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vendredi 13 mars 2009

Ya pas de fromage !

Pour ceux qui suivent, nous sommes partis de Jaux, petite halte au bord de l'Oise à 8 km au sud de Compiègne ce matin vers 11 h 00. Eh ! oui, c'est dur les vacances !.... Après un arrêt à l'avitailleur pour remplir nos réservoirs : gaz-oil et fuel, nous continuons vers le nord en passant des écluses plutôt grandes et au dénivelé de 3 m sous un ciel gris. Parfois comme un crachin nous rappelle les prévisions météo d'hier : beau temps printanier et ensoleillé...

Une belle rencontre au bord de l'Oise.

Le canal latéral à l'Oise (qui devient ridiculement petite et méandreuse, s'ouvre à Longueil-Annel. C'est un paysage typique des ports fluviaux comme on imagine qu'ils étaient dans les années 50 : péniches de toutes tailles amarrées, petites maisons au bord des quais, bar-tabac-épicerie, boulanger... avec, évidemment, beaucoup moins de monde et d'activité quand même.

Bord de canal à Longueil-Annel.

Chat souple.

À nous le canal, large assez pour que deux grosses péniches se croisent très très lentement, à cause du mouillage sans doute (le mouillage c'est ce que les marins appellent le tirant d'eau). Nous qui sommes petits nous sentons très à l'aise sur ce large canal, et en avant toute !... Soudain, ce pont... il est bien bas !... Marche arrière toute !... Ouf ! à 10 cm près nous perdions le mât et peut-être aussi l'antenne VHF toute neuve. Et pourtant, c'était marqué dans les livres ! Mais quand on lit trop de choses... comme on dit : trop d'infos tue l'info. Bien, c'était la minute émotion.

Nous avons continué sans surprise jusqu'à Pont-L'Évêque qui ne fait pas de fromage. Petit port charmant mais trop encombré. Nous préférons nous amarrer au bord du canal. Demain nous irons jusqu'à Noyon à pieds, c'est à 1 km (ou peut-être 2 ou 3, les informations divergent !...). C'est jour de marché. ensuite, nous nous irons chercher l'entrée du canal de l'Oise à l'Aisne à une vingtaine de Km de Pont-L'Évêque sans fromage.

Petit port de Pont-L'Évêque, sans fromage.

jeudi 12 mars 2009

Le printemps...

Quelques gouttes de pluie dans l'après-midi du premier jour nous firent découvrir que l'essuie-glace ne marchait plus. Nous avons tout de suite appelé notre Docteur Magic, Philippe, et nous en avons profité pour nous arrêter de nouveau à L'Isle-Adam. La courte distance permit à Philippe et à Edel de venir nous retrouver, lui réparant la panne (sacré Philippe : in-col-lable !) puis nous quatre dînant de spagettis fines qui sont plutôt bonnes, je trouve.

Le lendemain, pluie et vent, vent et pluie... Pas un temps pour naviguer, ça. Nous sommes allés au cinéma (comme lors de la première escale à l'aller !) et nous avons vu le dernier film de Clint Eastwood « Gran Torino ». Un bon moment.

Ce matin, 11 mars, la brume couvre la rivière : il fera beau ! Il est presque dix heures quand nous partons. Après deux sassements (passages d'écluse) sans encombre en compagnie d'un « commerce » dont le capitaine me parle hollandais en voyant le pavillon qui flotte à l'arrière d'Ivanka, nous faisons escale au ponton d'un restaurant. Contre 15 € nous aurons droit à l'eau courante et à l'électricité pour 24 h.

Nous décidons d'aller visiter l'endroit : St-Leu-L'enserrent. Le village est dominé, au sens propre, par une énorme église abbatiale datée des XIe et XIIe s. qui est surprenante de majesté.


C'est du Roman, XIIe et XIIIe s. déjà un peu gothique... Superbe !

Pour ceux qui aiment les dessins animés...

Même en temps de crise ?...


