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mercredi 23 mars 2011

Un démarreur qui crache et un capitaine qui tombe… malades !

Mais commençons par le commencement. (Ouaaah ! le suspense !…)
Un rappel pour ceux qui nous croient en vacances…


Dès le 15 mars, jour où les VNF ne pouvaient plus nous refuser le passage (dixit la subdivision)  nous sommes entrés dans le port de Migennes et notre voyage a vraiment commencé. N'imaginez pas un port maritime avec fouillis de grues et de mâts, de containers et de dockers infatiguables et grandes gueules. Le port de Migennes est un grand rectangle d'eau, avec dans un angle de grands bateaux blancs en fibre de verre, des locations, qui font pendant à une troupe de mouettes réfugiées ici pour l'hiver. Des canards et des cygnes. Point. D'ailleurs, pour nous, Migennes restera surtout des grandes surfaces bien pratiques et l'office de tourisme où règne Valérie, avec compétence, serviabilité et surtout sourires. Grâce à elle nous avons pu avoir régulièrement des contacts internet dans un environnement chaleureux. Merci Valérie !

Nous sommes le premier bateau à remonter le canal de Bourgogne de la saison 20211. Certains éclusiers ne croyaient même pas que la saison était ouverte, c'est vous dire si nous sommes printaniers ! Mais nous ne pouvons pas vous refuser de passer l'écluse !
- Mais c'est vous qui choisissez votre heure de départ.
- J'espère que les éclusiers vous traitent bien ? (ça, c'est le chef d'équipe).
- Et vous allez jusqu'où ? 
- Et vous repassez quand ? 
- Et vous en avez un beau bateau ! Etc. etc. 
Il ne manque que la fanfare sur le quai d'arrivée pour faire ambiance La Remontée du Mississipi, à la MarK Twain. Tous les copains de Tom Sawyer et de Huckleberry Finn apprécieront.

Migennes, Saint-Florentin, Tonnerre. Avancée sans problème dans un paysage connu-inconnu puisque la dernière fois que nous le vîmes nous étions au mois d'août.
La dernière fois, le feuillage du port de Tonnerre nous parut trop épais !…
Depuis quelques le capitaine commençait à ressentir les effets pernicieux d'une infection maligne qui le terrassa à Tonnerre. Les conditions météos subitement dégradées, la présence d'un hôpital et un amarrage tranquille nous on convaincus : nous resterons là trois jours (en plus, ça arrange les éclusiers !).

dimanche 13 mars 2011

Voici la Syonne dans la traversée de Lutèce. Au premier plan, quelques cadenas,
gages d'éternelles amours touristiques.

En attendant l'ouverture du canal, nous avons décidé d'aller à Paris jouer les touristes pendant deux jours. Comme il faisait beau, au sortir de la gare de Bercy nous sommes partis à pied, le long de la Seine. Puis, remontant le port de l'Arsenal sans y reconnaître un seul bateau connu, nous sommes allés jusqu'à la Place des Vosges où je voulais découvrir une exposition de peintures exposées dans une des nombreuses galeries du lieu. Ce n'était plus le même peintre, les bateaux étaient moins pittoresques à mes yeux, mais c'étaient de belles peintures quand même. Dans l'après-midi, après cette petite mise en bouche, nous souhaitâmes voir l'exposition sur les paysages romains du 17e siècle proposée au Grand-Palais. Superbes peintures peu connues, juste assez de monde pour que ce soit vivant sans être dérangeant. Pour illustrer ce blog j'ai tenté de prendre quelques photos avec l'iPhone mais très vite un gardien m'a sermonné en me faisant les gros yeux : interdites, les photos sont interdites ! Elles étaient toutes floues d'ailleurs mais je n'ai pas acheté de cartes postales pour autant.
Zut ! on n'en connaît pas un ! ;-( … On a cherché à quelle place on se mettra
le jour où nous viendrons passer quelques temps à Paris.

Même petit on s'méfit à Paris !

Aaaaah ! Un escalier comme ça sur Ivanbka, mon rêve !

