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mercredi 11 juillet 2018

Mal partis, mais partis quand même.

Nous avons essayé, mais sans doute le manque d’expérience causé par l’inaction – nous n’avons pas navigué au printemps, vous l’avez sans doute remarqué – l’habitude perdue et les vents contraires nous ont empêché de réussir : nous devions partir le 5 juillet rejoindre l’Ivanka. Un énorme orage ayant couché des arbres sur les voies, la SNCF nous a conseillé de procrastiner. Et nous lui avons obéi.
Faut dire que c’était un bel orage. Visibilité nulle, lances d’eau horizontales et tourbillonnantes (faut le faire !), rafales à décorner la Florette, fuites d’eau à toutes les fenêtres et portes orientées à l’ouest, c’était un bel orage. Et le vieux tilleul qui donnait de l’ombre à une maison près de chez nous s’est penché au point d’en embrasser la façade. Il faudra le couper. Snif !

Le tilleul amoureux



Après l’orage, les deux derniers jours de grève des cheminot.e.s (a pas peur : c’est pour rire ) nous ont fait prendre le train le 9 juillet. 
Rien à dire sur le voyage, la SNCF fut parfaite. 
Jean-Marc, le patron du chantier fluvial est venu nous chercher à Valenciennes, devant cette superbe gare qui ressemble à un château. À notre arrivée, nous découvrons l’Ivanka sale, comme d’habitude. Poussières, pollens, chauffages d’hiver se conjuguent pour noircirent tout ce que nous avons si bien nettoyé avant de quitter le bateau. Et là, nous l’avons abandonné pendant huit mois. L’intérieur nous réserve une surprise : du moisi partout, Fabi déteste. Il va falloir laver tous les vêtements laissés à bord, toute la vaisselle, nettoyé les parois, les meubles… Je n’insiste pas auprès du matelot, mais cette odeur de moisi me rappelle, force de l’odorat pour susciter les souvenirs, le vieux voilier « pilote du havre » de l’école d’hydrographie sur lequel j’ai connu, il y a quelques siècles, mes premières émotions de navigation à voile.
Bon, d’abord passer en revue les travaux effectués. Ensuite, nettoyage de printemps tardif. Après nous verrons.

mardi 8 juillet 2014

Chance

Depuis huit jours déjà mes amis et connaissances me croisaient dans les rues de Sarlat et m’interpellaient en lançant : 
– Alors, c’est bientôt les vacances ?
– Tu vas rejoindre ton bateau ? 
– Quelle chance vous avez !
– Comme ça doit être chouette !…
etc.
etc.
Chaque fois ces appréciations exclamatives étaient accompagnées, au creux du regard, de cette petite lueur plus amicale qu’envieuse qui murmure : Comme j’aimerais être à votre place !

Et j’y pensais très fort à cette petite lueur moins envieuse qu’amicale en me levant ce matin à… 03 h 30. 
J’y pensais toujours en marchant vers la gare le long des rues noires et désertes de Périgueux vernies d’une légère et fraîche averse.
Et j’y pense encore de plus en plus maintenant que nous sommes arrivés à bord de l’Ivanka toute frétillante de nous retrouver (au vrai, je ne sais qui frétille d’elle ou nous).
Elle n’a pas bougé. On dirait qu’il a beaucoup plu ici et le vent du nord est frais, mais nous y sommes et, comme à chaque fois, à peine nos marques retrouvées, nous avons l’impression de n’être jamais partis.
Eh ! bien, oui, quelle chance nous avons !


Et merci de leurs vœux à tous ceux qui ont répondu à notre avis de départ.

