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mercredi 20 avril 2016

Au revoir la mer

Précisons tout de suite que j’ai fini par voir la mer à marée haute à Saint-Valéry. Donc, nous pouvons partir, après trois journées consacrées aux trains à vapeur d’autrefois. Magnifiques et fumantes locomotives astiquées et reluisantes, comme une pomme avant de la croquer.

Jouer au petit train… en grand : le pied !

Lundi matin (18 avril), nous larguons les amarres et, naviguant de conserve avec l’Antigone nous avons rejoint Abbeville où nous nous arrêtons, alors que l’Antigone continue en direction d’Amiens où nous devrions la croiser de nouveau. Nous avons bien sympathisé avec Catherine et Michel, qui nous ont fait découvrir le « gâteau battu » – argument suffisant pour revenir en Picardie – et avec qui nous avons partagé une pissaladière de Fabi. Vous êtes loin, vous nous manquez, nous nous consolons.
Temps beau mais vent froid.

Abbeville.

À Abbeville, visite du musée Boucher de Perthes (le père de la préhistoire) que des Périgourdins ne peuvent ignorer. Petit, divers, bien aménagé, c’est une visite agréable. Conquis par le « gâteau battu », nous nous devons de goûter celui d’Abbeville qui a gagné la médaille d’or des gâteaux battus en 2015. Eh bien, non. Les deux que nous avons goûtés à Saint-Valéry (de deux boulangeries différentes) étaient bien meilleurs, avec plus d’œufs, plus de beurre, plus de levure, plus de tout, quoi. Celui-ci a le goût d’une très bonne brioche, mais le gâteau battu, c’est autre chose !…

Voilà comment se coupe un gâteau battu. D'abord on le décapite,



Puis on le démembre !

samedi 16 avril 2016

À Saint-Valéry, en attendant la marée haute qui n’arrive qu’à des heures indues dès que je suis là… le petit train à vapeur vous tend les bras. Tous les trois ans il y a la grande Fête de la vapeur, organisée autour de la machine à vapeur : locomotives de diverses époques et même un canot à vapeur. Elle commence demain. Pour éviter la foule probable, nous le prenons aujourd’hui : direction Le Crotoy, de l’autre côté de la baie.

LA machine à remonter le temps !
En dehors du fait que c’est « le seul port du Nord orienté au sud » comme dit la pub, nous n’avons pas trouvé grand intérêt à ce petit village sans cachet. Et surtout pas les restaurants à moule qui se pressent, l’un à la suite de l’autre, et qui sont exactement ce qu’ils semblent être : des pièges à touristes. Les plus mauvaises moules que nous ayons mangées de mémoire de nous. D’ailleurs j’en parlerai sur Tripadvisor… Ah ! où es-tu  Bouboule, « le roi des moules » de Dinant ?


le Crotoy.
Le climat est ce qu’il est au bord de mer en cette saison : frais, avec de grands moments de soleil et des averses diluviennes. Ajoutez-y du vent parfois violent et vous aurez l’image. Heureusement que nos voisins, Catherine et Michel, nous font découvrir la spécialité du coin : le gâteau battu. À tomber !… 




jeudi 14 avril 2016

Rodéo

mardi 13 avril.

La Somme au printemps a beaucoup de courant. À tel point que lorsqu’on est avalant et qu’on veut s’amarrer à un ponton, il faut faire demi-tour pour avoir le courant sur le nez et le lit de la rivière n’est pas toujours confortablement assez large pour ça, d’où quelques petites émotions  : des souvenirs, comme dit le capitaine. 

Halte de Pont-Rémy avec un beau décor de fond
Des souvenirs, il un gardera un bien bon de l’écluse de Long.
Je vous raconte : Les constructeurs du canal eurent l’idée, certainement ingénieuse et nécessaire, de construire là deux barrages. Le barrage amont à 300 m au dessus de l’écluse régule la rivière pendant que nous nous engageons dans une dérivation, petit canal qui vous conduit tout droit vers l’écluse. L’éclusier précédent m’avez prévenu : restez à gauche, à cause du courant.

