Woodenwidget

images à cliquer
Affichage des articles dont le libellé est Paris. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Paris. Afficher tous les articles

jeudi 24 mars 2016

Nous sommes (presque) partis !

Le mois : mars.
La direction : le nord.
Le but : la Somme et sa baie.

Ça n’a l’air de rien comme ça, mais c’est plus difficile à faire qu’à écrire.

En effet, nous avons bien quitté la Dordogne à temps, mais… les nuages s’amoncellent sur l’Ivanka : elle est coincée. Elle est coincée à Corbie d’où elle ne pourra repartir que lorsque les travaux de faucardage effectués sur le canal seront terminés. Faucarder, c’est couper les herbes et les algues qui poussent dans l’eau et qui peuvent créer des problèmes de navigation dans une rivière ou un canal . Le canal de la Somme qui devait ouvrir au 1er avril ne sera peut-être pas prêt à cette date-là. 

Nous avons donc décidé de rester quelques jours à Paris : balades, musées, temps frais mais beau, métro ou bus aux heures creuses, quelques colis suspects seulement dans le métro, cinéma, la vie parisienne de touristes, quoi. 


Mais ça ne durera pas, promis.

P.S.- L'image de l'en-tête est de Monet.

jeudi 23 octobre 2014

Traverser Paris

Nous avons quitté le port de l’Arsenal à 09 h 00. Journée magnifique, grand soleil, vent, calme à léger, sur le nez. Peu de traffic encore. Nous croiserons quelques bateaux-mouches et le batobus, bien sûr, qui fait la navette. 
Et quand nous passâmes, les cloches sonnèrent !

Vous les voyez les feux verts ? C'est pour nous.









Comme le temps était extraordinairement beau, tout le monde était de sortie : joggeurs, coureurs, promeneurs, canoéistes. Nous avons même traversé une régate de voiliers, plutôt encalminés, les pauvres.

Le Batobus ressemble à un gros insecte

Notre escale prévue à Asnières fut de courte durée. Le temps de reconnaître le paysage et de comprendre que nous n’étions pas au bon endroit, le courant, très fort, nous a drossé contre un houseboat et, au moment où l’une de nos amarres récemment achetées tombait à l’eau et coulait (on fait encore des amarres qui coulent !) pour aller se prendre dans l’hélice et caler le moteur, nous avons pu nous amarrer en catastrophe à couple d’un bateau, aidés par un homme et sa femme qui, de leur bateau, avaient assisté à nos déboires. Un essai de démarrage, marche avant, le moteur cale. Re-démarrage, marche arrière et l’hélice se libère. Ouf ! Pas de dégâts.

D'une époque à l'autre, les sculptures changent,
Elles sont plus colorées.















Nous avons pu remonter légèrement le courant et nous mettre à couple d’un bateau de même taille que l’Ivanka. Déjeûner et départ de nouveau. Nous nous arrêterons finalement à la halte de Rueil-Malmaison, dont le quai tout encombré de gens qui prennent, une dernière fois, le soleil, est bien sympathique. 45 km au compteur, pas mal ! Demain, nous resterons ici, malgré l’absence d’eau et délectricité.

Les temps changent, les rives aussi…


vendredi 17 octobre 2014

Les touristes

Nous sommes à Paris. Nous avons donc fait les touristes. Je veux dire, les vrais.

Comme nous ne sommes pas blasés, nous avons décidé de préférer au métro, pratique, mais bruyant, souterrain et très fréquenté, la navette fluviale, le batobus, qui nous emmène du Jardin des Plantes au pied de la Tour Eiffel d’où nous rejoindrons le musée qu quai Branly.

Il y a tant de ponts qu'on ne voit pas où va la rivière !

L’occasion de découvrir une belle exposition sur la civilisation maya, avec de superbes pièces de poterie, de sculpture et des explications probablement instructives mais sans doute destinées à des enfants en bas âge ou à des nains vu l’endroit où les placards informatifs sont placés. Si on y ajoute la lumière basse et parcimonieuse, Fabi ne savait plus si elle devait mettre ses lunettes, ôter ses lunettes, mettre ses lunettes, ôter… 

Si, comme nous, vous craignez la foule (ah ! ces provinciaux !…) allez-y tôt, avant midi. 

Sans les mains, sans les pieds, avec une boule de latex dur et le but,
cet anneau à huit mètres du sol, ça c'est du sport !
Reprenant notre navette, nous nous sommes arrêtés au pied de Notre-Dame. Après quelques courses, nous avons repris la navette jusqu’au Jardin des Plantes. En fait, si le billet (à la journée seulement) est un peu cher, vous pouvez vous en servir toute la journée. Transport agréable qui permet de sentir la taille de la ville, comme dit le matelot. En tout cas, ne regardez plus les touristes que vous croisez avec un œil ironique : c’est un métier ! Rentrant à bord nous avons réalisé que nous étions épuisés. 

Coincés entre deux grosses , la blanche et la rouge, nous semblons tout petits,
mais ce n'est qu'une impression !
Étonnant : d'habitude, passer sur les portes d'écluse est interdit.
Ici, il y a un feu !… Mais c'est pareil sur la Seine ; un fleuve avec
des feux rouges… sont fous ces Parisiens !


Ce qui est bien à Paris c’est que nous pouvons retrouver plein d’amis. L’une s’est même levée à 5 h 30 du matin pour nous apporter des croissants ! C’est pas une vraie amie, ça ?

lundi 13 octobre 2014

Paris

Depuis les années que je change de métro à la Bastille en regardant, nostalgique, les péniches amarrées dans le bassin de l’Arsenal, je n’aurais jamais imaginé en être un jour de ces pénicheux nichés au chaud entre deux murs et surplombés par deux rues qui relient la place de la Bastille à la Seine et, plus loin, à la gare d’Austerlitz. Eh bien, ça y est !

La BNF, vue de l'eau, ça a une autre allure

Austerlitz, notre gare préférée !

La descente de la Seine jusqu’au confluent avec la Marne s’est faite sans problème. L’entrée dans le bassin de l’Arsenal fut un peu plus laborieuse. Nous sommes arrivés à l’instant où un bateau à passagers se préparait à sortir. La bassinée fut très longue. Il semble que deux vantelles de la porte aval ne fonctionnent pas et l’écluse se vide très lentement. Or, ce n’est pas facile de faire du surplace à la surface d’un fleuve qui n’arrête pas de couler et le petit ponton tout proche n’est pas un ponton d’attente comme je le croyais mais réservé à la protection civile. Nous y sommes finalement entrés dans cette écluse, précédés par un petit bateau-école qui s’est précipité sur un bollard flottant, nous empêchant ainsi de nous amarrer au deuxième par manque de place, car ils sont tous deux du même côté. Pas sympa, le moniteur.

Disons que cette écluse n’est pas la plus belle des écluses. On passe sous un pont de métro aérien, puis sous une rue. Les bajoyers mériteraient un ravalement et le système des vantelles vous a ce petit air muséal qui provoque un frisson agréable de surprise heureuse quand on s’aperçoit qu’il fonctionne toujours.


Mais il fonctionne et nous voici enfin dans le bassin de l’Arsenal. Rempli de bateaux sur les deux bords, et de gros !… Grâce à notre ami Herbert (vous vous souvenez, le Suisse au canoë jaune) qui hiverne ici, nous avons une place qu’il nous indique obligeamment, tout au bout, près de la place de la Bastille. Et nous voilà amarrés en plein Paris. Wouah !

Nous voilà sous la protection du génie de la Bastille.
Mais j'y reviendrai…