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lundi 2 décembre 2013

L'œil de Périgueux

Certes, ce n'est pas aussi impressionnant que « L'œil de Moscou » !… mais grâce à la tèchenik, nous surveillons régulièrement le port royal d'Auxonne pour nous assurer que l'Ivanka n'a pas de velléités d'escapade.
Pour l'instant, tout va bien. Voyez :

L'Ivanka est la cinquième en partant de la gauche.


D'ailleurs, avec le froid qui s'installe, qui aurait envie d'une balade ?
Quoique.
À l'instant même, la caméra nous montre une commerce avalante.
Mais les commerces ne sont pas des touristes et ce n'est pas un peu de gelée blanche qui va les arrêter ! espérons quand même que le pont n'est pas trop glissant !

Par tous les temps, le batelier avance !…


Bon mois de décembre à tous !

mercredi 6 novembre 2013

Dernier jour


     Pluie, vent, froid, pluies fortes, vents très forts, froid froid, le mauvais temps nous avait consolé : nous étions à la fin du voyage, nous étions arrivés , nous allions quitter le navire et retrouver la terre ferme, fini pour cette année. Nous avons rangé, dans le froid, la pluie, le vent, Ivanka pour l'hiver et, consolés par les éléments désagréablement hivernaux, nous nous couchâmes hier soir l'esprit serein. Ce matin, le ciel était clair, le vent était nul, la température raisonnable mais nous nous sommes rendus à la gare. Un héron gloussa, quelques corbeaux ricanèrent. Nous les ignorâmes.

   Le train était à l’heure.
Ça sent le départ, non ?

On garde un œil, quand même. Ah ! le progrès !…
  





mercredi 30 octobre 2013

Signe ou pas signe ?

    Après vérification dans nos archives, il semble que ce n’est pas la première fois que le Liberty  et l’Ivanka  se rencontrent. Il y a deux ans, sur le Doubs, nous avions été frôlés de trés trés près par une péniche et j’en avais fait une vidéo digne d’Hitchcock pour le suspense ! La chute, qui nous avait fait bien rire, était le commentaire du marinier dont on ne voyait que les pieds qui disait : Ben… heureusement qu’il est en fer !…

     Eh bien, coïncidence incroyable, c’est le même Liberty qui nous a sortis de l’échouage sur la Saône hier. Coïncidence ou signe ? Et si signe il y a… signe de quoi ?… La question peut se poser, ou non, enfin je ne sais pas. Mais comme tous les proverbes sont vrais (même quand ils se contrarient) la prochaine fois que nous nous rencontrons, j’espère que ce sera plus calmement ! À suivre ?…
     Pour mémoire :

On sent bien qu'il se rapproche, n'est-ce pas ?

La bande verte avec mon pied, c'est Ivanka.
La bande grise en haut c'est Liberty !…


Échoués !

     Voilà, nous sommes arrivés à Auxone. 
     Ça n’a pas été sans mal et nous avons failli ne pas arriver. 
     Après être sortis du canal Champagne-Bourgogne sans encombre, nous nous sommes lancés dans les flots de la Saône qui, sans être brutale, connaît une légère crue : il a tellement plu depuis quelques jours, et un courant de force moyenne nous fait avancer rapidement.
     Arrivés en vue de la dérivation (petit bout de canal) qui conduit à la seule écluse que nous devons passer sur la rivière aujourd’hui, nous nous poussons pour laisser passer une commerce montante, le « Liberty ». Mais le courant plus le vent se conjurent pour nous pousser vers la rive et, si sur un canal nous pouvons presque toujours frôler les bords, sur une rivière, surtout en légère crue, jamais ! Voilà pourquoi nous nous retrouvons au sec, échoués ! Plus moyen d’avancer ni de reculer. 
Je saute sur la VHF : Liberty, Liberty, ici l’Ivanka. Je suis échoué !
En vrai pro on me répond : Vous avez besoin d’aide ?
     Et courageusement, parce qu’il risquait aussi de se mettre au sec et c’aurait été plus compliqué pour lui que pour nous, Liberty se rapproche peu à peu d'Ivanka, jusqu’à pourvoir nous lancer une remorque. Il n’aura ensuite aucun mal à nous sortir de ce mauvais pas. Merci !
     Évidemment, nous étions trop occupés pour prendre de belles photos ! Désolé.

