dimanche 2 janvier 2011
mercredi 10 novembre 2010
Quelle chance !
Avec le mauvais temps général qui affectait tout le territoire,: pluie violente, vent en bourrasques, des rouleaux énormes sur la côte atlantique… nous n'avons reçu que trois gouttes sur la tête en dix heures de voyage !… Quelle chance !
Oui, voilà, ça y est : nous sommes de nouveau des gens daterre. Nous ne verrons plus de hérons nous souhaiter le bonjour au petit-déjeuner, l'oie ne viendra plus quémander sa tranche de pain, les cygnes ne cogneront plus contre la coque pour signaler leur présence, l'eau ne frisera plus sous la caresse de la brise, les nuages ne se mireront plus dans la rivière pour créer des spectacles époustouflants… enfin, tout cela se fera sans nous…
Auxerre, Migennes, Joigny, Sens, Joigny, Auxerre, Migennes,… on vous a sans doute donné l'impression de tourner en rond cette fois-ci. Impression tout à fait justifiée !… D'abord nous ne voulions pas nous éloigner trop, ensuite la pénurie de carburant nous a encouragés à la prudence. Mais bon, le bateau c'est le bateau, la rivière c'est la rivière, l'écluse c'est l'écluse et c'était très agréable quand même.Quelle chance nous avons !
Et nous espérons faire mieux la prochaine fois ! Nous espérons même sortir de la Bourgogne !… mais ce ne sont que des projets et, en bateau, souvenez-vous, on ne sait pas quand on part, on ne sait pas quand on arrive, - ni où !…
En attendant, une petite galerie de photos qui n'ont pas trouvé place dans les blogs précédents.
À bientôt !
Oui, voilà, ça y est : nous sommes de nouveau des gens daterre. Nous ne verrons plus de hérons nous souhaiter le bonjour au petit-déjeuner, l'oie ne viendra plus quémander sa tranche de pain, les cygnes ne cogneront plus contre la coque pour signaler leur présence, l'eau ne frisera plus sous la caresse de la brise, les nuages ne se mireront plus dans la rivière pour créer des spectacles époustouflants… enfin, tout cela se fera sans nous…
Auxerre, Migennes, Joigny, Sens, Joigny, Auxerre, Migennes,… on vous a sans doute donné l'impression de tourner en rond cette fois-ci. Impression tout à fait justifiée !… D'abord nous ne voulions pas nous éloigner trop, ensuite la pénurie de carburant nous a encouragés à la prudence. Mais bon, le bateau c'est le bateau, la rivière c'est la rivière, l'écluse c'est l'écluse et c'était très agréable quand même.Quelle chance nous avons !
Et nous espérons faire mieux la prochaine fois ! Nous espérons même sortir de la Bourgogne !… mais ce ne sont que des projets et, en bateau, souvenez-vous, on ne sait pas quand on part, on ne sait pas quand on arrive, - ni où !…
En attendant, une petite galerie de photos qui n'ont pas trouvé place dans les blogs précédents.
À bientôt !


ça c'est pour faire rire les Périgourdins… à ce prix-là…
un bel if
Toujours émouvant de découvrir un artisan d'art…
Beau tableau, beau cadre…
Les grands espaces icaunais (celui qui sait ce que ça veut dire gagne un abonnement d'un an !)
Un village bourguignon. Remarquez comme la rivière est belle et vaste. N'oubliez pas que c'est elle qui devrait passer à Paris !
L'ami Peter, l'homme qui n'a jamais habité dans une maison…
d'où, sans doute, ce regard lointain posé sur l'horizon…
Deux des nombreux couchers de soleil
qui nous laissent toujours pantois…
Une paire de bottes qui laisse pantois zossi…
Voici la belle Ivanka endormie, attendant d'être éveillée
samedi 6 novembre 2010
Monéteau
Ces deux photos n'ont que quelques jours de différence !
Eh oui ! Il y en a qui friment !
Ah ! bien sûr, si t'aimes pas les chrysanthèmes !…
Des toits et des carillons. Ménoteau.
Finalement, nous nous sommes dégonflés. Aussi agréable que soit le parc de l'Arbre sec pour s'y amarrer, il n'est pas loin du stade… nous arborons un pavillon hollandais puisque l'Ivanka en est, la nuit le coin est plutôt sombre… et le foot ne nous intéresse pas du tout, mais alors pas du tout. Donc nous avons quitté Auxerre pour une petite route vers Monéteau, la banlieue peut-on dire.