Cette nuit, la pleine lune se reflète sur l'eau calme de l'Oise (mais ça ne donne rien en photo). Trois poules d'eau se laissent porter par le courant. Ce sera une bonne nuit. Avec un trè bon nez, on sent le printemps qui approche.

lundi 9 mars 2009

Les oiseaux ? Quels oiseaux ?

Un copain de Fabi vient nous dire au revoir en voisin, et à bientôt !

Lundi 9 mars, 1er jour.

Nous sommes partis ce matin. Pourquoi pas hier, dimanche, quand la circulation sur l'Oise est tranquille ? Peut-être parce qu'il pleuvait, parce que nous nous sentions « mous » parce qu'on n'avait pas envie, quoi !

Et puis hier, ce n'était pas drôle : la sortie du port était libre . Tandis que ce matin, à huit heures, voici ce qui est arrivé, majestueuse, royale : la Dragueuse !
Sachez qu'une dragueuse a besoin d'être tenue aux quatre coins et donc qu'il y a des câbles qui la tiennent, y compris en travers du cours d'eau. Dan-ge-reux ! Mais les zig-zags, c'est pas pour les chiens !...

Ça y est, nous sommes partis, armés de la superbe antenne VHF (vous verrez ça plus tard), du superbe radiotéléphone (vous verrez ça plus tard) qui va nous permettre de communiquer avec toute la gent du fleuve, et affublé du superbe radiotéléphoniste (vous l'avez déjà vu).

Bon, on ne peut pas être tout à la fois : je suis radiotéléphoniste (restreint, je vous rassure), je ne suis pas préposé des postes. Or, les spécialistes des calendriers, c'est qui ?... Moi, je ne sais pas lire les dates. J'avais bien vérifié, pour la Somme, et ça m'avait paru bien, mais ça ne l'était pas, bien : la Somme ne s'ouvre à la navigation que le 1er avril et nous ne sommes libres que jusqu'au 19. Un peu court.

Eh bien ! tant pis, nous irons dans la Somme plus tard, en octobre par exemple, quand les oiseaux et les phoques sont tous là. Le matelot est un peu dépité, mais elle est bien d'accord : c'est en octobre que les oiseaux sont les plus nombreux.

Mais alors, me direz-vous, quel est le programme ?
Euh... nous vous dirons ça demain !

vendredi 27 février 2009

En janvier, gèle comme il te plaît

Ivanka a profité de notre absence pour fricoter avec un voisin et bien sur, ce qui devait arriver arriva : nous voilà lotis d'une Ivankette que nous appelerons « La Nonette » en l'honneur de notre bernache nonette locale. Une annexe est toujours utile même si c'est encombrant.

Janvier a connu des températures assez basses, comme dans toute la France et le paysage vous a un petit air de Bérézina avant la déroute très impressionnat.

MAis l'hiver est dur pour le héron solitaire. La glace aussi qui le sépare de sa pitance !... Que faire en attendant qu'elle fonde, sinon méditer ?


Quand la plaque de glace atteint cette proportion, on peut parler de banquise, non ?...


Les canards y trouvent un lieu de repos même si parfois ils ont du mal à y rester. Si la photo était animée (si c'était du ciné, quoi !) vous verriez le canard de gauche danser une petite gigue pour ne pas perdre l'équilibre...


Retour début mars pour un petit voyage vers le Nord !... Non, non, pas la banquise...

samedi 20 décembre 2008

en décembre

Nous sommes retournés voir Ivanka qui nous manquait trop sous prétexte d'y faire quelques bricolages... mais c'était bien un prétexte : nous n'y avons pas fait grand chose !
Ça ne nous a pas empêché, en revanche, de voir le plus d'oiseaux possible.


Un petit coup d'œil pour voir le temps de demain... nous irons voir les oiseaux.

quelques cygnes affamés et peu timides...


Quelques bernaches,


et un héron dominateur
vous donnent un bref aperçu des volatiles de décembre à Port-Cergy.
Nous retournerons les voir en janvier.

lundi 24 novembre 2008

Abandonnée !