Parce qu’effectivement, juste à l’entrée de l’écluse, rive droite, s’ouvre le deuxième barrage qui, en temps normal est plus ou moins fermé. Mais aujourd’hui, le barrage amont étant en travaux et donc fermé, c’est le barrage aval, à côté de l’écluse, qui est ouvert et dans lequel les eaux, pas tumultueuses mais presque, de la Somme se précipitent. En plus, l’écluse est située, comme souvent, après une courbe qui vous empêche de la voir jusqu’au dernier moment…

Je serre donc à gauche pendant que le courant nous entraîne assez vite et j’espère que l’écluse est ouverte car vu la vitesse (le bateau + le courant), je ne pourrai pas m’arrêter : l’Ivanka déplace 20 tonnes ! Je passe le pont, le barrage est à droite, aspirant tout ce qu’il peut. Je vois l’écluse : ouverte !… 

Zut ! le long du quai que je serre, une barque en métal est amarrée lâchement (les amarres sont lâches, pas l’amarreur, – quoique…) ! Barre à droite, point mort, marche arrière ! Puis tout de suite, barre à gauche, point mort, marche avant pour entrer dans l’écluse.  Mais le courant nous prenant par l’arrière, l’avant part trop à gauche. L’angle du quai à l’entrée de l’écluse se précipite sur nous. Nous allons cogner !…

Bon, je ne pourrais pas vous dire comment j’ai fait, mais on n’a pas cogné, et j’ai pu arrêter l’Ivanka avant qu’elle aille emboutir la porte aval de l’écluse. Comme me dit alors l’éclusier : C’était chaud ! 
Et désolé : je n'ai pas eu le temps de prendre des photos.

Ce soir, nous sommes dans la dérivation qui mène à l’écluse d’Abbeville. Attention à l’entrée de ce « canal de transit » comme il est appelé. Le courant est assez fort pour mettre un bateau en travers. Ensuite le ponton un peu avant l’écluse est calme et propre. Une balade en ville que nous prévoyons de visiter un peu plus au retour. En fait, nous sommes assez fatigués. Fabi va faire quelques courses au Casino tout proche et Pierre va se renseigner à la gare pour les transports de la région. Et la gare d’Abbeville mérite d’être vue ! 

L'est pas belle, la gare ?

Mercredi 14 avril.

Ça y est ! Après un trajet strictement rectiligne de 15 km et 4 ponts tournants, nous arrivons à Saint-Valéry-sur-Somme. La mer !


Nous sommes à couple d’un superbe tchalk, l’Antigone, au ponton juste avant l’écluse 25 qui ouvre sur le domaine maritime. La première fois que nous avions voulu arriver ici, c’était en 2009. Nous partions du port de Cergy où le bateau avait hiverné, bien décidés à monter jusque sur la Somme. Mais il était trop tôt dans la saison. Enfin, nous y voilà et ce ne sont pas les quelques gouttes de pluie timides qui nous accueillent  qui gâcheront notre plaisir. D’autant que nos accueillants voisins, Michel et Catherine de l’Antigone sont charmants et membres de l’ANPEI, comme nous. Ça crée des liens !

dimanche 10 avril 2016

Les ceusses…

Un dimanche d'avril…
Les ceusses qui sont actifs, qui doivent se lever au réveil-matin, partir tôt de chez eux pour aller gagner leur vie et revenir le soir fourbus, harassés mais heureux du devoir accompli… ou les ceusses qui font la même chose sans aimer leur travail et que je plains de tout mon cœur, savez-vous la question que se posent les ceusses qui n’ont plus ces obligations parce qu’atteinte la limite d’âge on les a renvoyés dans leur foyer ? 

La question qui les taraude, les tarabuste, les asticote, les harcèle, en un mot, les tourmente est celle-ci : Où trouvent-ils le temps ?