Enfin un village qui nous semble agréable, dynamique, vivant ! Jusqu'à maintenant les villages bourguignons semblaient, à nos yeux de traversiers, vivoter, pérécliter parfois, tranquilles toujours et, aux yeux de Périgourdins habitués à l'invasion estivale, symbolisés par cette affichette plusieurs fois aperçue à la façade de restaurants : «fermé jusqu'à la fin du mois d'août »…
Ici, les restaurants, même vieux et d'apparence fermée affichent : « ce soir, couscous maison » !… Bien sûr, en novembre, il bruinait breton, pas idéal pour prendre des photos et vous ne verrez pas les grandes places, les perspectives bien dessinées, les beaux bâtiments, la mairie imposante (école de filles / école de garçons), mais croyez-nous sur parole, un village où l'on a l'impression qu'il fait bon vivre.
Nous avons continué à descendre l'Yonne une fois de plus. Ce qui est bien c'est que le paysage est différent quand on regarde d'un côté puis de l'autre et, surtout, en cette saison les feuilles changent de couleur tous les jours et une semaine fait une énorme différence.
Amarrés de nouveau à Laroche-St-Cydroine sous un ciel de science-fiction, nous irons terminer le voyage samedi au chantier de Migenne.
C'est sûr ? c'est un nuage ? Pas une soucoupe ?
Retrouvé l'agréable accueil de l'office de tourisme de Migennes d'où je peux tranquillement faire ce blog. Le temps est gris, l'air frais… bouuuuh ! ça sent la rentrée !
mardi 2 novembre 2010
L'Abre sec et le Silex
Le « port » du parc de l'Arbre sec
Je sais, je sais, y en a des qui croient que nous vivons comme des sauvages, dans la nature, entourés de végétation exubérante, d'animaux sauvages, mangeant cru avec parfois un morceau de sanglier cuit au feu de bois allumé à l'arc… Eh ben non !
Nous sommes toujours entourés de civilisation, de pollution, de bruits, et, ici, au parc de l'Arbre sec d'Auxerre, de joggueurs, de pêcheurs et de chiens qui crottent et trottent. Les cygnes et les canards sont presque aussi sauvages que des animaux de ferme : dès qu'ils voient un être vertical ils s'approchent en quête de pain… et la vie culturelle est très développée.
Hier soir, pour changer un peu d'ambiance, nous sommes allés à la soirée organisée par le Jazz-Club d'Auxerre à la Maison des Musiques (=Le Silex), juste de l'autre côté du pont. Une bonne chanteuse brésilienne (Catia Werneck), un excellent pianiste (Vincent Bidal), un bassiste très brésilien (Aceline de Paula) et un batteur pas trop encombrant - c'est un compliment ! (Nicolas Viccaro) : une chaleureuse soirée bien agréable, « sympa » comme dit Fabi.
Nous sommes toujours entourés de civilisation, de pollution, de bruits, et, ici, au parc de l'Arbre sec d'Auxerre, de joggueurs, de pêcheurs et de chiens qui crottent et trottent. Les cygnes et les canards sont presque aussi sauvages que des animaux de ferme : dès qu'ils voient un être vertical ils s'approchent en quête de pain… et la vie culturelle est très développée.
Hier soir, pour changer un peu d'ambiance, nous sommes allés à la soirée organisée par le Jazz-Club d'Auxerre à la Maison des Musiques (=Le Silex), juste de l'autre côté du pont. Une bonne chanteuse brésilienne (Catia Werneck), un excellent pianiste (Vincent Bidal), un bassiste très brésilien (Aceline de Paula) et un batteur pas trop encombrant - c'est un compliment ! (Nicolas Viccaro) : une chaleureuse soirée bien agréable, « sympa » comme dit Fabi.
Suspense pour demain : Il y a un match de foot entre Auxerre et une équipe hollandaise. Interdiction de vendre de l'alcool dans toute la ville ! Ce n'est pas pour ça que tout le monde sera à jeun… Et le stade n'est pas loin du quai où nous sommes…
Halte à Gurgy
![]() |
Là, vaut mieux pas…
|
| Une belle halte engageante… |
Peut-être faudrait-il dire « Bof à Gurgy » ?
Gurgy est une jolie halte mais il vaut mieux être indépendant, vu les prix de fourniture de l'électricité et de l'eau, ils prennent les bateliers pour des Amerloques d'avant la crise !… De toute façon, la saison est finie et tout est fermé. Tout, sauf, au cœur du village « l'hôtel-restaurant de la rivière », qui semblait appétissant… Qui semblait. Abstenez-vous : c'est cher et mauvais. Seule la serveuse est agréable.
Nous sommes partis pour Auxerre. Arrivés le 30 octobre.
*** *** *** *** ***
Nous venons de recevoir, après un an et demi, cette réaction signée S.F. Comme je n'ai pas d'adresse pour répondre, je la publie telle quelle ici, suivie de ma réponse. Elle est aussi disponible à la date d'e réception (28 février 2012).
