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samedi 6 novembre 2010

Monéteau






Ces deux photos n'ont que quelques jours de différence !


 Eh oui ! Il y en a qui friment !


 Ah ! bien sûr, si t'aimes pas les chrysanthèmes !…


 Des toits et des carillons. Ménoteau.

Finalement, nous nous sommes dégonflés. Aussi agréable que soit le parc de l'Arbre sec pour s'y amarrer, il n'est pas loin du stade… nous arborons un pavillon hollandais puisque l'Ivanka en est, la nuit le coin est plutôt sombre… et le foot ne nous intéresse pas du tout, mais alors pas du tout. Donc nous avons quitté Auxerre pour une petite route vers Monéteau, la banlieue peut-on dire.

Enfin un village qui nous semble agréable, dynamique, vivant ! Jusqu'à maintenant les villages bourguignons semblaient, à nos yeux de traversiers, vivoter, pérécliter parfois, tranquilles toujours et, aux yeux de Périgourdins habitués à l'invasion estivale, symbolisés par cette affichette plusieurs fois aperçue à la façade de restaurants : «fermé jusqu'à la fin du mois d'août »…
    Ici, les restaurants, même vieux et d'apparence fermée affichent : « ce soir, couscous maison » !… Bien sûr, en novembre, il bruinait breton, pas idéal pour prendre des photos et vous ne verrez pas les grandes places, les perspectives bien dessinées, les beaux bâtiments, la mairie imposante (école de filles / école de garçons), mais croyez-nous sur parole, un village où l'on a l'impression qu'il fait bon vivre.

Nous avons continué à descendre l'Yonne une fois de plus. Ce qui est bien c'est que le paysage est différent quand on regarde d'un côté puis de l'autre et, surtout, en cette saison les feuilles changent de couleur tous les jours et une semaine fait une énorme différence.

Amarrés de nouveau à Laroche-St-Cydroine sous un ciel de science-fiction, nous irons terminer le voyage samedi au chantier de Migenne.

C'est sûr ? c'est un nuage ? Pas une soucoupe ?

Retrouvé l'agréable accueil de l'office de tourisme de Migennes d'où je peux tranquillement faire ce blog. Le temps est gris, l'air frais… bouuuuh ! ça sent la rentrée !

mardi 2 novembre 2010

L'Abre sec et le Silex

Le « port » du parc de l'Arbre sec

Je sais, je sais, y en a des qui croient que nous vivons comme des sauvages, dans la nature, entourés de végétation exubérante, d'animaux sauvages, mangeant cru avec parfois un morceau de sanglier cuit au feu de bois allumé à l'arc… Eh ben non !

Nous sommes toujours entourés de civilisation, de pollution, de bruits,  et, ici, au parc de l'Arbre sec d'Auxerre, de joggueurs, de pêcheurs et de chiens qui crottent et trottent. Les cygnes et les canards sont presque aussi sauvages que des animaux de ferme : dès qu'ils voient un être vertical ils s'approchent en quête de pain… et la vie culturelle est très développée.

Hier soir, pour changer un peu d'ambiance, nous sommes allés à la soirée organisée par le Jazz-Club d'Auxerre à la Maison des Musiques (=Le Silex), juste de l'autre côté du pont. Une bonne chanteuse brésilienne (Catia Werneck), un excellent pianiste (Vincent Bidal), un bassiste très brésilien (Aceline de Paula) et un batteur pas trop encombrant - c'est un compliment ! (Nicolas Viccaro) : une chaleureuse soirée bien agréable, « sympa » comme dit Fabi.
 


Suspense pour demain : Il y a un match de foot entre Auxerre et une équipe hollandaise. Interdiction de vendre de l'alcool dans toute la ville ! Ce n'est pas pour ça que tout le monde sera à jeun… Et le stade n'est pas loin du quai où nous sommes…

Halte à Gurgy

Là, vaut mieux pas…
 Une belle halte engageante…







Peut-être faudrait-il dire « Bof à Gurgy » ?
Gurgy est une jolie halte mais il vaut mieux être indépendant, vu les prix de fourniture de l'électricité et de l'eau, ils prennent les bateliers pour des Amerloques d'avant la crise !… De toute façon, la saison est finie et tout est fermé. Tout, sauf, au cœur du village « l'hôtel-restaurant de la rivière », qui semblait appétissant… Qui semblait. Abstenez-vous : c'est cher et mauvais. Seule la serveuse est agréable.

