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jeudi 7 avril 2016

illusion ?

Edgar Morin, dont je viens de finir Où va le monde ? (à recommander sans restriction ; je le prête en eBook sur demande) a sans doute raison qui écrit : La plus grande illusion est de croire connaître le présent parce que nous y sommes.
Bien.
Mais quid du passé ?
C’est justement la question que nous nous posons ces jours-ci : Dans notre passé fluvial, avons-nous connu printemps aussi mauvais ? Dans notre mémoire la réponse est non, mais n’est-ce pas une grande illusion de croire se souvenir du passé parce que nous l’avons vécu ?…
Froid, venteux, pluvieux, grêleux, avec certes quelques intervalles ensoleillés entre deux cumulus, mais ce printemps n’incite pas à la vie en plein air. Comme remarque insidieusement l’équipage : « Heureusement que nous ne naviguons pas ! ».
En effet, la question centrale se pose toujours : notre troisième tentative pour arriver à Saint-Valéry-sur-Somme sera-t-elle couronnée de succès ? Voici l’état de la question : Le faucardage à notre ouest ne se pratique qu’après Abbeville. La navigation étant ouverte sur la Somme depuis le 1er avril, nous pouvons quitter Corbie et avancer jusqu’à cette étape-là qui connaît déjà des activités ornithologiques, spécialité de la région au printemps. Ainsi, dès le faucardage terminé, le 15 du mois, nous pourrons continuer la route jusqu’à notre but. Mais l’avis à la batellerie interdisant la navigation pour cause de faucardage étant en vigueur, le personnel qui s’occupe des écluses ne peut être d’astreinte et la navigation le samedi et dimanche est interrompue, – jusqu’au 15.

Nous pensions partir de Corbie jeudi et rejoindre Abbeville en trois petites étapes, mais si c’est pour rester coincés sur une halte au milieu de nulle part pendant le week-end, autant rester ici, d’autant plus que la météo a annoncé, avec raison, quelques jours particulièrement venteux. Donc, en résumé, nous partirons lundi.

Marcher sous l'averse, plaisir printanier.

M. et Mme Pinson. Monsieur est là-haut, plein de couleurs.
En attendant, balades entre deux averses, balades sous une averse, comptage des chiens en promenade, papotage avec leurs maîtres, nourrissage d’un couple de pinsons, petit bricolage, lecture, écriture, un peu de radio, un peu de télé (en pointillé, par WI-FI), un film enregistré parfois le soir (dont deux navets deux soirs de suite)… La vie continue.


Pour finir sur une note optimiste



lundi 16 mars 2015

J'en ai marre !


Oui, j’en ai marre !

Primevères et prunus prouvent que le Printemps est proche. Et pourtant…

Et pourtant, je vous le dis tout de go : j’en ai marre !
J’en ai marre des canaux réservés aux canards et aux canettes, 
j’en ai marre des bassin où ne flottent que des bouteilles (et quelques canettes en alu), 
j’en ai marre des écluses abandonnées et des rivières inutiles parce que non navigables, 

Le bassin, Périgueux.

L'entrée du canal, Périgueux.

Une écluse, Périgueux.


c’est pourquoi…

Nous avons pris nos cliques et nos claques,
nos valises et nos sacs,
sans oublier les casse-croûtes parce que voyager, ça creuse.
Car le temps est venu de retourner à bord de l’Ivanka 
qui nous attend au port Saint-Louis de Carrières -sous-Poissy. 

Nous prenons le train mardi 17 mars au matin. 

Si l’envie vous prend de nous suivre, vous êtes les bienvenus.
À bientôt !

samedi 8 mars 2014

Merci !

     Merci à tous ceux qui nous ont envoyé leurs souhaits de bonne navigation et toutes nos félicitations : personne ne nous a souhaité bon vent ce qui, vous le savez maintenant, ne se souhaite qu’à un voilier.
     Mais je m’aperçois que j’ai manqué à la tradition de vous donner notre programme pour ce printemps qui vient :
    Après une semaine en cale sèche à Saint-Jean-de-Losne, sur la Saône, donc, nous ne pourrons en repartir que le 20 mars à cause d’une écluse fermée jusque-là. Nous descendrons alors jusqu’à Chalon/Saône, à ne pas confondre avec Châlons-en-Champagne où nous étions l’an dernier.
     Ensuite, nous prendrons le Canal du Centre qui nous conduira jusqu’à Digoin. Pour ce printemps-ci, nous devons nous arrêter après le 15 avril et j’ai demandé à Nevers, sur le canal latéral à la Loire, s’il y avait une place pour Ivanka. Pas de réponse pour l’instant.

À partir de Digoin, nous serons en terrain connu puisque nous avons déjà pris cette route, mais nous avons envie de refaire, en sens inverse, le trajet qui nous a conduits de Saint-Mammès sur la Seine à Nevers : pressés par le temps à l’époque, nous étions restés un peu sur notre faim.
     Bien sûr, en vertu de l’adage marin qui dit : On ne sait pas quand on part et on ne sait pas où on arrive, tout ce qui précède est sujet à corrections.


En tout cas, une chose est sûre : le Printemps approche, la preuve :