurs sont de rigueur. Snif !… mais nous reviendrons vite. En attendant, une bise à tous !

mardi 10 novembre 2009

Les grues

Entre deux averses, nous sommes allés nous promener le long de la Loire. Ça nous change un peu du canal. Le paysage est triste comme en fin d'hiver avant que la nature commence à s'ébrouer. Les prunelles, après un matin de gel, sont mûres à point et les vaches toujours aussi belles !

Parlant de canal, en un an, date à date et non pas en jours de navigation, nous avons parcouru 1800 km et passé 340 écluses. Pas mal pour un début. J'avais promis à la statisticienne du bord qu'un jour elle cesserait de compter les écluses qui feraient enfin partie de la routine du bord. Apparemment, elle compte encore !

Les grues s'enfuient vers le sud. Nous n'avons jamais été aussi près de l'hiver !

Collection d'automne.

Une frange à faire pâlir d'envie le capitaine !

Un ciel d'automne qui se croit en hiver… non, non, c'est bien un nuage
et ça ne vient pas d'une centrale atomique !

Sans le son, ça ne fait pas le même effet. Dommage !…

vendredi 6 novembre 2009

Gueule de Nevers

Le port de la jonction, Nevers

Nevers, Nevers… Ville pleine de charme qui me rappelle Sarlat, mais je ne vois pas par quel détail… Voyons : ce ne sont pas les monuments, nombreux ici aussi mais très dispersés et pas forcément de même époque ; ce n'est pas l'architecture : les maisons ont été ici à colombages et il n'en reste pas beaucoup alors qu'à Sarlat elles sont très nombreuses et la pierre sarladaise est incomparable ; Ce n'est évidemment ni le fleuve ni le canal… et pourtant. Ah ! ça y est, j'y suis ! mais oui, bien sûr : les commerçants ! Ici, comme à Sarlat, on ne leur a pas appris qu'il faut utiliser plus de muscles pour faire la gueule que pour sourire. Curieux quand même, non, ce goût pour l'effort ?…


Souvenirs des fortifications médiévales de Nevers.


Aïe, aïe, aïe !… quand on commence à rentrer les pavillons,
c'est que la fin du voyage approche !

mardi 3 novembre 2009

UN-SCAN-DALE !




Nous avons fait le calcul : en une semaine de navigation nous avons travaillé quarante heures ! Oui, vous avez bien lu : 40 h !… c'est pas un peu illégal, ça , quelque part ? Ou peut-être que ça ne l'est plus, je n'arrive pas à suivre l'actualité. Mais vous pensez bien que le matelot n'a pas raté l'occasion de faire d'acerbes remarques : exploitation du personnel par çi, libération des femmes par là… enfin, vous voyez le topo. Dans ces cas-là, le capitaine a le choix, soit il fait la sourde oreille et ça finit en mutinerie, violences, chat-à-neuf-queues et pendaison à la vergue de la grand-voile, soit il fait preuve d'autorité et ordonne à l'équipage ce que ce dernier a envie de faire (la meilleure manière d'être obéi) : repos, découverte, tourisme !

Comme au fond l'équipage a un bon fond (qui me fait fondre, mais ça c'est une autre histoire), on a commencé aussi à nettoyé Ivanka et à la préparer pour l'hivernage. Doucement quand même, on n'est pas sur une galère !…

Nevers, vue de la rive gauche où se trouve le port fluvial. À noter : les clochers de France sont très souvent protégés par des échafaudages très couvrant. Nous l'avons souvent remarqué : Reims, Sens, etc. Mesure contre la grippe A ?

Condition de la tranquillité, l'éloignement. Voilà le pont que nous devons traverser pour arriver « en ville ». Je l'ai pris sous un angle qui permet d'en apprécier touuuuuuuute la longueur !

Nous pouvons quitter Ivanka tranquilles : le héron veille !