Nous sommes partis pour Auxerre. Arrivés le 30 octobre.

***   ***   ***   ***   ***

Nous venons de recevoir, après un an et demi, cette réaction signée S.F. Comme je n'ai pas d'adresse pour répondre, je la publie telle quelle ici, suivie de ma réponse. Elle est aussi disponible à la date d'e réception (28 février 2012).

Je tiens à dire que cela se voit que vous n'êtes pas de fins gourmets car moi j'ai mangé là bas et rien n'était a redire, le prix n'est pas excessif et l'on mange mieux que dans des buffalo grill, campanile et tout ce qui s'en suit si c'est ça vos critères de comparaisons(ce qui au passage ne devraient pas avoir lieu d'être puisque se sont des chaines et non des indépendants).Dans c'est cas là rester dans votre bateau a manger pain pâté et saucisson au lieu de faire des commentaires désagréables. S.F

On sent quelqu’un d’énervé. Pourtant, je l’assure que je me souviens encore, après si longtemps, de la déception que nous avons ressentie ce jour-là. Alors  que dire ?
    D’abord, je jure, croix de bois croix de fer, que je n’ai jamais mangé dans un Campanile et si on m’a invité une fois dans un Buffalo grill, le souvenir que j’en ai c’est qu’on n'en attendait pas plus : ce qui est déjà bien, soit dit en passant.

    En revanche, le Restaurant de la rivière, on nous en avait parlé en bien, la salle était bien occupée par des gens qui semblaient être des locaux (un bon signe) et nous nous sommes attablés remplis d’espoir. J’avoue que j’ai oublié ce que nous avons mangé (pour Fabi, c'était du poisson) et j’aurais dû, à l’époque, vous donner le détail du menu. C’est ma faute. Mais le désespoir devant le côté quelconque de la nourriture était aussi profond que l’espoir qui l'avait précédé.

Or, que doit faire le client mécontent d’un restaurant ?
Vous avez déjà essayé de dire au patron que vous êtes déçu ?  Je l’ai fait une fois ; je ne recommencerai pas… Notre seule défense, c’est d’en parler, de le signaler de la manière qu’on peut et qu’on veut. C'est notre droit et c’est le risque de l’artiste qui montre sa peinture au public : on a le droit de ne pas aimer  et de le dire !
 M. ou Mme S.F. (la patronne peut-être ?) nous insulte bien inutilement et injustement.
J’aurai préféré qu’elle nous invite à revenir pour un autre essai !
Elle m'aurait prouvé qu'elle sait bien cuisiner et je lui aurais donné un cours d'orthographe.
Il n'est pas trop tard !

mardi 26 octobre 2010

Bajoyers inclinés





Bajoyers inclinés


À cause du terrain meuble, certaines écluses de l'Yonne sont à bajoyers inclinés, le bajoyer étant le mur intérieur d'une écluse. Pour faciliter la vie des petits bateaux de plaisance, la VNF (Voies Navigables de France) a installé des pontons qui montent et descendent au gré des bassinées le long de glissières en aluminium. Des escaliers permettent, en théorie, de descendre sur ces pontons lorsque l'écluse est vide. Je dis : en théorie, parce que si vous regardez l'état des marches vous n'avez pas envie de les monter !… Mais quand l'écluse est pleine, on ne voit pas ces marches ; on ne voit même pas, si l'on est un peu distrait s'il y a un escalier ou non.