samedi 12 novembre 2011

Le 11/11/11

  J'ai bonne mémoire, alors je me souviens qu'il y a longtemps, si longtemps qu'on ne peut même plus parler de prescription – de préhistoire peut-être ? – j'ai moi aussi fait des conneries avec les copains, pour rire. Je n'en donnerai pas ici le détail car mes enfants me lisent et je veux continuer à voir dans leur yeux le respect qui m'est dû… Mais cela n'excuse pas celles que font les petits cons d'aujourd'hui !
     Je l'ai dit, nous sommes amarrés côté rue, cinq bateaux un peu écartés les uns des autres, dont deux sont occupés, l'un par un couple d'Allemands qui attendent le beau temps pour descendre jusqu'à la Méditerranée, Barcelone puis les Baléares (!), et nous. Entre les deux un petit voilier dont l'éclairage intérieur s'allume le soir pour s'éteindre le matin – le sûr moyen de faire savoir au monde qu'il n'y a personne à la maison ! Au-delà des Allemands une grosse hollandaise (plus de 20 m de long) et derrière nous un sorte de pénichette en fibre de verre (à vendre 21 500 € si ça vous intéresse).
     Cette nuit, dormant sur ma bonne oreille - l'autre commence à faire partie de la préhistoire elle aussi – j'ai quand même entendu un groupe de jeunes rire en passant à notre hauteur. Il était 23 h00 environ. J'étais sur le point de m'endormir et je me suis laissé allé. Ce matin, à 5 h 00, c'est le bruit du Victron (ce robot extraordinaire qui règle toute l'électricité à bord, celle qui vient des batterie, celle qui vient du quai, celle qui entre et celle sort…) qui m'a éveillé. Il ronflait. Quand le Victron ronfle c'est qu'il charge ou décharge les batteries d'une manière importante. Dans un sens ou dans l'autre, les batteries sont donc en partie vides. Mais pourquoi serait-elles vides puisque nous sommes branchés sur la prise du quai ? Simple : parce que nous ne sommes plus branchés sur la prise du quai !
     Bien sûr, même mon cerveau préhistorique a pensé tout cela en moins de temps qu'il en faut pour l'écrire, j'ai bondi hors du lit, jeté un coup d'œil dehors. Bingo ! nous n'étions plus branchés sur la borne du port. Les batteries vides à 63 %.  Le maximum confortable pour elles est 75 %, mais ce sont de bonnes batteries, très solides, j'ai repris leur niveau d'eau hier justement, donc pas d'inquiétude. Ces petits cons on trouvé drôle de nous débrancher. Pas grave. Je récupère la prise tombée dans l'eau, je la sèche selon la méthode efficace enseignée par un électricien hollandais de Maastricht et je la rebranche.
C'est en montant à bord que je l'ai remarquée. Cette pénichette qui, hier soir encore, était dernière nous, ce matin ( 5 h je vous le rappelle), je la retrouve sur notre nez, en travers !

 

Ces petits cons ont largué ses amarres et, par un tour de passe-passe que je ne m'explique pas, l'ont fait remonter le courant assez fort ici, l'ont fait nous dépasser puis l'ont abandonnée à son sort et, heureusement, elle est venue gentiment se coincer sur nous sans dégâts. Ça fait désordre, mais il n'y a rien de cassé.
Au final, cette histoire m'arrange bien. Je n'aimais pas l'idée de laisser Ivanka toute seule sur ce quai où les gens passent et je voulais demander au « capitaine », celui qui m'avait assuré qu'il n'y a jamais de problèmes, s'il était possible de mettre le bateau à couple d'un autre, en face. Maintenant je ne lui demanderai plus, je le ferai et je partirai plus tranquille.
Dernière minute : y zon piqué mon vélo ! Mon beau vélo made in China, tout rouillé mais qui nous dépannait bien… Ah ! la, la, ya pus d'moralité publique… Debouze dit qu'un électeur du Front national c'est un communiste qui s'est fait cambriolé trois fois… Moi, c'est la première fois et je n'ai jamais été communiste : tous les espoirs sont permis !
     Quand même, pour un port tranquille, Épinal…
     Et qu'on ne vienne pas me dire qu'il ne s'est rien passé le 11/11/11 !…

Notre nouvelle place, plus sûre, on espère !
 

mardi 8 mars 2011

Premiers jours à Migennes

Un voyage de neuf heures (en comptant le changement de gares) c'est un voyage de neuf heures. Arrivés à bord d'Ivanka qui nous attendait avec impatience (si, si, elle avait même branché l'électricité) nous avons rapidement retrouvé nos marques et, comme dit le matelot, c'est comme si on n'était pas partis !


 
Et ne croyez pas qu'on sourit parce que c'est drôle : c'est pour la photo !…


Malgré tout, le temps de trouver les bons réglages, les bonnes prises sur le quai (certaines sautent pour un rien, d'autres non), les premiers matins furent frais… mais tout finit par s'arranger.