    Nous nous sommes lancés ensuite dans l'escalade des Champs-Élysées. Étonnants trottoirs plus larges que bien des boulevards et noirs noirs de monde. Épuisés par ces longues marches et ce bruit constant, nous avons quand même passé une belle journée.
    Le lendemain nous sommes allés au musée du Luxembourg pour y admirer les peintures de Cranach. Peintures de petit format, foule serrée plus que sur les Champs-Élysées, les conditions étaient moins agréables. Et je trouve que ce genre de peintures s'apprécie tout autant dans un livre avec de belles reproductions. Non, je n'ai même pas essayé de prendre en photo interdites, d'autant moins que Fabi me fit remarquer que les robes étaient toujours les mêmes et que c'était le même collier qu'on voyait reproduit partout !
    Après être tombés par hasard dans un restaurant néo-zélandais – non, nous n'avons pas choisi le steack de kangourou et la cuisse de kiwi n'était pas au menu – nous avons continué à pied jusqu'au Louvre, où la pyramide est toujours aussi belle, pour nous jeter à corps perdu dans la modernité d'un Apple Store !
    Eh bien, croyez-le ou non, nous étions heureux de revenir à Migennes et de retrouver noter petit havre flottant.  Fa-ti-gués !

mardi 8 mars 2011

Premiers jours à Migennes

Un voyage de neuf heures (en comptant le changement de gares) c'est un voyage de neuf heures. Arrivés à bord d'Ivanka qui nous attendait avec impatience (si, si, elle avait même branché l'électricité) nous avons rapidement retrouvé nos marques et, comme dit le matelot, c'est comme si on n'était pas partis !


 
Et ne croyez pas qu'on sourit parce que c'est drôle : c'est pour la photo !…


Malgré tout, le temps de trouver les bons réglages, les bonnes prises sur le quai (certaines sautent pour un rien, d'autres non), les premiers matins furent frais… mais tout finit par s'arranger.

On nous rappelle rapidement que la VNF n'est pas une administration peuplée d'excités. Comme certaines écluses sont en chômage sur le canal de Bourgogne (c'était prévu et annoncé) Les cent premiers kilomètres du canal, qui nous séparent des dites écluses, sont… fermées aussi, – en attendant ! (le contraire est annoncé sur la carte officielle des chômages…). De plus,  on a fait une erreur,  dit le responsable, dans l'avis à la navigation on a mis qu'on n'ouvrait que le 25 mars, mais on ouvre le 15 ! Alors tous les bateaux qui se présenteront le 15, on les prend.
 
Chouette !…

En attendant on prépare Ivanka pour le grand voyage, 215 km jusqu'à Dijon. Niveaux à revoir, réserves à faire, lessives à sécher, etc. etc. On vous le répète et on vous le répètera encore : c'est pas tous les jours qu'on rigole, parole !…




 
Nous retrouvons Julie, notre oie solitaure qui joue au Rantanplan :
je les connais ceux-là, mais d'où…

Elle ne s'est pas ennuyée cet hiver, avec toutes ces copines !

 Tenez, pour le poêle à mazout on a besoin de fioul (eh ! oui, c'est comme ça). Mais bien sûr, 100 ou 120 litres de fuel, personne ne voudra vous les livrer. En plus Ivanka est à couple d'autres bateaux, en quatrième position, donc trop loin du quai. Pour faire l'histoire courte, il faut transporter six bidons de 20 l, à la main forcément, descendre avec l'un du quai sur le premier bateau, enjamber le bastingage, poser le bidon sur le deuxième bateau, refaire la manœuvre pour le deuxième bateau, puis ce sera pour le deuxième bidon… vous avez compris le topo… Heureusement que l'hiver on n'oublie pas de s'entretenir et de faire un peu d'exercice pour éviter les courbatures.
     Ça me rappelle l'époque lointaine où je vivais dans une maison chauffée au bois. Le camion-remorque apportait ses stères et stères et stères de bois en 1 m de long (taille de la chaudière, une erreur !) les déposait sur la rue et… je passais  le reste de la semaine à rentrer le bois à la brouette. Exercice…


 En parlant d'exercice : Soit 6 bidons de 20 l. Soit quatre bateaux. Si un bidon doit faire deux mouvements pas bateau, calculez combien de kg  j'ai soulevé. On estimera le poids du fioul à celui de l'eau, et on oubliera le poids du bidon vide.

jeudi 24 février 2011

Démangeaisons

Le printemps n'ayant jamais été si proche, les démangeaisons sont de retour.
Non ! pas les allergies, les démangeaisons : Ivanka nous appelle, l'eau nous cligne, les canards nous cancanent, les hérons nous huent, la Julie nous cacarde, la cigogne nous claquette, les roitelets nous zinzinulent, la palombe nous coucourège, le ragondin nous chicote… bref, vous l'avez compris : on y va !…
Départ et arrivée prévus le 3 mars. Programme : le canal de Bourgogne dans toute sa longueur, mais attention !… ceux qui nous suivent le savent : Sur un bateau on ne sait pas quand on part on ne sait pas quand on arrive. Ni où !

À suivre !

dimanche 2 janvier 2011

mercredi 10 novembre 2010

Quelle chance !

Avec le mauvais temps général qui affectait tout le territoire,: pluie violente, vent en bourrasques, des rouleaux énormes sur la côte atlantique… nous n'avons reçu que trois gouttes sur la tête en dix heures de voyage !… Quelle chance !

