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mardi 25 mars 2014

Dommage Chalon

     Toujours se fier à sa première impression, c’est ce qu’on dit, n’est-ce pas ? 
     Eh bien, disons-le franchement, la première impression quand on arrive dans le port fluvial de Chalon-sur-Saône n’est pas bonne. De loin, un signal rouge vous indique que quelque chose ne va pas. Souligné d’un panneau rectangulaire, bandes rouge, blanche, rouge, qui signifie Passage interdit, confirmé par un panneau sur lequel, en s’approchant, on peut lire : Attention, l’enceinte du Port de Plaisance (sic pour les majuscules) est réservée aux abonnés. 
      On se sent accueilli, quoi.
     Détail curieux, alors que la version allemande commence, comme il se doit, par un vigoureux Achtung, etc, la version anglaise qui suit dit : Attention please. Pourquoi l’auteur de ce placard s’est-il senti obligé d’être poli avec les seuls anglophones ? Va savoir, Édouard.
     Quoi qu’il en soit et néanmoins, on doit reconnaître que l’accueil n’est pas chaleureux.
     Amarrés à un ponton miteux indiqué Visiteurs, nous allons découvrir que les tarifs d’escale sont rédhibitoires : 14 € juste pour s’amarrer, et l’électricité en plus. Et encore, nous sommes hors saison. sinon, pour notre petit 14 m, ce serait 23 €, électricité toujours en plus… Accueil, accueil… et ce n’est pas le sourire gêné du capitaine, employé municipal de service, qui peut rétablir la situation. Le pauvre, que peut-il nous dire d’autre que, non, il n’entend jamais de remarques.
     Dommage, la ville semble agréable, le port bien placé, le personnel du port que nous avons rencontré charmant, mais le conseil municipal (c’est lui qui délibère des tarifs) doit se dire : moins il y a de passage, moins il y a de problèmes ; ou bien : tous ces yachtmen doivent être pleins aux as et n’ont qu’à raquer ; ou bien : une fois qu’ils sont arrivés, ils ne repartent pas de suite, profitons-en pour leur tirer un peu d’argent, ou je ne sais quoi. Mais on se sent un peu frustrés et, n’étant pas des yachtmen, ni des Américains d’avant la crise, ni magnats du pétrole ni propriétaires de grande surface (je pioche au hasard dans mon chapeau), nous n’avons pas pris d’électricité en plus et nous ne sommes pas restés plus d’une nuit.
     Dommage.

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