On nous rappelle rapidement que la VNF n'est pas une administration peuplée d'excités. Comme certaines écluses sont en chômage sur le canal de Bourgogne (c'était prévu et annoncé) Les cent premiers kilomètres du canal, qui nous séparent des dites écluses, sont… fermées aussi, – en attendant ! (le contraire est annoncé sur la carte officielle des chômages…). De plus,  on a fait une erreur,  dit le responsable, dans l'avis à la navigation on a mis qu'on n'ouvrait que le 25 mars, mais on ouvre le 15 ! Alors tous les bateaux qui se présenteront le 15, on les prend.
 
Chouette !…

En attendant on prépare Ivanka pour le grand voyage, 215 km jusqu'à Dijon. Niveaux à revoir, réserves à faire, lessives à sécher, etc. etc. On vous le répète et on vous le répètera encore : c'est pas tous les jours qu'on rigole, parole !…




 
Nous retrouvons Julie, notre oie solitaure qui joue au Rantanplan :
je les connais ceux-là, mais d'où…

Elle ne s'est pas ennuyée cet hiver, avec toutes ces copines !

 Tenez, pour le poêle à mazout on a besoin de fioul (eh ! oui, c'est comme ça). Mais bien sûr, 100 ou 120 litres de fuel, personne ne voudra vous les livrer. En plus Ivanka est à couple d'autres bateaux, en quatrième position, donc trop loin du quai. Pour faire l'histoire courte, il faut transporter six bidons de 20 l, à la main forcément, descendre avec l'un du quai sur le premier bateau, enjamber le bastingage, poser le bidon sur le deuxième bateau, refaire la manœuvre pour le deuxième bateau, puis ce sera pour le deuxième bidon… vous avez compris le topo… Heureusement que l'hiver on n'oublie pas de s'entretenir et de faire un peu d'exercice pour éviter les courbatures.
     Ça me rappelle l'époque lointaine où je vivais dans une maison chauffée au bois. Le camion-remorque apportait ses stères et stères et stères de bois en 1 m de long (taille de la chaudière, une erreur !) les déposait sur la rue et… je passais  le reste de la semaine à rentrer le bois à la brouette. Exercice…


 En parlant d'exercice : Soit 6 bidons de 20 l. Soit quatre bateaux. Si un bidon doit faire deux mouvements pas bateau, calculez combien de kg  j'ai soulevé. On estimera le poids du fioul à celui de l'eau, et on oubliera le poids du bidon vide.

samedi 6 novembre 2010

Monéteau






Ces deux photos n'ont que quelques jours de différence !


 Eh oui ! Il y en a qui friment !


 Ah ! bien sûr, si t'aimes pas les chrysanthèmes !…


 Des toits et des carillons. Ménoteau.

Finalement, nous nous sommes dégonflés. Aussi agréable que soit le parc de l'Arbre sec pour s'y amarrer, il n'est pas loin du stade… nous arborons un pavillon hollandais puisque l'Ivanka en est, la nuit le coin est plutôt sombre… et le foot ne nous intéresse pas du tout, mais alors pas du tout. Donc nous avons quitté Auxerre pour une petite route vers Monéteau, la banlieue peut-on dire.

Enfin un village qui nous semble agréable, dynamique, vivant ! Jusqu'à maintenant les villages bourguignons semblaient, à nos yeux de traversiers, vivoter, pérécliter parfois, tranquilles toujours et, aux yeux de Périgourdins habitués à l'invasion estivale, symbolisés par cette affichette plusieurs fois aperçue à la façade de restaurants : «fermé jusqu'à la fin du mois d'août »…
    Ici, les restaurants, même vieux et d'apparence fermée affichent : « ce soir, couscous maison » !… Bien sûr, en novembre, il bruinait breton, pas idéal pour prendre des photos et vous ne verrez pas les grandes places, les perspectives bien dessinées, les beaux bâtiments, la mairie imposante (école de filles / école de garçons), mais croyez-nous sur parole, un village où l'on a l'impression qu'il fait bon vivre.

Nous avons continué à descendre l'Yonne une fois de plus. Ce qui est bien c'est que le paysage est différent quand on regarde d'un côté puis de l'autre et, surtout, en cette saison les feuilles changent de couleur tous les jours et une semaine fait une énorme différence.

Amarrés de nouveau à Laroche-St-Cydroine sous un ciel de science-fiction, nous irons terminer le voyage samedi au chantier de Migenne.