Arrivés ensuite sans encombre (ça suffit pour la matinée) dans le port d’Auxonne. Nous y sommes entourés de remparts « à la Vauban » qui rappellent un peu Toul. Pour le reste, nous verrons. 

Ça y est, l'amarre est passée.

Avec la puissance du moteur d'une freycinet, 
Liberty  nous sortira de là sans problème !

27 octobre à Maxilly


     Dimanche. Il pleut à Maxilly.
     Nous restons ici, à 1 km de la sortie du canal, en attendant la fin de l’alerte météo qui annonce des vents forts. Peut-être aussi pour ne pas finir trop vite le voyage, car notre prochaine étape sera Auxonne où l’Ivanka doit hiverner. Après un petit-déjeuner aux viennoiseries – ben oui, quoi, c’est dimanche, non ? – nous lisons, puis partons relever nos courriels dans l’abri bus près de l’école (c’est là que nous avons trouvé une connexion qui n’est pas verrouillée). Ajoutez-y la préparation d’une compote de pommes ramassées à la sauvage car il semble qu’ici les pommes tombées à terre y restent et nous en profitons, voilà une journée bien entamée.
     Grâce à une clé USB spéciale nous pouvons recevoir des chaînes télé en quantité et qualité variables selon les lieux. Vus la qualité des programmes eux-mêmes, nous essayons parfois, plus pour voir ce qu’on peut recevoir que pour regarder vraiment. Il nous reste quelques films copiés sur l’ordi. Entre livres et/ou films les soirées passent vite, même quand il pleut. Nostalgie des fins de voyage…

(Langres) photo prise à 08 h 00 du matin. Je trouve
qu'on voit de plus en plus de «bizarres».

samedi 26 octobre 2013

Oisilly.

     Encore un quai ridicule, 10 m de long et deux bornes en béton qui jouent aux bollards. En rase campagne. nous nous arrêtons quand même car nous en avons marre : depuis Saint-Seine nous sommes derrière le Kaïros qui, forcément, va très lentement. Au mooins, nous serons tranquilles.
     En pleine sieste (si, si, ça existe…), un bateau montant nous croise en jouant de la corne de brume. Nous reconnaissons les visages mais pas le bateau. Où l’avons-nous rencontré ce couple rieur ? N’arrivant pas à retrouver l’endroit, je saute sur mon vélo et rejoins le Wobble (quel nom !) à l’écluse. 
     Bien sûr ! C’était ces gens qui, malgré un moteur gravement en panne, gardaient néanmoins une humeur joviale et avec qui nous nous sommes rendus à la gare de Châlons-en-Champagne fin août en quittant l’Ivanka pour le mois de septembre. Ils sont en route pour Rouen qu’ils comptent atteindre à la mi-novembre.

     Le retour à vélo par le village d’Oisilly m’a permis de découvrir sans doute le seul monument aux morts qui montre plus de morts (3) de la Seconde guerre mondiale que de la Première (2). Étonnant. 

Rencontre rare.

Indiqué sur cette "halte", un point d'eau…

Non, pas celui-là, tout proche mais réservée aux chevaux !

Fontaine Française

Saint-Seine. Halte fluviale ou forestière ?
Depuis le tunnel de Balesmes, on nous avait prévenus, il y a de moins en moins de haltes bien équipées et de villages avec épicerie. Quand nous nous sommes arrêtés à Saint-Seine ce matin, j’ai sauté sur mon vélo, direction le boulanger du village – oui, m’a-t-il confirmé,  tous les autres commerces ont fermé, je suis le seul ; ce sont les tournées qui me permettent de tenir, sinon il n’y a plus rien, même l’école est fermée. Triste. Bien sûr, je savais que son pain ne serait pas très bon (habitués à manger du bon pain complet, nous sommes difficiles) mais je l’ai acheté quand même, modeste contribution à la survie du village.

