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mardi 16 juillet 2013

Le canal de la Sarre

     Alors que nous approchons de l’extrémité sud du canal de la Sarre (dit aussi canal des Houillères) on peut lui trouver trois caractéristiques :
    C’est un canal latéral qui ne dit pas son nom ; on n’y trouve que des écluses dans le même sens ; c’est-à-dire, soit on est montant, soit on est avalant, comme le latéral à la Loire par exemple. Il est vrai que là où nous sommes, amarrés juste après l’écluse n°2, à l’ombre malingre, mais bienvenue, de quelques frênes éparpillés, assourdis par les chants des pinsons et des merles, la Sarre ici, tout près de sa source, n’est qu’un frêle filet d’eau. C’est sans doute pourquoi on n’a pas appelé ce canal le latéral à un ruisselet…
    Mais on pourrait l’appeler le canal des hérons courageux. Alors que partout ailleurs les hérons, qui trempent leur long cou emmanché d'un long bec dans l’eau trouble des canaux de France et d'ailleurs, s’envolent au passage d’un bateau, ici, aucun ne s’est enfui à notre vue. Au pire il se recule d’un pas ou deux. Bravo !
Bon, celui-là nous snobe un peu, mais la plupart ne nous quittaient pas des yeux.


    Enfin c’est un canal qui, pratiquement tout au long de son cours sinueux, domine la campagne environnante. Ce n’est pas unique sans doute, mais c’est rare sur pratiquement toute la longueur.
     Ce canal traverse beaucoup de belles forêts où l'on aperçoit souvent la silhouette d'un chevreuil effarouché et des villages lorrains avec de vieilles (et rares) maisons à colombage et de larges trottoirs où les fermiers entassaient jadis avec fierté le symbole de leur richesse : le fumier !

Comme sur le canal du Midi, mais ils ne sont pas malades, eux !

Ferme du XVIIIe siècle. Combien de guerres a-t-elle connues ?

Trottoirs à fumier devenu parkings à voitures ; un progrès ?

jeudi 18 avril 2013

Völklingen, Sarrebrück,Welferding et Sarreguemines

 (18 avril)

     J’ai trouvé à quoi me faisait penser le débarcadère où nous étions amarrés à Völklingen : une piscine des années trente, vide. je cherchais en vain depuis que nous étions arrivés et il a fallu en partir pour que ça me saute aux yeux.

Piscine ou débarcadère ?


Qui a commencé : Hollywood ?…
     Après le passage d’un tiers d’écluse (ces grandes écluses de 130 m ont des portes intermédiaires qui permettent de gaspiller moins d’eau pour un petit bateau comme le nôtre) nous sommes arrivés à Pont-à-Sarre (Saarbrück en langage local). Le quai réservé aux bateaux de passage jouxte au joli parc tout fleuri en ces premiers beaux jours (vous ai-je dit qu’il fait très chaud ?). Hélas, de l’autre côté de la Sarre qui n’est pas si large que ça, une autoroute à quatre voies fait un boucan d’enfer. Comment peut-on rester en un tel lieu ?
     Après avoir déjeuné toutes portes et fenêtres closes contre la chaleur et le bruit, nous avons fait deux rapides tours de chaque côté de la rivière pour un minimum de tourisme (l’art baroque n’est pas notre tasse de thé vert – oui, vert, meilleur pour la santé) et nous sommes repartis. 
La France se rapprochant nous retrouvons les bonnes vieilles écluses freyssinet (40 m x 5 m) dans un état déplorable, même en Allemagne) et ça nous rappelle notre arrivée en France, il y a cinq ans, venant de Hollande via la Belgique, où les écluses sont grandes, propres et bien entretenues. La première écluse du canal des Ardennes nous a fait croire que nous retombions au Moyen âge. Ici pareil. 
     Comme les haltes sont plus que rares et que nous ne voulons pas arriver aujourd’hui à Sarreguemines, notre dernière étape, nous nous arrêtons à la sortie de l’écluse de Welferding, banlieue de Sarreguemines, au calme, au vert, entourés de hérons. 

On ne voit pas les hérons mais ils y sont !


(19 avril)
     Adieu hérons, canards et poules d’eau ! Nous voici à la grande ville. Sarreguemines nous accueille sur un long ponton confortable dans un joli cadre.