C'est sûr ? c'est un nuage ? Pas une soucoupe ?

Retrouvé l'agréable accueil de l'office de tourisme de Migennes d'où je peux tranquillement faire ce blog. Le temps est gris, l'air frais… bouuuuh ! ça sent la rentrée !

vendredi 13 août 2010

Les Chinois ont toujours raison !

Ainsi le sage affirme : assois-toi au bord du fleuve et tu finiras par voir passer le cadavre de ton ennemi, ou… les bateaux que tu as déjà rencontrés ailleurs !
Depuis notre séjour forcé chez Jo Parfitt (chantier fluvial de Migennes), nous avons retrouvé :

1/ Le « Harem », navire de mer turc, capitaine Engin et sa femme Ludmilla d'Europe centrale qui remontent l'Europe par les rivières et les canaux. Les canaux qui sont si étroits (ou Harem est si large !) que le navire est éraflé de tous les côtés ! Nous l'avions rencontré à Saint-Mammès et bien sûr, nous nous souvenions surtout de leur chat : un chat grec, vous pensez, c'est pas tous les jours ! Ils continuent vers la Hollande avant d'aller chercher le Danube pour retourner à Istanbul. Oui, vous avez bien lu : par les canaux et les rivières d'Europe on peut aller jusqu'à Istanbul. Et dire que certains se demandent si la Turquie est en Europe ! ;-)

Le «Harem » au départ du chantier, Jo Parfitt à la manœuvre sur la plage avant. Son tirant d'eau de 1,40 m rend difficile son départ : il faut le remorquer dans la boue !…


Le « Calisson », nickel !

2/ Le « Calisson », rencontré sur le Nivernais. Leurs propriétaires, M. et Mme Lamoureux nous avaient fait gentiment visiter ce bateau neuf. Nickel, sans un pli, sans une tête qui dépasse, une perfection… et un tableau électrique qui fait rêver Ivanka qui serait plutôt du genre baba cool dans ce domaine… Ils se sont gentiment arrêtés quelques instants pour dire bonjour.


Herbert, son Fuschia, son canoé

3/ Le «Fuchsia », capitaine Herbert le Suisse. Déjà rencontré à Joigny l'an dernier. Il vit sur son bateau et sait tout ce qui se passe sur la rivière Yonne. Une mine d'informations et de cancans. Précieux ! et reconnaissable au canoé qu'il porte sur la tête, enfin, c'est façon de parler.

« Johanna Grietje » à couple de «Ivanka ».

4/ « Johanna Grietje », équipage néo-zélandais : Catherine Griffith et Bruce Connew, rencontrés à Cergy : nous partions quand ils arrivaient et avions pu leur laisser un fond de soupe fait maison dont ils se souviennent encore. Lui est photographe professionnel et elle est graphiste. Ils se sont arrêtés à couple d'Ivanka. Nous sympathisons facilement. Vous aurez droit à des photos de l'équipage plus tard.

Enfin, un conseil d'ami : n'attendez jamais un paquet au mois d'août. Le transporteur anglais vous répond gentiment : nous ne pouvons pas être responsables de ce qui se passe en France (c'est sûr : entre Français, allez savoir de quoi ils sont capables !). La branche française du transporteur anglais vous répond, flegmatique : c'est sans doute un problème de douane (avant qu'on lui rappelle qu'entre la France et l'Angleterre, la douane… n'existe plus !). L'entreprise est la TNT… je ne veux pas vous influencer, mais moi j'en choisirai une autre la prochaine fois que j'aurai besoin d'envoyer un paquet quelque part.

jeudi 15 octobre 2009

Velléités d'exploration

Nous avons quitté Montereau, son église Renaissance, son pont sur l'Yonne qui vit l'assassinat de Jean Sans Peur, duc de Bourgogne (rappelez-vous les Armagnacs et les Bourguignons), son pont sur la Seine qui vit le Buonaparté faire massacrer quelques hommes de plus (lui, vous pouvez l'oublier), et son office de tourisme où la charmante et efficace Estelle vous conseille et vous aide dans toute la mesure de ses moyens qui sont grands ! merci Estelle.

En deux heures nous sommes arrivés à St-Mammès, deuxième port fluvial de la Seine (après Conflans-St-Honorine) où nous attendait le Victron (voir jours précédents). Enfin, pas celui que nous attendions… et pas au prix qu'on nous avait indiqué… Brefle, pour vous la faire plus courte qu'elle est pour nous, nous réfléchissons aux diverses solutions possibles.