     Alors, lorsque nous découvrons sur la carte qu’un village au nom curieux : Fontaine Française, compte plusieurs commerces mais aussi un superbe château XVIIIe, nous nous lançons sur la route courageusement. On a bien fait 10 km en tout (c’est ce que me disaient mes jambes) mais c’était un bien beau château et si la boulangère n’avait plus rien d’intéressant à nous proposer nous avons pu faire quelques courses au supermarché du coin. Belle balade par beau temps. Ce soir : plein les bottes !

Se lever le matin dans un bâtiment pareil…

… Avec ça sous les yeux !…

Cusey

    Comme toujours, accueil chaleureux dans ces villages. Le maire, la secrétaire de mairie, se mettent en quatre pour nous renseigner, pour trouver la personne qui a la clé de l’église (toujours fermées les églises si l’on veut qu’il y reste quelque chose !), etc. Nous sommes étonnés par la taille et la qualité des propriétés qui forment ces villages qui, malgré tout, ont du mal à survivre. Heureusement, l’école est là pour ça, toute neuve. Un rapide tour de Cusey nous permet de découvrir deux monuments historiques :

Pompe à essence préhistorique !
Forteresse médiévale de Cusez.



     La halte est bien équipée en eau et électricité, ce qui nous permet de recharger les batteries à fond. Un peu isolée quand même remarque Fabi qui trouve qu’on voit peu de bateaux sur ce canal. Et, en effet, le long d’un quai de soixante mètres de long nous restons seuls pendant deux jours jusqu’au soir de ce deuxième jour où, coup sur coup viennent s’arrêter, le Kaïros, puis des Anglais, puis des Australiens qui sont obligés de s’amarrer à couple du Kaïros qui prend beaucoup de place.

Port au matin.

Port au soir…
      Invités à l’heure de l’apéritif par Gil et Marine, l’équipage du Kaïros, nous y rencontrons Éliette, leur passagère suisse. Nous y passerons deux heures agréables à échanger informations et souvenirs. Il est possible qu’Éliette ait trouvé que la conversation tournait un peu trop autour des canaux et des écluses, mais elle était là pour découvrir la vie  des gens qui voguent sur les canaux et il y avait d’excellentes chips de betterave rouge, création de Marine, qui pouvaient la consoler de beaucoup de choses. Un régal ces chips !

     Le lendemain nous partions tôt dans la brume vers la Bourgogne et la Côte-d’Or. Au revoir, la Haute-marne.

À Dommarien, ya rien…

 Après une nuit tranquille à Villegusien où nous sommes allés admirer le lac artificiel qui alimente le canal, nous sommes partis ce matin dans le brouillard pour nous arrêter quelques kilomètres plus loin à Dommarien.
     Cette partie du canal est connue pour avoir peu d’aménagements adaptés aux bateaux de plaisance. Certains villages font un effort et proposent, qui un simple quai (propre), qui une halte avec quelques aménagements comme de l’eau, de l’électricité, etc.
     Dommarien, joli village, propose un quai que la VNF appelle de « taille réduite ». En effet : 5 m. Le guide publié par la revue Fluvial (qui tient ses informations de la mairie du lieu, je suppose) parle de gabarits admis « jusqu’à 38,50 m », de « capacité : 2 places sur ponton », de branchement électrique et d’eau. 
     Il se trouve que ledit branchement se situe à au moins 100 m à vol d’oiseau du lieu d’amarrage près du robinet.
     Question : Quel bateau a un câble électrique de 100 m de long ?
     Réponse : Aucun !

     Je ne suis pas certain que ce soit en racontant des blagues de ce genre qu’on attire des touristes. Et c’est bien dommage car le village est agréable, les gens charmants, les enfants polis comme tous les habitants de cette région où l’on se dit facilement bonjour. 

Dommarien, la "halte fluviale".

Un beau village, Dommarien.

Avec des toits en lauzes (laves) comme chez nous en Périgord !