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vendredi 6 janvier 2012

Pour ceux qui passent…

Bonjour et merci de venir voir chez nous !

Nous sommes en escale à Périgueux ce qui ne nous empêche pas d’aller voir ailleurs et, en décembre dernier, ce fut en Normandie.

Alors, la Normandie c’est ça, ça et ça…


Et n'oubliez pas les langoustines, les moules et les huîtres !











mais c’est aussi ça !…
Port de Saint-Vaast
Une mouette peu farouche.






















 Le capitaine a retrouvé quelque peu ses racines : Ah!… vieille marine !… a-t-il soupiré en se souvenant du bon temps où il naviguait à la voile. Et le matelot, in petto pensait : Heureusement que je ne le connaissais pas à cette époque-là…

Nous ne repartirons sur l’Ivanka qu’au mois de mars.

En attendant, nous espérons que 2012 vous apportera tout ce dont vous rêvez.

mercredi 16 novembre 2011

Échoués

Voilà, ça y est. Nous voici échoués à Périgueux pour quelque temps.
Le voyage s'est… passé. Un TGV qui en remplaçait deux, 4 heures d'attente à Paris chargés de bagages donc impotents, un incident technique qui nous fait rater la correspondance à Limoges : un voyage normal, quoi.
     Une confirmation : il fait plus chaud dans le sud-ouest que dans le nord-est du pays.
     Merci à tous ceux qui nous ont suivi sur ce blog. Nous vous ferons part de la suite de nos voyages dès qu'il y aura lieu de le faire.

dimanche 13 novembre 2011

Crottes d'éléphant ou fossiles de coquillages ?

Épinal abien essayé, un jour, de gommer son brouillard, mais ça n'a pas duré…
  
       Eh bien, on ne sait pas ! On les a bien regardés ces petits objets noirâtres de tailles variées, incrustées de vagues formes circulaires. Moi je tenais pour des fossiles, Fabi pour des crottes d'éléphant (ceux qui la connaissent savent que les animaux et elle, c'est une longue histoire d'amour…) et malgré une longue étude et une discussion animée nous n'avons pas pu conclure. L'étiquette indiquait « éboulis ». Éboulis certes, mais de quoi ? That is the question. Du coup j'ai oublié de photographier l'œuvre pour demander votre avis, c'est bête. L'œuvre ? oui, j'ai oublié, c'est une œuvre qu'on découvre au dernier étage du musée d'art ancien et contemporain d'Épinal. Beau bâtiment récent, avec malgré tout quelques belles œuvres, et de grands noms : Le Lorrain, de la Tour… Mais le niveau art contemporain… bof, bof…
     Tiens, finalement je me dis que c'est dommage que vous n'en profitiez pas non plus. Alors, promis : dès notre retour à Épinal, je retournerai au musée pour prendre cet éboulis en photo et vous déciderez vous-mêmes !