St-Mammès. Amarrés à côté de la péniche-hôtel « Anacoluthe » de 75 passagers.

En attendant, nous avions prévu de faire un peu de tourisme et d'aller à Montargis découvrir la ville, repérer le port et acheter des galettes sans céréales parce que dans l'équipage il y a des petites natures qui ne supportent pas.

Ce matin, levés à 6 h 00. À 7 h 15 ( dehors ( premier jour où il gèle le matin !) debout à l'arrêt du bus. Quand nous arrivons à la gare de Moret-Veneux-Les Sablons, la foule nous semble importante… Un accident de caténaire à Paris perturbe toute la circulation des trains… Ce qui est bien quand on a pris du recul, c'est qu'on n'est obligé de… rien ! Donc pourquoi aller s'embêter à attendre un train qui arrivera peut-être alors qu'on peut voir demain si ça roule mieux ?

Nous sommes rentrés à pied (pas de bus avant 13 H 00 !…) et en une heure et 4 km nous étions de retour à bord.

Une journée bien commencée !




Quand il fait 0° dehors et 15° « dedans »,
on n'hésite pas à dormir les pieds dans l'eau !




Le premier bief du canal du Loing sous le gel…

dimanche 22 mars 2009

Le canal de l'Aisne à L'OIse

Un petit temps froid nous a poussé loin de Bourg-et-Comin. Nous avons remonté l'Aisne jusqu'à Berry-au-bac pour embouquer le canal de l'Aisne à la Marne : vers le sud !...

Cachée sous un pont, on découvre au début
du canal ce bel exemple d'art populaire...



Et voici la photo que vous attendez tous depuis si longtemps !

Le laborieux travail des mariniers ne peut inspirer que le respect...

Mais aussi, quel plaisir d'arriver à Courcy, petite halte champêtre où nous passerons la nuit. Entretemps nous avons découvert un problème sur l'alternateur qui est censé produire du courant pendant que nous naviguons et ainsi recharger les batteries. C'est une histoire de courroie. Nous verrons cela la semaine prochaine. Aujourd'hui, dimanche, nous sommes à Reims. Découverte : ce matin la cathédrale : Waooooo ! et cet après-midi le musée : Corot, etc...

vendredi 13 mars 2009

Ya pas de fromage !

Pour ceux qui suivent, nous sommes partis de Jaux, petite halte au bord de l'Oise à 8 km au sud de Compiègne ce matin vers 11 h 00. Eh ! oui, c'est dur les vacances !.... Après un arrêt à l'avitailleur pour remplir nos réservoirs : gaz-oil et fuel, nous continuons vers le nord en passant des écluses plutôt grandes et au dénivelé de 3 m sous un ciel gris. Parfois comme un crachin nous rappelle les prévisions météo d'hier : beau temps printanier et ensoleillé...

Une belle rencontre au bord de l'Oise.

Le canal latéral à l'Oise (qui devient ridiculement petite et méandreuse, s'ouvre à Longueil-Annel. C'est un paysage typique des ports fluviaux comme on imagine qu'ils étaient dans les années 50 : péniches de toutes tailles amarrées, petites maisons au bord des quais, bar-tabac-épicerie, boulanger... avec, évidemment, beaucoup moins de monde et d'activité quand même.

Bord de canal à Longueil-Annel.

Chat souple.

À nous le canal, large assez pour que deux grosses péniches se croisent très très lentement, à cause du mouillage sans doute (le mouillage c'est ce que les marins appellent le tirant d'eau). Nous qui sommes petits nous sentons très à l'aise sur ce large canal, et en avant toute !... Soudain, ce pont... il est bien bas !... Marche arrière toute !... Ouf ! à 10 cm près nous perdions le mât et peut-être aussi l'antenne VHF toute neuve. Et pourtant, c'était marqué dans les livres ! Mais quand on lit trop de choses... comme on dit : trop d'infos tue l'info. Bien, c'était la minute émotion.