Parce qu’enfin, nous qui n’avons pour obligation (et encore !) qu’à ouvrir les paupières quand elles veulent bien s’ouvrir, nous qui n’avons à nous soucier que de prendre un petit-déjeuner tranquille, parfois de nous recoucher en attendant que ça se réchauffe, d’aller faire quelques courses pour midi, de penser à garder des restes pour ce soir, de se poser la question : en soirée, on lit ou on regarde un film ?… tout le reste n’étant que superflu, fanfreluche, babiole,amusette et frivolité, le temps nous file entre les doigts, se dérobe, nous trahit, nous manque enfin. Alors, les ceusses qui sont actifs, comment faites-vous ?


Ces réflexions me viennent en ce dimanche matin brumeux et froid où même les oiseaux se sont tu qui hier encore marquaient leur territoire en trilles conquérantes. On ne voit rien, du coton tout autour et le pâle soleil qui vient d’apparaître aura du mal à éclaircir la situation. Je n’ai pas encore mis le nez dehors, le matelot s’est remise au lit, sous la couette, avec un livre (je ne vous dis pas l’heure qu’il est !). Elle a bien raison car demain, boulot, boulot, c’est le départ ! Direction Abbeville en trois étapes. Mais je m’inquiète : trouverons-nous le temps ? 

Corbie sous le soleil

Si, si, v'là l'printemps !

La même vue que là-haut sous le soleil du soir.



Le panorama depuis la falaise.

jeudi 7 avril 2016

illusion ?

Edgar Morin, dont je viens de finir Où va le monde ? (à recommander sans restriction ; je le prête en eBook sur demande) a sans doute raison qui écrit : La plus grande illusion est de croire connaître le présent parce que nous y sommes.
Bien.
Mais quid du passé ?
C’est justement la question que nous nous posons ces jours-ci : Dans notre passé fluvial, avons-nous connu printemps aussi mauvais ? Dans notre mémoire la réponse est non, mais n’est-ce pas une grande illusion de croire se souvenir du passé parce que nous l’avons vécu ?…
Froid, venteux, pluvieux, grêleux, avec certes quelques intervalles ensoleillés entre deux cumulus, mais ce printemps n’incite pas à la vie en plein air. Comme remarque insidieusement l’équipage : « Heureusement que nous ne naviguons pas ! ».
En effet, la question centrale se pose toujours : notre troisième tentative pour arriver à Saint-Valéry-sur-Somme sera-t-elle couronnée de succès ? Voici l’état de la question : Le faucardage à notre ouest ne se pratique qu’après Abbeville. La navigation étant ouverte sur la Somme depuis le 1er avril, nous pouvons quitter Corbie et avancer jusqu’à cette étape-là qui connaît déjà des activités ornithologiques, spécialité de la région au printemps. Ainsi, dès le faucardage terminé, le 15 du mois, nous pourrons continuer la route jusqu’à notre but. Mais l’avis à la batellerie interdisant la navigation pour cause de faucardage étant en vigueur, le personnel qui s’occupe des écluses ne peut être d’astreinte et la navigation le samedi et dimanche est interrompue, – jusqu’au 15.

Nous pensions partir de Corbie jeudi et rejoindre Abbeville en trois petites étapes, mais si c’est pour rester coincés sur une halte au milieu de nulle part pendant le week-end, autant rester ici, d’autant plus que la météo a annoncé, avec raison, quelques jours particulièrement venteux. Donc, en résumé, nous partirons lundi.

Marcher sous l'averse, plaisir printanier.

M. et Mme Pinson. Monsieur est là-haut, plein de couleurs.
En attendant, balades entre deux averses, balades sous une averse, comptage des chiens en promenade, papotage avec leurs maîtres, nourrissage d’un couple de pinsons, petit bricolage, lecture, écriture, un peu de radio, un peu de télé (en pointillé, par WI-FI), un film enregistré parfois le soir (dont deux navets deux soirs de suite)… La vie continue.


Pour finir sur une note optimiste



dimanche 3 avril 2016

300 mètres

Une si belle plante, dommage qu'elle soit envahissante. 
Environ 300 m, c’est le trajet parcouru par l’Ivanka le 29 mars au matin. Nous sommes revenus à la halte du camping parce que l’environnement y est plus agréable, que nous pouvons prendre de l’eau et que le camping lui-même ouvre le 1er avril. 