samedi 12 novembre 2011

Le 11/11/11

  J'ai bonne mémoire, alors je me souviens qu'il y a longtemps, si longtemps qu'on ne peut même plus parler de prescription – de préhistoire peut-être ? – j'ai moi aussi fait des conneries avec les copains, pour rire. Je n'en donnerai pas ici le détail car mes enfants me lisent et je veux continuer à voir dans leur yeux le respect qui m'est dû… Mais cela n'excuse pas celles que font les petits cons d'aujourd'hui !
     Je l'ai dit, nous sommes amarrés côté rue, cinq bateaux un peu écartés les uns des autres, dont deux sont occupés, l'un par un couple d'Allemands qui attendent le beau temps pour descendre jusqu'à la Méditerranée, Barcelone puis les Baléares (!), et nous. Entre les deux un petit voilier dont l'éclairage intérieur s'allume le soir pour s'éteindre le matin – le sûr moyen de faire savoir au monde qu'il n'y a personne à la maison ! Au-delà des Allemands une grosse hollandaise (plus de 20 m de long) et derrière nous un sorte de pénichette en fibre de verre (à vendre 21 500 € si ça vous intéresse).
     Cette nuit, dormant sur ma bonne oreille - l'autre commence à faire partie de la préhistoire elle aussi – j'ai quand même entendu un groupe de jeunes rire en passant à notre hauteur. Il était 23 h00 environ. J'étais sur le point de m'endormir et je me suis laissé allé. Ce matin, à 5 h 00, c'est le bruit du Victron (ce robot extraordinaire qui règle toute l'électricité à bord, celle qui vient des batterie, celle qui vient du quai, celle qui entre et celle sort…) qui m'a éveillé. Il ronflait. Quand le Victron ronfle c'est qu'il charge ou décharge les batteries d'une manière importante. Dans un sens ou dans l'autre, les batteries sont donc en partie vides. Mais pourquoi serait-elles vides puisque nous sommes branchés sur la prise du quai ? Simple : parce que nous ne sommes plus branchés sur la prise du quai !
     Bien sûr, même mon cerveau préhistorique a pensé tout cela en moins de temps qu'il en faut pour l'écrire, j'ai bondi hors du lit, jeté un coup d'œil dehors. Bingo ! nous n'étions plus branchés sur la borne du port. Les batteries vides à 63 %.  Le maximum confortable pour elles est 75 %, mais ce sont de bonnes batteries, très solides, j'ai repris leur niveau d'eau hier justement, donc pas d'inquiétude. Ces petits cons on trouvé drôle de nous débrancher. Pas grave. Je récupère la prise tombée dans l'eau, je la sèche selon la méthode efficace enseignée par un électricien hollandais de Maastricht et je la rebranche.
C'est en montant à bord que je l'ai remarquée. Cette pénichette qui, hier soir encore, était dernière nous, ce matin ( 5 h je vous le rappelle), je la retrouve sur notre nez, en travers !

 

Ces petits cons ont largué ses amarres et, par un tour de passe-passe que je ne m'explique pas, l'ont fait remonter le courant assez fort ici, l'ont fait nous dépasser puis l'ont abandonnée à son sort et, heureusement, elle est venue gentiment se coincer sur nous sans dégâts. Ça fait désordre, mais il n'y a rien de cassé.
Au final, cette histoire m'arrange bien. Je n'aimais pas l'idée de laisser Ivanka toute seule sur ce quai où les gens passent et je voulais demander au « capitaine », celui qui m'avait assuré qu'il n'y a jamais de problèmes, s'il était possible de mettre le bateau à couple d'un autre, en face. Maintenant je ne lui demanderai plus, je le ferai et je partirai plus tranquille.
Dernière minute : y zon piqué mon vélo ! Mon beau vélo made in China, tout rouillé mais qui nous dépannait bien… Ah ! la, la, ya pus d'moralité publique… Debouze dit qu'un électeur du Front national c'est un communiste qui s'est fait cambriolé trois fois… Moi, c'est la première fois et je n'ai jamais été communiste : tous les espoirs sont permis !
     Quand même, pour un port tranquille, Épinal…
     Et qu'on ne vienne pas me dire qu'il ne s'est rien passé le 11/11/11 !…

Notre nouvelle place, plus sûre, on espère !
 

jeudi 10 novembre 2011

Corre > Épinal : On vous met tout en bloc !

Le voyage prévu


Fontenoy-le-château

La hêtraie

Écluse de la Pippée

Cœurs d'automne

Ah ! les vacances !…

Ah ! les vacances, dis-je…



Début du grand bief

Palplanches pourries

Pas d'eau !


La « Biarritz » et nous

Brume pour partir

Mais non, fait pas froid !

Des portes en verre et résine !

Le port d'Épinal

Finie la Saône !

Voilà.
Le 29 octobre, la rivière qui se rétrécissait de plus en plus nous avait prévenus. Nous l'avons quittée au point kilométrique 407. Nous sommes dorénavant sur le canal des Vosges, subdivision fluviale d'Épinal.