Nous avons continué sans surprise jusqu'à Pont-L'Évêque qui ne fait pas de fromage. Petit port charmant mais trop encombré. Nous préférons nous amarrer au bord du canal. Demain nous irons jusqu'à Noyon à pieds, c'est à 1 km (ou peut-être 2 ou 3, les informations divergent !...). C'est jour de marché. ensuite, nous nous irons chercher l'entrée du canal de l'Oise à l'Aisne à une vingtaine de Km de Pont-L'Évêque sans fromage.

Petit port de Pont-L'Évêque, sans fromage.

samedi 23 août 2008

Petite fin temporaire

Samedi 16 août
Petit aller et retour à Linden (Cuijk) pour nous entraîner. Rien à signaler. Beau temps (c’està dire un peu de soleil, pas trop de vent et température raisonnable) et manœuvres correctes. Au retour nous repassons sous le pont de Mook (image ci-dessous).



Nous consacrons ensuite quelques minutes à nos protégés, Ribouldingue et Filochard :



 Pardon ? Qui est qui ? Mais... débrouillez-vous ! Ça se voit, non ?

M’enfin, lui c’est :

et lui c’est :

vu ?... Tous deux aussi affamés, ils se gorgent de pain. Je sais, on lit partout que le pain n’est pas bon pour les canards. Mais essayez de leur jeter autre chose… apparemment, ils ne savent pas lire.

Dimanche le port était bien rempli de yachts de passge. Oui, nous, nous sommes un bateau, une péniche, mais les autres sont des “Yôtes”. Certains assez impressionnants mais presque tous en plastique ce qui les fait ressembler à mes yeux à de grandes et luxueuses… baignoires.



Pour passer le temps j’ai tenté de comprendre le fonctionnement de notre système d’épuration des eaux. Pour cela, rien de mieux que d’aller sur le terrain. Et pour aller sur le terrain il faut se vêtir en conséquence... Quand je pense que certains croient qu’on s’amuse !…


Les jours passent trop vite et même quand nous avons l’impression de n’avoir pas fait grand chose, le soir nous sommes plutôt raplapla. Parfois, après une petite promenade pour nous aérer, nous regardons un DVD sur le Mac, parfois nous lisons, enfin, quoi, une vie planplan. Non, vraiment, pas la peine de vous lancer dans l’aventure, vous allez vous y ennuyer : raplapla et planplan vous dis-je ! Si, si, si, je vous assure. D’ailleurs, la preuve, c’est que nous rentrons dès jeudi.

Jeudi 21 août 08
Non, je blague !... Nous nous sommes régalés. Le temps, un peu pourri quand même, nous l’avons plutôt apprécié (surtout que je pensais qu’en Dordogne il faisait un temps de canicule. Depuis j’ai appris que le temps était aussi pourri qu’en Hollande !). Nous avons acquis une certaine expérience pour manœuvrer notre grosse dondon, pardon, notre belle Ivanka et, à part les poteaux, ça se passe plutôt bien. Quels poteaux ?
Eh bien, faut vous dire que nous sommes dans le nouveau bassin du Jachthaven Eldorado de Plasmolen (insistez sur le “o”). Ce bassin n’est pas terminé et, au milieu, trônent une sorte d’échiqiuer de poteaux qui préfigurent les emplacement futurs des yachts à venir. En attendant, ils se mettent toujours en travers de mon chemin et compliquent sérieusement la manœuvre. Voilà :



Mais nous y sommes toujours arrivés finalement puisque nous sommes là.

Mais oui, là !... Nous sommes rentrés en Dordogne ce jeudi 21 et n’en repartirons que dans 5 semaines. Travail oblige ! ... Mais déjà nous préparons les plans pour la route à suivre en octobre.
En attendant, nous publierons quelues messages sur la Hollande et ce que nous y avons remarqué. Merci de nous suivre !
À bientôt !

mercredi 16 juillet 2008

Arrivée à Lage Zwaluwe

Lage Zwaluwe. Je vous promet que ce lieu existe, petit village résidentiel sur la rive gauche de la Meuse qui à cet endroit là s'appelle l'Amer parce qu'en Hollande ils donnent des noms différents à différentes portions de leurs nombreux fleuves et ne me demandez pas pourquoi.
Comme prévu, la gare ne s'était pas rapprochée du village et nous avons fait cinq km à pied en tirant nos lourdes valises.

Quelques agréables rencontres émaillèrent le chemin. Mais la route

fut un peu longue quand même... jusqu'à ce qu'enfin...

la voilà !