Je
tiens à dire que cela se voit que vous n'êtes pas de fins gourmets car
moi j'ai mangé là bas et rien n'était a redire, le prix n'est pas
excessif et l'on mange mieux que dans des buffalo grill, campanile et
tout ce qui s'en suit si c'est ça vos critères de comparaisons(ce qui au
passage ne devraient pas avoir lieu d'être puisque se sont des chaines
et non des indépendants).Dans c'est cas là rester dans votre bateau a
manger pain pâté et saucisson au lieu de faire des commentaires
désagréables. S.F
On
sent quelqu’un d’énervé. Pourtant, je l’assure que je me souviens
encore, après si longtemps, de la déception que nous avons ressentie ce
jour-là. Alors que dire ?
D’abord, je jure, croix de bois croix de fer, que je n’ai jamais mangé dans un Campanile et si on m’a invité une fois dans un Buffalo grill, le souvenir que j’en ai c’est qu’on n'en attendait pas plus : ce qui est déjà bien, soit dit en passant.
En revanche, le Restaurant de la rivière,
on nous en avait parlé en bien, la salle était bien occupée par des
gens qui semblaient être des locaux (un bon signe) et nous nous sommes
attablés remplis d’espoir. J’avoue que j’ai oublié ce que nous avons
mangé (pour Fabi, c'était du poisson) et j’aurais dû, à l’époque, vous
donner le détail du menu. C’est ma faute. Mais le désespoir devant le
côté quelconque de la nourriture était aussi profond que l’espoir qui
l'avait précédé.
Or, que doit faire le client mécontent d’un restaurant ?
Vous
avez déjà essayé de dire au patron que vous êtes déçu ? Je l’ai fait
une fois ; je ne recommencerai pas… Notre seule défense, c’est d’en
parler, de le signaler de la manière qu’on peut et qu’on veut. C'est
notre droit et c’est le risque de l’artiste qui montre sa peinture au
public : on a le droit de ne pas aimer et de le dire !
M. ou Mme S.F. (la patronne peut-être ?) nous insulte bien inutilement et injustement.
J’aurai préféré qu’elle nous invite à revenir pour un autre essai !
Elle m'aurait prouvé qu'elle sait bien cuisiner et je lui aurais donné un cours d'orthographe.
Il n'est pas trop tard !
mardi 26 octobre 2010
Bajoyers inclinés
Bajoyers inclinés
À cause du terrain meuble, certaines écluses de l'Yonne sont à bajoyers inclinés, le bajoyer étant le mur intérieur d'une écluse. Pour faciliter la vie des petits bateaux de plaisance, la VNF (Voies Navigables de France) a installé des pontons qui montent et descendent au gré des bassinées le long de glissières en aluminium. Des escaliers permettent, en théorie, de descendre sur ces pontons lorsque l'écluse est vide. Je dis : en théorie, parce que si vous regardez l'état des marches vous n'avez pas envie de les monter !… Mais quand l'écluse est pleine, on ne voit pas ces marches ; on ne voit même pas, si l'on est un peu distrait s'il y a un escalier ou non.
Donc, à l'aller, l'écluse étant pleine et Ivanka soigneusement amarrée au ponton du bout, là-bas, Pierre est allé faire un tour sous le noyer là-haut à gauche et ce n'est que lorsque la bassinée était presque finie qu'il s'est aperçu qu'il n'y avait pas d'escalier. On peut toujours accepter d'avoir l'air ridicule, rester sur place, demander à l'éclusier de remplir de nouveau, remonter à bord et laisser le niveau d'eau descendre ensuite. Ou alors, on choisit d'impressionner sa meilleure moitié et, n'écoutant que son courage, on descend, les deux mains sur une glissière, le pied gauche sur la partie inférieure et le pied droit tendu pour se recevoir. Et… ça s'est très bien passé, Fabi a été très impressionnée et Pierre très content de lui, surtout qu'il sait maintenant que les noix ne sont pas formidables.
Un peu plus loin, nous nous retrouvons à deux dans une écluse. Enfin plutôt à trois, avec Sam'pousse et Sam'Bott (sic) Deux péniches (38,5 x 5,05 m) qui prennent beaucoup de place dans le sas d'une écluse, et une commerce ça va plus vite que nous et c'est pressée (il prévoit de faire Joigny- rouen en trois jours !) Ça nous encourage pour rester à Villeneuve-sur-Yonne, belle halte déjà découverte l'an dernier.