Nous sommes rentrés à Périgueux, un pays imbécile où il pleut tout le temps, où les rivières ne sont pas navigables, où les écluses, abandonnées, servent de nids aux poules d'eau et aux canards... et nous avons abandonné notre Ivanka, malgré tous les bons et loyaux services qu'elle nous a rendus sans rechigner.

C'est vrai qu'au début elle faisant semblant de ne pas comprendre le français ni l'anglais et partait à gauche quand elle devait aller à droite, en avant quand elle devait reculer... mais tout s'est vite arrangé et elle est devenue la plus douce et la plus obéissante des aak navigant sur les voies hydrauliques (comme disent les Belges) de France.

Nous retournerons bientôt la retrouver pour la bichonner un peu. En attendant, en cherchant quelle photo placer là, en fin de voyage, comme un point d'exclamation pour dire : c'était bien !... ou : ce n'est pas fini !... je pense à celle-ci, une des plus belles que j'ai prises...



À bientôt !

mercredi 19 novembre 2008

ça y est


vue de Google Earth

Ça y est. Nous sommes arrivés au port, à bon port, dit-on. Nous sommes arrivés au terme de ce premier voyage avec Ivanka et ne croyez pas que ça nous fasse vraiment plaisir. En fait, nous sommes un peu perdus. Pour la première fois depuis longtemps nous n'avons plus de « but géographique », quelque part où nous voulons aller.

Rassurez-vous, nous pensons déjà au prochain voyage, mais c'est encore très flou.
Maintenant, il faut décider de ce que nous voulons faire pendant les eux ou trois mois pendant lesquels nous resterons ici.

Nous sommes à Port-Cergy, escale fluviale de la ville nouvelle de Cergy-Pontoise. Heureusement que la veille nous étions allés voir sur Google Earth à quoi il ressemblait, ce port. Sinon, nous n'aurions jamais osé en franchir la passe tellement il est plein, rempli à ras bord de bateaux. Le capitaine, absent ce mercredi, nous avait dit : mettez-vous à couple avec une vedette qui est là, juste en face de l'entrée... Au chausse-pied ou aux forceps, je ne sais pas quelle image utiliser pour vous faire sentir à quel point ce petit port est encombré ! Des bateaux partout, et grands : 20 mètres certains. Ça m'a fait l'effet du joueur de Go qui pose son dernier pion, ou du sentiment de celui qui pose, enfin, la dernière pièce d'un puzzle, mais j'ai eu l'impression que de placer Ivanka là, juste là, terminait le jeu : plus d'espace ! Google Earth devrait refaire une photo !


Amusez-vous à chercher Ivanka dans cette botte de paille !

mardi 18 novembre 2008

Creil / L'Isle-Adam


Une écluse encombrée
Après avoir passé trois écluses en compagnie de péniches presqu'assez grosses pour nous rappeler un peu la Hollande, nous sommes arrivés à l'Isle-Adam. Halte municipale payante : 5 € pour trois heures de courant et d'eau... Nous nous en passerons grâce à un petit coup de générateur qui nous coûtera moins cher. Mais bon, nous sommes dans une commune aisée. D'ailleurs, ce soir nous jouons les citadins : traiteur chinois et cinéma !...


M. Ragodin, avec sa pomme... En le poursuivant les cygnes la lui feront perdre.

L'oise se néglige.

Forcément, plus nous nous approchons et moins nous sommes loin !... Je veux dire que nous traversons des régions de moins en moins exotiques à nos yeux, que je prends moins de photos et que les villages ont tendance à s'entasser les uns sur les autres et à se mélanger dans notre esprit.

Surtout ces villages qui ont, sur le papier, une halte avec ceci une halte avec cela ou une halte avec les deux et qui, en y arrivant, se découvrent nus, avec à peine de quoi s'amarrer. Aujourd'hui il a fallu que nous allions jusqu'au troisième arrêt que nous avions prévu pour pouvoir trouver un endroit où nous arrêter. Donc, nous passerons la nuit à Creil, entre deux péniches habitées, le long d'un quai herbu, sans rien, ni eau ni électricité. L'Oise se néglige !