Donc, à l'aller, l'écluse étant pleine et Ivanka soigneusement amarrée au ponton du bout, là-bas, Pierre est allé faire un tour sous le noyer là-haut à gauche et ce n'est que lorsque la bassinée était presque finie qu'il s'est aperçu qu'il n'y avait pas d'escalier. On peut toujours accepter d'avoir l'air ridicule, rester sur place, demander à l'éclusier de remplir de nouveau, remonter à bord et laisser le niveau d'eau descendre ensuite. Ou alors, on choisit d'impressionner sa meilleure moitié et, n'écoutant que son courage, on descend, les deux mains sur une glissière, le pied gauche sur la partie inférieure et le pied droit tendu pour se recevoir. Et… ça s'est très bien passé, Fabi a été très impressionnée et Pierre très content de lui, surtout qu'il sait maintenant que les noix ne sont pas formidables.
Un peu plus loin, nous nous retrouvons à deux dans une écluse. Enfin plutôt à trois, avec Sam'pousse et Sam'Bott (sic) Deux péniches (38,5 x 5,05 m) qui prennent beaucoup de place dans le sas d'une écluse, et une  commerce ça va plus vite que nous et c'est pressée (il prévoit de faire Joigny- rouen en trois jours !) Ça nous encourage pour rester à Villeneuve-sur-Yonne, belle halte déjà découverte l'an dernier.

Nous sommes arrivés samedi après-midi à Migennes et y sommes restés jusqu'à mardi. Ce soir, nous nous sommes arrêtés à Gurgy, un tout petit village, une halte champêtre et un bateau anglais à chaque bout !

mardi 19 octobre 2010

Toujours à Sens.

Vue de Sens à babord
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Vue de Sens à tribord.

La gloire !…

Je suis bien conscient que nos lecteurs avides de nouveaux horizons, de découvertes, de voyages aventureux sont un peu frustrés depuis quelque temps car nous ne bougeons pas beaucoup. Mais bouger pour bouger, à quoi bon ?

La fuite pascalienne n'étant pas notre tasse de thé, nos sommes toujours à Sens. Nous nous sommes de nouveau promenés dans la vieille ville et les maisons à colombage, si nombreuses en Bourgogne, sont toujours intéressantes à découvrir, toujours originales, toujours attendrissantes par l'évidence des siècles qui se sont accumulés sur elles. Une promenade sur l'ancien mail (eh oui, avant l'internet, toutes les villes de province avaient un mail !) nous a fait découvrir des restes de remparts gallo-romains aux très semblables à ceux de la tour de Vésone. Le marché couvert proposait des quantités de goodies et même des truffes à un prix… inquiétant pour un Périgourdin…

Et puis nous avons retrouvé quelques amis. Peter, rencontré sur le chantier de Migennes et Herbert le Suisse au canoé. D'ailleurs, hier soir nous étions en sandwich entre deux bateaux suisses et c'est nous qui faisions le fromage !…

Warhol l'a dit : tout le monde aura son heure de gloire. Pour nous, c'est fait !
Dans le numéro du 19 octobre de « l'Yonne républicaine » un petit article parle d'Ivanka, avec sa photo. Promis, nous organiserons une séance d'autographes dès notre retour.

Il pleut, il fait froid-chaud, le ciel est gris, gris noir, gris gris, gris… on se croirait en hiver. Nous avons rendez-vous dimanche à Migennes et partirons d'ici sans doute jeudi matin pour remonter en prenant notre temps. En attendant, je vais chercher un café d'où pouvoir me connecter pour vous envoyer cette page.

Je me demande si les gens vont me reconnaître ?

samedi 16 octobre 2010

Deux ans !

Le pont de Villeneuve / Yonne où vécut et mourut un célèbre Montignacois : Joseph Joubert.







C'est aujourd'hui un anniversaire : Il y a deux ans nous quittions Plasmolen (Mook) sur la Maas en Hollande pour remonter la Meuse et amener Ivanka en France. En deux ans nous avons parcouru 2435 km et passé 545 écluses. Ce qui fait une moyenne d'une écluse tous les 4,5 km et de 200 km par mois de navigation. Pas mal pour un engin qui avance à 8 km/heure !…

Nous avons visité de nombreuses villes (qui se mélangent un peu, faut l'avouer) et le restaurant qui nous a le plus marqués est le restaurant indien de Château-Thierry. Les boulets de Liège aussi, nous ont un peu marqués, mais surtout impressionnés.

Aujourd'hui nous avons descendu l'Yonne depuis Joigny jusqu'à Sens. Longues attentes à quelques écluses, parfois à cause d'un manque de coordination des éclusiers. Grâce à un bateau-promenade assimilé « commerce » qui a demandé la permission de passer à l'heure du déjeûner, nosu ne nous sommes pas arrêtés de tout et ce fut un trajet non-stop de 7 h 30. Belle journée avec un beau temps et un vent frais du nord.  Et à l'arrivée un beau couple comme comité d'accueil.