Ça se voit tout de suite : les bajoyers sont en partie recouverts de plantes, les vantaux de l'écluse sont boueux… On nous a avertis aussi que le canal n'est pas en très bon état. Nous verrons, c'est ça l'aventure ! La première écluse est tenue par un éclusier (ça change de la perche à tourner !) et il nous a présenté un visage très sympathique. Les autres écluses sont automatisées avec boîtiers. Nous avons déjà connu ce système. Attendons.

Corre est un village où il n'y a rien.
Si ! un bar-tabac-boulanger et un petit Intermarché où vont se promener les habitants désœuvrés quand ils ne se baladent pas sur le quai du port qui est bien désert ces jours-ci. Nous avons donc beaucoup lu et profité du beau temps exceptionnel en cette saison.

Mais c'est aussi la première escale où nous avons eu la surprise de voir arriver un charmant monsieur portant un panier d'osier et proposant de nous vendre son contenu : noix, pommes, un petit (petit) chou, des échalotes, de l'ail et un pot de framboises fraîchement cueillies pour… Pour ce que vous voulez, dit-il ! Du coup, nous lui avons demandé s'il avait des œufs. Les poules ne pondent pas beaucoup en ce moment mais je vais voir. Et le lendemain nous avons trouvé sur le roof six œufs dans un petit carton, six œufs bien sales, bien naturels, bien bio !… Nous mangerons des œufs à la coque le matin !

Et demain, 2 novembre, ça y est, nous attaquons le canal des Vosges, le canal où, sur la carte, on dirait qu'il y a plus d'écluses que de biefs ! Le canal dont tout le monde nous dit qu'il est en mauvais état, qu'il est mal entretenu, le canal où cet été un bajoyer (mur d'écluse) s'est effondré arrêtant la navigation pendant un mois d'été, mais aussi le canal dont tout le monde nous répète qu'il passe dans des régions superbes. Nous verrons bien. Ce soir, pluie fine et douceur, toujours.
Peu à peu la Saône devient une petite rivière
Parfois on se demande s'il y a une sortie !
Le port de Corre


Dernier matin sur le Saône






Les connexions internet seront rares, donc, patience…

jeudi 27 octobre 2011

Retour à Port

Le parc animalier de Port s/S nous a permis de voir ces daims que nous avions ratés à Clerval.
Un visiteur qui ne s'intéresse pas aux bateaux.
















Ils sont fous ces Parisiens !… Au moins, ils sont à plaindre. Passer deux jours à Paris dans les transports en commun est une épreuve que je supporte de moins en moins (l'âge ?). Heureusement qu'il y a des escaliers, surtout dans les couloirs du RER, que je suis presque toujours seul à monter (la foule prenant l'escalator), et qu'ils remplacent une bonne séance de cardio !…

Trois surprises m'attendaient à mon retour. D'abord Fabi à finit de gratter la peinture rouge qui décorait la table, elle a passé trois couches de peinture blanc cassé et voilà, nous avons une table neuve pour laquelle nous avons d'autres projets d'amélioration, mais chut…

Ensuite, José, le capitaine du port de Port (eh oui…) nous a donné un courriel venant d'un lecteur inconnu. Le capitaine de l'Aton rythme, port d'attache Port-sur Saône, lit notre blog et voyant que nous allions passer ici nous fait un petit coucou. C'est très agréable et gentil. Dommage qu'il habite trop loin pour venir boire un café en passant ! Merci Jean-Luc !

Vue générale du port de Port.
Enfin Fabi m'a montré le plan de Port-sur-Saône édité par l'office de tourisme. Eh ! bien, ils sont encore meilleurs qu'à Sarlat ! Depuis des années je me bats avec l'office de tourisme de Sarlat pour qu'on n'oublie pas d'imprimer sur les plans et cartes de la ville une rose des vents indiquant le nord. Elle est d'autant plus nécessaire quand le nord n'est pas en haut de la page puisque c'est sa direction par convention (une convention internationale !). Or on trouve régulièrement dans les publications sur la villle, notamment dans un ouvrage (qui se prétend guide) sur Sarlat rédigé par une conservateur de musée (mazette !), des plans où le nord se trouve à gauche de la page sans indication aucune permettant au touriste de passage de se repérer. Ce n'est d'ailleurs que la plus minime des erreurs contenues dans cet ouvrage(qui se prétend guide), mais passons… Eh bien, ici, on a fait plus fort encore : on a placé sur la rose des vents un W à l'ouest, bon ; et… un O  à l'est !… Deux ouest pour le pris d'un seul !… Qui parle de crise ?… Peut-être parce que nous sommes ici dans l'est de la France et que, comme au pôle nord la boussole ne montre que le sud, ici elle ne montre que l'ouest !