Nous sommes arrivés samedi après-midi à Migennes et y sommes restés jusqu'à mardi. Ce soir, nous nous sommes arrêtés à Gurgy, un tout petit village, une halte champêtre et un bateau anglais à chaque bout !
mardi 19 octobre 2010
Toujours à Sens.
Vue de Sens à babord
Vue de Sens à tribord.
La gloire !…
Je suis bien conscient que nos lecteurs avides de nouveaux horizons, de découvertes, de voyages aventureux sont un peu frustrés depuis quelque temps car nous ne bougeons pas beaucoup. Mais bouger pour bouger, à quoi bon ?
La fuite pascalienne n'étant pas notre tasse de thé, nos sommes toujours à Sens. Nous nous sommes de nouveau promenés dans la vieille ville et les maisons à colombage, si nombreuses en Bourgogne, sont toujours intéressantes à découvrir, toujours originales, toujours attendrissantes par l'évidence des siècles qui se sont accumulés sur elles. Une promenade sur l'ancien mail (eh oui, avant l'internet, toutes les villes de province avaient un mail !) nous a fait découvrir des restes de remparts gallo-romains aux très semblables à ceux de la tour de Vésone. Le marché couvert proposait des quantités de goodies et même des truffes à un prix… inquiétant pour un Périgourdin…
Et puis nous avons retrouvé quelques amis. Peter, rencontré sur le chantier de Migennes et Herbert le Suisse au canoé. D'ailleurs, hier soir nous étions en sandwich entre deux bateaux suisses et c'est nous qui faisions le fromage !…
Warhol l'a dit : tout le monde aura son heure de gloire. Pour nous, c'est fait !
Dans le numéro du 19 octobre de « l'Yonne républicaine » un petit article parle d'Ivanka, avec sa photo. Promis, nous organiserons une séance d'autographes dès notre retour.
Il pleut, il fait froid-chaud, le ciel est gris, gris noir, gris gris, gris… on se croirait en hiver. Nous avons rendez-vous dimanche à Migennes et partirons d'ici sans doute jeudi matin pour remonter en prenant notre temps. En attendant, je vais chercher un café d'où pouvoir me connecter pour vous envoyer cette page.
Je me demande si les gens vont me reconnaître ?
samedi 16 octobre 2010
Deux ans !
C'est aujourd'hui un anniversaire : Il y a deux ans nous quittions Plasmolen (Mook) sur la Maas en Hollande pour remonter la Meuse et amener Ivanka en France. En deux ans nous avons parcouru 2435 km et passé 545 écluses. Ce qui fait une moyenne d'une écluse tous les 4,5 km et de 200 km par mois de navigation. Pas mal pour un engin qui avance à 8 km/heure !…
Nous avons visité de nombreuses villes (qui se mélangent un peu, faut l'avouer) et le restaurant qui nous a le plus marqués est le restaurant indien de Château-Thierry. Les boulets de Liège aussi, nous ont un peu marqués, mais surtout impressionnés.
Aujourd'hui nous avons descendu l'Yonne depuis Joigny jusqu'à Sens. Longues attentes à quelques écluses, parfois à cause d'un manque de coordination des éclusiers. Grâce à un bateau-promenade assimilé « commerce » qui a demandé la permission de passer à l'heure du déjeûner, nosu ne nous sommes pas arrêtés de tout et ce fut un trajet non-stop de 7 h 30. Belle journée avec un beau temps et un vent frais du nord. Et à l'arrivée un beau couple comme comité d'accueil.
Toujours affamés ces volatiles !…
… mais quand on voit le menu du soir !…
mardi 12 octobre 2010
horizons fluviaux
Lundi 11 octobre, arrivée à Joigny vers 17 h 00. Ça nous fait quand même des journées de 8 heures !… Pas étonnant que ce soir nous nous sentions un peu fatigués.
Nous sommes déjà passés à Joigny et la ville est toujours aussi jolie vue de l'autre rive. Demain nous resterons ici pour éviter les problèmes éventuels des grèves. En attendant, pour vous donner une idée des grands horizons qu'on peut apprécier sur une rivière et qu'on ne voit jamais sur un canal, voici quelques photos (n'oubliez pas de cliquer dessus pour les agrandir).
L'Yonne à Joigny L'Yonne à Gurgy
Nous sommes déjà passés à Joigny et la ville est toujours aussi jolie vue de l'autre rive. Demain nous resterons ici pour éviter les problèmes éventuels des grèves. En attendant, pour vous donner une idée des grands horizons qu'on peut apprécier sur une rivière et qu'on ne voit jamais sur un canal, voici quelques photos (n'oubliez pas de cliquer dessus pour les agrandir).
Une rue d'Auxerre
L'Yonne à Joigny L'Yonne à Gurgy
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