Oui, voilà, ça y est : nous sommes de nouveau des gens daterre. Nous ne verrons plus de hérons nous souhaiter le bonjour au petit-déjeuner, l'oie ne viendra plus quémander sa tranche de pain, les cygnes ne cogneront plus contre la coque pour signaler leur présence, l'eau ne frisera plus sous la caresse de la brise, les nuages ne se mireront plus dans la rivière pour créer des spectacles époustouflants… enfin, tout cela se fera sans nous…

Auxerre, Migennes, Joigny, Sens, Joigny, Auxerre, Migennes,… on vous a sans doute donné l'impression de tourner en rond cette fois-ci. Impression tout à fait justifiée !… D'abord nous ne voulions pas nous éloigner trop, ensuite la pénurie de carburant nous a encouragés à la prudence. Mais bon, le bateau c'est le bateau, la rivière c'est la rivière, l'écluse c'est l'écluse et c'était très agréable quand même.Quelle chance nous avons !
    Et nous espérons faire mieux la prochaine fois ! Nous espérons même sortir de la Bourgogne !… mais ce ne sont que des projets et, en bateau, souvenez-vous, on ne sait pas quand on part, on ne sait pas quand on arrive, - ni où !…
    En attendant, une petite galerie de photos qui n'ont pas trouvé place dans les blogs précédents.
    À bientôt !



 ça c'est pour faire rire les Périgourdins… à ce prix-là…






un bel if
 








Toujours émouvant de découvrir un artisan d'art…                                          
 


Beau tableau, beau cadre…






 Les grands espaces icaunais (celui qui sait ce que ça veut dire gagne un abonnement d'un an !)












Un village bourguignon. Remarquez comme la rivière est belle et vaste. N'oubliez pas que c'est elle qui devrait passer à Paris !








L'ami Peter, l'homme qui n'a jamais habité dans une maison… 
d'où, sans doute, ce regard lointain posé sur l'horizon…













Deux des nombreux couchers de soleil
qui nous laissent toujours pantois…

Une paire de bottes qui laisse pantois zossi…

Voici la belle Ivanka endormie, attendant d'être éveillée
par le couple charmant qui la retrouvera au printemps prochain…Snif !…

À bientôt, hein ? Promis ?…
Mais oui, Julie, c'est promis, nous reviendrons !

samedi 6 novembre 2010

Monéteau






Ces deux photos n'ont que quelques jours de différence !


 Eh oui ! Il y en a qui friment !


 Ah ! bien sûr, si t'aimes pas les chrysanthèmes !…


 Des toits et des carillons. Ménoteau.

Finalement, nous nous sommes dégonflés. Aussi agréable que soit le parc de l'Arbre sec pour s'y amarrer, il n'est pas loin du stade… nous arborons un pavillon hollandais puisque l'Ivanka en est, la nuit le coin est plutôt sombre… et le foot ne nous intéresse pas du tout, mais alors pas du tout. Donc nous avons quitté Auxerre pour une petite route vers Monéteau, la banlieue peut-on dire.

Enfin un village qui nous semble agréable, dynamique, vivant ! Jusqu'à maintenant les villages bourguignons semblaient, à nos yeux de traversiers, vivoter, pérécliter parfois, tranquilles toujours et, aux yeux de Périgourdins habitués à l'invasion estivale, symbolisés par cette affichette plusieurs fois aperçue à la façade de restaurants : «fermé jusqu'à la fin du mois d'août »…
    Ici, les restaurants, même vieux et d'apparence fermée affichent : « ce soir, couscous maison » !… Bien sûr, en novembre, il bruinait breton, pas idéal pour prendre des photos et vous ne verrez pas les grandes places, les perspectives bien dessinées, les beaux bâtiments, la mairie imposante (école de filles / école de garçons), mais croyez-nous sur parole, un village où l'on a l'impression qu'il fait bon vivre.

Nous avons continué à descendre l'Yonne une fois de plus. Ce qui est bien c'est que le paysage est différent quand on regarde d'un côté puis de l'autre et, surtout, en cette saison les feuilles changent de couleur tous les jours et une semaine fait une énorme différence.

Amarrés de nouveau à Laroche-St-Cydroine sous un ciel de science-fiction, nous irons terminer le voyage samedi au chantier de Migenne.

C'est sûr ? c'est un nuage ? Pas une soucoupe ?