 Toujours affamés ces volatiles !













… mais quand on voit le menu du soir !…

mardi 12 octobre 2010

horizons fluviaux

 Lundi 11 octobre, arrivée à Joigny vers 17 h 00. Ça nous fait quand même des journées de 8 heures !… Pas étonnant que ce soir nous nous sentions un peu fatigués.

Nous sommes déjà passés à Joigny et la ville est toujours aussi jolie vue de l'autre rive. Demain nous resterons ici pour éviter les problèmes éventuels des grèves. En attendant, pour vous donner une idée des grands horizons qu'on peut apprécier sur une rivière et qu'on ne voit jamais sur un canal, voici quelques photos (n'oubliez pas de cliquer dessus pour les agrandir).




Une rue d'Auxerre


L'Yonne à Joigny                                                                           L'Yonne à Gurgy

dimanche 10 octobre 2010

Dimanche à Auxerre

Poquette, la chatte à bateaux



 Halte à midi sur le canal.


Assis à la terrasse d'un café sur la place des Cordeliers ( un grand parking aujourd'hui, hélas !) j'essaie de trouver ce qui pourrait vous intéresser de notre voyage depuis Mailly-la-ville jusqu'à Auxerre où nous sommes aujourd'hui.

Nouveautés : nous avons un nouveau ballon d'eau chaude, plus volumineux, qui est chauffé par le refroidissement (belle image, non ?) du moteur et par l'électricité quand nous sommes à quai.


 
Hum ! Le bon pain français !

Un moteur, surtout un vieux pépère comme le nôtre, nécessite qu'on le bichonne et le surveille régulièrement (les niveaux). Avant, la corvée consistait surtout à soulever les tonnes que pesaient les portes d'acier de la cale moteur. Aujourd'hui, grâce aux vérins que nous avons fait mettre, c'est presqu'avec le petit doigt que tout cela se soulève, un vrai plaisir.

Sinon, octobre est une belle saison pour naviguer. Le temps est beau, le soleil presque trop chaud, la nature s'embellit tous les jours un peu plus, les arbres fruitiers nous accueillent avec tendresse puisque nous les soulageons du poids excessifs de fruits trop abondants, et sans nous en apercevoir, nous passons allègrement nos quinze écluses dans la journée, sur 30 km. Bon, le soir, on les sentait u peu les quinze écluses, mais pas trop quand même.

On a retrouvé nos habituels cygnes, canards, grèbes huppées et hérons. Les bernaches étaient ailleurs. La chatte Poquette de Herby toujours aussi familière et d'énormes poissons amateurs de pain nous ont donné envie de pêcher, mais envie seulement.

Demain nous descendons l'Yonne en direction de Joigny. Enfin de l'eau ! Enfin des horizons ! Les canaux sont parfois étroits et la mer, d'après les mauvaises langues, trop large. Une belle rivière est un bon compromis !

samedi 9 octobre 2010

Retard

Chambre d'hôtel à Mailly-le-château

Le matin à Mailly-le-château : la mairie

Herby était en retard. Nous étions à l'heure.
En arrivant sur Ivanka, nous avons tout de suite senti qu'elle n'était pas prête. Des petits riens, une atmosphère, comme une indifférence. Ce n'était pas de sa faute : c'est Herby qui était en retard.

Bon, ça arrive ! Pas la peine d'en faire un fromage. Surtout qu'il nous a offert une nuit d'hôtel à Mailly-le-château. Que ceux qui ont dormi à Mailly-le-château lève la main !… Ah, vous voyez !… Imaginez une vieille demeure genre manoir, et une chambre comme on en fait plus : vaste (la taille d'un petit appartement parisien) et sobre : rien au mur, même pas une vieille peinture moche ! et une déco… comme on en trouve qu'à Mailly-le-château , quoi !… Bon, nous avons bien dormi.

Et ça y est, le voyage commence !
Ce n'est qu'un petit mot écrit rapidement pour rassurer tous nos fans que tout va bien et que nous sommes partis. Des détails plus tard.
À Bientôt !

(Au fait, Herby, c'est notre mécanicien !)