Le premier avril, comme le canal… officiellement. Il paraît que c'est la myriophylle qui envahit tout. Il faut donc la faucarder. Ce qui fait que nous sommes coincés jusqu'au 15 avril sans doute. Mais nous verrons s'il est possible d'aller jusqu'à Abbeville, dernière étape atteignable avant la date d'ouverture. Nous verrons.

En attendant, les bateaux, c’est comme les maisons : quand on les abandonne quelques mois, il y a toujours quelque chose qui cloche au retour. Hier soir, la pompe à eau qui redémarre deux fois de suite : fuite dans le pic avant. Je coupe la pompe pour pouvoir dormir tranquille. Le lendemain, je remets la pompe en route : pas de fuite visible…

Soleil de printemps ?…

Le lendemain à midi, soudain la radio se tait : plus de jus ! Alors que nous avons fait tourner notre générateur et chargé les batteries à 100 %,  hier. Aïe ! serait-ce le signe qu’elles vieillissent – elles-aussi ? Nous les avons achetés en août 2008. Sept ans et demi, il paraît que c’est une bonne durée de vie pour ces petites (lourdes) choses. Rechargées de nouveau aujourd’hui grâce au générateur (économique, efficace), nous attendons de voir si la chose se reproduit. Ce matin, nous surveillons nos batteries, bien sûr. Or les réparateurs viennent remettre en route les bornes eau/électricité de la halte. Il les règlent et nous invitent ensuite à profiter de la période gratuite qu’ils ont installés. Nous verrons donc les batteries demain. Coïncidence ? Le jour où les batteries nous lâchent, le soleil sort des nuages…Et le voilà qui chauffe (si, si) au point de nous donner l’impression que le printemps est là, parce que ce matin il ne faisait que 3° C dehors… 

Le lendemain, pluie, grisaille… Cela n’empêche pas les habitués à se promener. Certaines ne ratent pas un jour. Il y a Liliane et a chienne joueuse qui se précipite, son jouet en plastique dans la gueule, vers tout individu susceptible de le lui jeter au loin. Elle vous regarde fixement, la queue en balancier et gémit doucement comme si elle pensait : « Bon, celui-là, il va comprendre ? ». Il y a la dame en rouge et rose qui s’arrête toujours au pied du même arbre, l’enlace et y puisse des forces qui la ressourcent. 













Il paraît que la région a changé de nom et que nous sommes dans les Hauts-de-France. Moi je trouve le nom plutôt joli. Mais ce n’est pas certain que le français y soit la langue officielle : Ce matin, dimanche, nous sommes allés à une « rèderie », c’est-à-dire un vide-grenier. Et je n’ai pas trouvé de quoi la rue de l’Acaterie est le nom…


mercredi 30 mars 2016

Arrivés !

Le séjour à Paris s’est découpé en deux parties : 

- La première, touristique,  pendant laquelle nous avons apprécié le nouveau Musée de l’Homme, les impressionistes  au musée Jacquemard-André et le peintre Desvallières ainsi que l’exposition permanente du Petit Palais et quelques marches dans Paris pour profiter d’un soleil léger et revoir la Seine et ses bateaux
- La deuxième, domestique, le capitaine l’a passée sous la couette à couver un microbe agressif : yeux rougeoyantss, nez coulant, gorge irritée, toux sèche… pendant que le matelot/infirmière prenait son mal en patience.

Mais aujourd’hui tout va mieux. Nous sommes allés de Port-Marly où nous résidions chez l’amie Edel jusqu’à la Gare du Nord. Nous avions de quoi manger et hésitions, car le temps est encore un peu frais : allions-nous sortir de la gare ou rester à attendre notre train dans une salle d’attente ? Nous avons bien fait de sortir, nous aurions raté ça :

C'est une œuvre d'art
Avouez que ç’eut été dommage… 
Pardon ? Vous voulez connaître le nom de l’auteur de cette chose ? Si vous y tenez… en agrandissant la photo, vous pourrez le lire sur le socle.