Retrouvé l'agréable accueil de l'office de tourisme de Migennes d'où je peux tranquillement faire ce blog. Le temps est gris, l'air frais… bouuuuh ! ça sent la rentrée !

mardi 2 novembre 2010

L'Abre sec et le Silex

Le « port » du parc de l'Arbre sec

Je sais, je sais, y en a des qui croient que nous vivons comme des sauvages, dans la nature, entourés de végétation exubérante, d'animaux sauvages, mangeant cru avec parfois un morceau de sanglier cuit au feu de bois allumé à l'arc… Eh ben non !

Nous sommes toujours entourés de civilisation, de pollution, de bruits,  et, ici, au parc de l'Arbre sec d'Auxerre, de joggueurs, de pêcheurs et de chiens qui crottent et trottent. Les cygnes et les canards sont presque aussi sauvages que des animaux de ferme : dès qu'ils voient un être vertical ils s'approchent en quête de pain… et la vie culturelle est très développée.

Hier soir, pour changer un peu d'ambiance, nous sommes allés à la soirée organisée par le Jazz-Club d'Auxerre à la Maison des Musiques (=Le Silex), juste de l'autre côté du pont. Une bonne chanteuse brésilienne (Catia Werneck), un excellent pianiste (Vincent Bidal), un bassiste très brésilien (Aceline de Paula) et un batteur pas trop encombrant - c'est un compliment ! (Nicolas Viccaro) : une chaleureuse soirée bien agréable, « sympa » comme dit Fabi.
 


Suspense pour demain : Il y a un match de foot entre Auxerre et une équipe hollandaise. Interdiction de vendre de l'alcool dans toute la ville ! Ce n'est pas pour ça que tout le monde sera à jeun… Et le stade n'est pas loin du quai où nous sommes…

Halte à Gurgy

Là, vaut mieux pas…
 Une belle halte engageante…







Peut-être faudrait-il dire « Bof à Gurgy » ?
Gurgy est une jolie halte mais il vaut mieux être indépendant, vu les prix de fourniture de l'électricité et de l'eau, ils prennent les bateliers pour des Amerloques d'avant la crise !… De toute façon, la saison est finie et tout est fermé. Tout, sauf, au cœur du village « l'hôtel-restaurant de la rivière », qui semblait appétissant… Qui semblait. Abstenez-vous : c'est cher et mauvais. Seule la serveuse est agréable.

Nous sommes partis pour Auxerre. Arrivés le 30 octobre.

***   ***   ***   ***   ***

Nous venons de recevoir, après un an et demi, cette réaction signée S.F. Comme je n'ai pas d'adresse pour répondre, je la publie telle quelle ici, suivie de ma réponse. Elle est aussi disponible à la date d'e réception (28 février 2012).

Je tiens à dire que cela se voit que vous n'êtes pas de fins gourmets car moi j'ai mangé là bas et rien n'était a redire, le prix n'est pas excessif et l'on mange mieux que dans des buffalo grill, campanile et tout ce qui s'en suit si c'est ça vos critères de comparaisons(ce qui au passage ne devraient pas avoir lieu d'être puisque se sont des chaines et non des indépendants).Dans c'est cas là rester dans votre bateau a manger pain pâté et saucisson au lieu de faire des commentaires désagréables. S.F

On sent quelqu’un d’énervé. Pourtant, je l’assure que je me souviens encore, après si longtemps, de la déception que nous avons ressentie ce jour-là. Alors  que dire ?
    D’abord, je jure, croix de bois croix de fer, que je n’ai jamais mangé dans un Campanile et si on m’a invité une fois dans un Buffalo grill, le souvenir que j’en ai c’est qu’on n'en attendait pas plus : ce qui est déjà bien, soit dit en passant.

    En revanche, le Restaurant de la rivière, on nous en avait parlé en bien, la salle était bien occupée par des gens qui semblaient être des locaux (un bon signe) et nous nous sommes attablés remplis d’espoir. J’avoue que j’ai oublié ce que nous avons mangé (pour Fabi, c'était du poisson) et j’aurais dû, à l’époque, vous donner le détail du menu. C’est ma faute. Mais le désespoir devant le côté quelconque de la nourriture était aussi profond que l’espoir qui l'avait précédé.

Or, que doit faire le client mécontent d’un restaurant ?
Vous avez déjà essayé de dire au patron que vous êtes déçu ?  Je l’ai fait une fois ; je ne recommencerai pas… Notre seule défense, c’est d’en parler, de le signaler de la manière qu’on peut et qu’on veut. C'est notre droit et c’est le risque de l’artiste qui montre sa peinture au public : on a le droit de ne pas aimer  et de le dire !
 M. ou Mme S.F. (la patronne peut-être ?) nous insulte bien inutilement et injustement.
J’aurai préféré qu’elle nous invite à revenir pour un autre essai !
Elle m'aurait prouvé qu'elle sait bien cuisiner et je lui aurais donné un cours d'orthographe.
Il n'est pas trop tard !