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vendredi 5 avril 2013

Uckange > Sierck-les-Bains


     Sincèrement, on en a marre !
     Du froid et du vent. Du vent et du froid. Du vent froid.
     C’est là qu’on réalise que nous avons eu de la chance les années précédentes à naviguer pendant un temps printanier, agréable et doux.
     Mais bon, on ne peut pas gagner à tous les coups.
     Donc, on se les gèle !
     Nous avons continué à descendre la Moselle en direction du Luxembourg où nous arriverons demain.
     À Uckange, village où est né mon père et où il est enterré, je suis passé au cimetière et, surpris, ai découvert sa tombe (en commun avec ses parents et un de ses frères) juste à droite de l’entrée.
Ce village d’Uckange, dont je n’ai que de vagues souvenirs d’enfance, a complètement changé et je n’ai rien reconnu. Où sont les collines de minerai de fer jaunâtre ? Où sont les wagonnets aériens qui se promenaient au-dessus de nos têtes jour et nuit pour apporter ce minerai ? Où sont les crassiers qui, la nuit, jetaient des lueurs de feu d’artifice ? De l’usine où mon père racontait fièrement qu’il avait été comptable et où son père était « casseur de fonte » (vous imaginez un métier pareil ?) il ne reste qu’un haut-fourneau transformé en musée. 
      Après une nuit rythmée par le passage d’énormes péniches qui ne s’arrêtent jamais, nous avons fait un saut de puce jusqu’à Sierck-les-Bains.
     Sierck-les-Bains ? Pourquoi les bains ?…
     Merci d’avoir posé la question.
En tout cas, ils ne veulent pas de visiteurs fluviaux : Possédant un très long quai en béton accueillant de loin, on découvre en s’approchant qu’à 55 cm sous l’eau il existe une marche en béton d’1 m de large ! Avec les énormes  péniches qui naviguent constamment sans ralentir, on imagine que beaucoup de bateaux vont talonner s’ils s’amarrent à ce quai. Bienvenue à Sierck !
Nosu avons trouvé un système à la branquignole pour éviter ça, en nous amarrant sur les pontons du bateau-promenade qui hiverne encore (tu parles !). Mais bon, c’est dommage, parce que l’accueil à l’office du tourisme est chaleureux.
Et nous alors, on passe où ?

Restes d'Uckange.

Amarré loin du quai pour éviter de talonner !


lundi 1 avril 2013

Pas d'un fil.

Regardez bien : le dessus du roof est GELÉ !…


Une vue de Pont-à-Mousson depuis le port sur l'autre rive.


     C’est comme si nous n’avions pas bougé !
    Partis ce matin à 09 h 45 – un matin gelé, si froid qu’on a cru ne pas pouvoir remplir le réservoir d’eau – de Pont-à-Mousson, nous sommes arrivés à 13 h 30 à Metz, après avoir croisé d’énormes péniches chargées jusqu’au pont et toujours  très impressionnantes.
     Le vent conjugué au froid n’a pas amélioré la température et j’ai bien cru que le matelot allait se plaindre. Mais non. À l'arrivée, une bonne soupe thaï nous a réchauffé le centre. Et quand le centre est chaud…
     Nous nous retrouvons à la même place sur le même ponton où nous étions amarrés en automne, à côté du même bateau hollandais à vendre. Comme si nous n’avions pas bougé, vous dis-je.
     Malgré le froid les Messins se promènent : le soleil brille !

     Et ils ne sont pas frileux, les Messins : même au soleil il ne fait pas trop chaud ! Mais le printemps, c'est le printemps, on ne discute pas !



Le jour s’est terminé par un vent fort et un ciel sans nuage : il va geler encore. Mais Fabi a vu notre première hirondelle.

dimanche 31 mars 2013

C'est un signe ?

Non !… c'est une cigogne !
Une cigogne en Lorraine, on rêve !…

Nous restons à Pont-à-Mousson aujourd'hui. On dirait que plus il fait beau (grand soleil) plus il fait froid… Mais demain nous partirons, direction Metz. À moins que le vent s'y mette aussi, pendant qu'on y est.
Inch Allah, comme ils disent.

Le soleil fait sortir les fleurs et la lessive !

vendredi 29 mars 2013

Ça y est !