Alors, Ouest ou West ?

Nous prévoyons de partir demain 28 octobre.

mardi 25 octobre 2011

Tout est fait pour impressionner le pauvre bateau qui entre dans ce tunnel !


Passés deux nuits à Scey, dans un bon port, un peu éloigné du village. Étape gâtée par la proximité d'une route trop bruyante.
Heureusement, il n'est pas très long : moins de 900 m.
Port-sur-Saône. Ça fait un peu carte postale, mais sous la pluie…


Nous sommes arrivés à Port-sur-Saône où nous resterons quelques jours, le capitaine ayant besoin de faire un aller/retour à Paris et nous nous rappelons avec émotion tous ces pittoresques villages que nous avons traversés ou longés depuis notre départ de St-Symphorien-sur-Saône :
Lamarche-sur-Saône,
Pontailler-sur-Saône,
Heuilley-sur-Saône
(nous avons évité de peu Périgny-sur l'Ognon),
Mercey-sur-Saône,
Ray-sur-Saône,
Rupt-sur-Saône,
Scey-sur-Saône…
(Le premier qui me demande sur quelle rivière nosu naviguons…) et nous avons apprécié chaque kilomètre parcourus sur cette belle rivière.
Vous connaissez les baobabs de Port-sur-Saône ? .


Bientôt, nous aborderons le canal des Vosges et ce sera alors une autre histoire. Mais nous en reparlerons.
En attendant, Fabi est toute seule à bord, dans un port presque désert la nit, sous une pluie battante, et Pierre se balade à Paris !… Bon, se balade c'est beaucoup dire, m'enfin, il n'est pas à son poste !

samedi 22 octobre 2011

Soing, Soing !

Le château de Ray vu depuis l'écluse.
Nous voulions nous arrêter à Ray nous sommes arrivés à Soing. C'est qu'un panneau, à l'entrée du bras de Saône qui nous aurait mené jusqu'à Ray et son château, nous indiquait : profondeur 1 m. Or Ivanka a un tirant d'eau d'1,10 m. Suffisant pour se mettre au sec ! Peut-être que nous aurions pu y aller quand même, de justesse, mais malgré son charme évident et son vieux château reconstruit au XVIIIe siècle, notre goût de l'aventure n'était pas assez développé ce matin-là et nous avons choisi de prendre l'écluse qui après une montée de plus de 3 m nous mena jusqu'à un bras de Saône où, grâce à un détour de 4 km nous sommes arrivés au pied du barrage et du village de Soing.

Une peinture XVIIIe siècle d'aujourd'hui !

 Petit village avec une belle église XVIIIe, pas plus de quatre à cinq maisons à vendre et une de vendue ! Un boulanger (à vendre) qui montre une vitrine si aguichante que même lorsqu'il est ouvert on croit qu'il est parti en vacances depuis quinze jours ! et une petite supérette à l'éclairage tristounet, aux rayons parcimonieux, aux prix immodérés mais au comté… au comté !… un vrai régal.

Le « port » de Soing.

Nous devions rester un jour – bricolages divers indispensables – puis repartir ce matin. Mais ce matin ce sont des trombes d'eau tropicales qui nous ont réveillés. Tropicales par le volume, mais sans la température, plutôt gla gla. Et les choses ne vont pas s'améliorer dans ce domaine, paraît-il. Ce fut donc une journée cocon, Fabi n'a même pas mis le pied à terre, moi je suis allé faire un tour de vélo pour me… réchauffer… Sinon, lecture, écriture, traductions et ce soir, un film sur l'ordi : une journée de vacances par mauvais temps.