Donc, après un rapide tour dehors nous sommes retournés à l’abri de la gare où j’ai trouvé la preuve que le fossé entre générations n’est pas si grand qu’on le dit.

Non, ce n'est pas son grand-père.
Sans histoires, sans retards, sans rien à dire, nous sommes arrivés à Corbie où l’Ivanka nous attendait patiemment, un peu plus sale qu’avant l’hiver, mais toujours pimpante sous ses bâches hivernales. On a replacé le tuyau du poêle et c’est reparti. Première nuit à bord. 




jeudi 24 mars 2016

Nous sommes (presque) partis !

Le mois : mars.
La direction : le nord.
Le but : la Somme et sa baie.

Ça n’a l’air de rien comme ça, mais c’est plus difficile à faire qu’à écrire.

En effet, nous avons bien quitté la Dordogne à temps, mais… les nuages s’amoncellent sur l’Ivanka : elle est coincée. Elle est coincée à Corbie d’où elle ne pourra repartir que lorsque les travaux de faucardage effectués sur le canal seront terminés. Faucarder, c’est couper les herbes et les algues qui poussent dans l’eau et qui peuvent créer des problèmes de navigation dans une rivière ou un canal . Le canal de la Somme qui devait ouvrir au 1er avril ne sera peut-être pas prêt à cette date-là. 

Nous avons donc décidé de rester quelques jours à Paris : balades, musées, temps frais mais beau, métro ou bus aux heures creuses, quelques colis suspects seulement dans le métro, cinéma, la vie parisienne de touristes, quoi. 


Mais ça ne durera pas, promis.

P.S.- L'image de l'en-tête est de Monet.

jeudi 5 novembre 2015

fin du séjour

Évidemment, pour me contrarier, parce que j’ai dit que les matins étaient chaque jour plus brumeux que la veille, les deux derniers jours de notre séjour à Corbie commencèrent par un matin glorieux. Le dernier jour était même annoncé par la météo comme pluvieux et venteux. Bien sûr, il n’en fut rien et nous avons pu, sans problèmes, remettre l’Ivanka  à sa place, entre deux bateaux au pied des silos de Corbie.

Ça vaut la peine de se lever !
Tout ce qui doit se faire pour retrouver le bateau en bon état l’an prochain a été fait. En plus nous avons recouvert la bâche du cockpit qui commence à montrer des signes de vieillesse d’une toile qui la protégera des rigueurs hivernales. Comme on était bien parti, on a recouvert aussi le roof de la cabine. 

Alain, du Peter Pan, notre voisin idéal, a vendu son bateau, mais le nouveau propriétaire saura quoi faire pour garder un œil sur la petite armada qui dort le long du quai. L’équipage du Sillage, qui est juste devant nous, quitte aussi son bateau pour l’hiver. Bonne idée : ils ont prévenu la gendarmerie qui fera ainsi des rondes plus précises dont nous profiterons. 


Bon hiver à  Corbie, Ivanka !
On descend les pavillons, signe que l’équipage quitte le bord et Alain, toujours lui, nous emporte jusqu’à la gare dans sa belle voiture. Merci à lui et Fabienne (la sienne, pas la mienne) pour leur gentillesse et bonne chance pour leur nouvelle vie !

Nous n’aurons pas battu de record pendant ce séjour, ni dans un sens ni dans l’autre. En effet, si nous n’avons pas fait plus de 30 km (aller-retour Corbie-Amiens) nous avions fait beaucoup moins au printemps à Épinal parce que les écluses étaient encore en travaux. Cette fois, nous aurions pu en faire plus, mais l’information nous a manqué. On nous a dit que le canal fermait à la fin de la saison, fin octobre et nous avons compris que la circulation cessait, alors qu’en fait, si on prévient le service du canal, on peut très bien naviguer à l’exception des week-ends. 

Nous nous sommes régalés quand même, la vie sur un bateau étant différente de la vie daterre, et la prochaine fois nous essaierons de faire mieux !


Au revoir Ivanka. On se retrouvera en mars prochain.