29 mars

Premier jour printanier : nous sommes partis !
Enfin, quand je dis printanier, c’est par comparaison aux jours précédents, parce que ce matin il faisait quand même −3°  et le pont du bateau à couple de nous était gelé et glissant. Mais bon, une fois partis, sans un souffle de vent, le temps idéal pour naviguer en rivière, tout allait mieux : le soleil — oui, le-so-leil ! — s’est enfin montré, nous avons croisé des hérons et une aigrette, nous avons un « barrage de louettes (!) et nous n’avons pas attendu aux écluses malgré deux commerces montantes dont une énorme (135 m x 11,45 m) ; enfin, nous avons fait d’une traite Toul Pont-à-Mousson que nous avions fait en deux jours l’automne dernier. 
Ah ! ben nous c’est comme ça : quand c’est parti, c’est parti !…

Mais demain : repos !

Des grosses comme ça, c'est tous les jours sur la Moselle !

Un barrage de mouettes !… vous avez-vus "les oiseaux" d'Hitchcock ?…

Et pas timides du tout !…




dimanche 24 mars 2013

printemps ?


(23 mars) La température ne veut rien entendre. Elle ne se relève pas et montre même une nette tendance à descendre, comme si elle était déjà fatiguée ! C’est ça le réchauffement climatique ?
On sait que si les bouleversements qu’on craint se concrétisent, les courants marins risquent de devenir fantaisistes et si le Gulf Stream décide un jour d’aller voir ailleurs, nous risquons de connaître des saisons du genre du Québec en hiver, ou même pire, de ces pays où la neige commence à fondre à Pâques…
l’Ivanka est prête à partir et donne parfois l’impression de tirer sur ses amarres comme pour nous dire : Allez, allez, on y va !… Mais non, c’est une freycinet qui sort de l’écluse amont, majestueuse dans sa lenteur, et qui lui fait un petit coucou moqueur en passant. 
Patience, on va y arriver. À partir.



jeudi 21 mars 2013

le 21 mars


     Aujourd’hui le soleil est passé au point vernal, du sud de l’équateur au nord : c’est le printemps pour Fabi, le nouvel an pour Pierre. Pour marquer l’événement nous sommes allés au restaurant. 
     Sinon, la routine de la mise en route par des gens qui ne sont pas pressés et qui ont des livres à lire ; et quand on lit, on ne fait rien d’autre ! Les vacances quoi. 
     Le temps calme et plutôt agréable d’aujourd’hui nous pousse à parler de départ, mais la date n’est pas encore fixée, surtout que la météo…

C’est peut-être bien le printemps mais on dirait qu’on a oublié de le lui dire, au principal acteur de la pièce !

mardi 19 mars 2013

18 &19


Hier, nous avons voyagé.

On s’est levé plus tôt. On a déjeuné plus vite. On s’est préparé sans traîner. On est sorti dans le froid du petit matin, on a marché vite et pressés… C’est les vacances qui commencent !

Sans vouloir être mauvaise langue, le Paris-Toulouse ayant à Limoges 5 mn de retard seulement, nous sommes arrivés à Paris avec un retard de 28 mn. 
Nous avons donc raté notre correspondance, qui l’avouerais-je, était un peu ric-rac. Notre TGV est parti sans nous. Après deux heures d’attente au buffet de la gare de l’Est devant un café gourmand au prix inversement proportionnel à sa taille, un TER nous a menés jusqu’à Toul. 

Partis à 8 h 00 nous sommes arrivés à 20 h 00. Faites le compte : hier, nous avons voyagé.


Il y avait quand même du monde sur le quai.
Mais où sont-ils passés ?

























L’Ivanka nous attendait sagement à couple d’un gros bateau néo-zélandais, le Whioo (qui doit se prononcer voyou). Le radiateur électrique avait fait son travail. Mais après une rapide soupe en sachet chaude, nous nous sommes mis au lit avec un livre et… je me suis réveillé ce matin, sur l’eau ! Ah !… Comme déjà dit, pour moi une étendue d’eau le matin équivaut à une araignée du soir !…

19 mars

Cette journée je vais vous la faire brève : nous sommes en mars classique et traditionnel. Giboulée, soleil, giboulée, giboulée.

vendredi 15 mars 2013

Aux impatients qui s'impatientent…

À tous ceux qui ont trouvé
que l’hiver fut sombre et long.
À tous ceux qui ont manqué de lumière,
de chaleur et d’optimisme.
À tous ceux qui dépriment,
qui ne croient plus que ça va finir,
ni que les choses iront mieux,
ni qu’il va arriver, — enfin !…
… Apprenez la bonne nouvelle :
ils se préparent,
ils sont prêts,
ils y vont.
Aussi sûr que la première hirondelle,
que le vol des grues vers le nord,
que les jonquilles délurées,
que les violettes transies,
que les prunus nivéens
et avant même le changement d’heure :
Nous prenons le train lundi 18 mars pour rejoindre l’Ivanka :
Oui, c’est sûr maintenant, plus de souci à se faire :

le printemps arrive !

        À bientôt !