lundi 3 novembre 2008
court arrêt
Aujourd'hui, 3 novembre, nous sommes arrêtés à la halte nautique de Charleville-Mézière. C'est semble-t-il une très belle ville. Photos à suivre !...
dimanche 2 novembre 2008
Revin / Bogny-sur-Meuse
dimanche 2 nov.
Ce matin il faisait beau à Revin. Nous sommes partis assez tard parce que nous attendions nos nouveaux amis (Andy et Petra) qui avaient quelques courses à faire et les chiens à promener (oui, LES chiens : trois !... dans un bateau plus petit qu’Ivanka... Comme dit Petra : douze jambes de plus !). La première écluse est à la sortie de la ville après le méandre. C’est une écluse automatisée. Nous nous approchons. Deux feux rouges verticaux. Aïe !... vous avez tous reconnu le signal : écluse hors service. Ça commence bien. Un coup de téléphone au centre responsable. « Oui ? ... Ah ! bon, pas de problème, on envoie un technicien. » Finalement deux techniciens sont venus pour chasser la bulle qui coinçait le système. Ça nous a prit une heure, mais nous sommes passés. Méandre après méandre, entre d’énormes collines verticales et boisées, nous arrivons en vue de la deuxième écluse. Deux feux verticaux rouges … et pas de signal pour téléphoner. J’ai fait demi-tour et, passé un méandre, j’ai pu appeler. Là, ce fut plus rapide.

Centurion fume trop !.... Il va s'arrêter. Mais ce n'est pas grave.
Vallée de la Meuse, sortie d'écluse. "Centurion" fume trop ; il devra s 'arrêter
Ensuite nous avons abandonné nos amis qui avaient un problème de moteur et qui s’arrêtèrent sur un ponton de passage. Nous fîmes donc seuls les deux écluses suivantes, sans problème, comme des grands. Le métier rentre ! Juste une petite frayeur quand une écluse nous a donné l’impression qu’elle ne s’arêtait plus de se remplir. Quand l’eau a commencé à déborder des portes en aval, ça faisait un peu drôle…

L'eau va monter jusqu'au niveau du quai. Et Fabi est seule à bord !
Finalement nous nous sommes arrêtés à Bogny-sur-Meuse, amarrés à un ponton qui est assez minable, mais, ô miracle, avec de l’électricité et de l’eau (alors que la halte est censée être fermée). Et nos amis nous ont rejoint, le problème n’était pas grave.
Là, tout de suite, pour vous dire la vérité, il n’est que 19 h 00, mais on irait bien se coucher !
Ce matin il faisait beau à Revin. Nous sommes partis assez tard parce que nous attendions nos nouveaux amis (Andy et Petra) qui avaient quelques courses à faire et les chiens à promener (oui, LES chiens : trois !... dans un bateau plus petit qu’Ivanka... Comme dit Petra : douze jambes de plus !). La première écluse est à la sortie de la ville après le méandre. C’est une écluse automatisée. Nous nous approchons. Deux feux rouges verticaux. Aïe !... vous avez tous reconnu le signal : écluse hors service. Ça commence bien. Un coup de téléphone au centre responsable. « Oui ? ... Ah ! bon, pas de problème, on envoie un technicien. » Finalement deux techniciens sont venus pour chasser la bulle qui coinçait le système. Ça nous a prit une heure, mais nous sommes passés. Méandre après méandre, entre d’énormes collines verticales et boisées, nous arrivons en vue de la deuxième écluse. Deux feux verticaux rouges … et pas de signal pour téléphoner. J’ai fait demi-tour et, passé un méandre, j’ai pu appeler. Là, ce fut plus rapide.
Centurion fume trop !.... Il va s'arrêter. Mais ce n'est pas grave.
Vallée de la Meuse, sortie d'écluse. "Centurion" fume trop ; il devra s 'arrêter
Ensuite nous avons abandonné nos amis qui avaient un problème de moteur et qui s’arrêtèrent sur un ponton de passage. Nous fîmes donc seuls les deux écluses suivantes, sans problème, comme des grands. Le métier rentre ! Juste une petite frayeur quand une écluse nous a donné l’impression qu’elle ne s’arêtait plus de se remplir. Quand l’eau a commencé à déborder des portes en aval, ça faisait un peu drôle…
L'eau va monter jusqu'au niveau du quai. Et Fabi est seule à bord !
Finalement nous nous sommes arrêtés à Bogny-sur-Meuse, amarrés à un ponton qui est assez minable, mais, ô miracle, avec de l’électricité et de l’eau (alors que la halte est censée être fermée). Et nos amis nous ont rejoint, le problème n’était pas grave.
Là, tout de suite, pour vous dire la vérité, il n’est que 19 h 00, mais on irait bien se coucher !
Cre-vés !
En deux mots, voilà notre état au soir de ce 31 octobre : cre-vés !
Figurez-vous qu’en quittant Givet, toujours en remontant la Meuse pour ceux qui suivent sur une carte, nous avons attaqué les écluses automatisées...
D’abord, pour nous qui sommes habitués aux écluses hollandaises sur la Maas, avec, les précédant, de longs quais où il est aisé d’accoster pour attendre son tour, puis leur sas gigantesque aux bajoyers (murs) bien entretenus, la rencontre avec les écluses françaises fut un choc culturel : courtes ( - de 40 m), étroites (5,50 m), le parement des bajoyers en mauvais état, des herbes, des fougères qui pousent partout y compris sur les portes... un autre monde. Remarquez que ça vous a un côté vieillot et bucolique pas désagréable !...
Pour l’automatisme des écluses, c’est très simple. À l’entrée en France, on nous a donné un boitier avec un bouton vert. Arrivé en vue d’une écluse, on pousse sur le bouton. Un voyant jaune vous indique que le signal est reçu. Après le temps nécessaire pour vider le sas s’il était plein, le feu d’entrée se met au vert. On vise bien (écluses étroites !), on entre. Fabi attrappe une échelle en fer avec la gaffe pour y tenir Ivanka. Je grimpe à l’échelle puisque l’équipage s’y refuse absolument (appelez ça une rébellion, vous aurez raison). Elle me lance une amarre pour l’avant, puis une amarre pour l’arrière. Quand tout le monde est prêt (nous faisons convoi avec « Centurion » bateau allemand où vivent Andy & Petra que nous avons rencontrés à Givet), on pousse vers le haut une barre bleue, les portes aval se ferment, l’eau entre à gros bouillons de l’autre côté. Puis les portes amont s’ouvrent quand le sas est plein (c’est une éclusée) et nous pouvons continuer la route, pépères... enfin non ! parce qu’en sortant on rencontre un tunnel, pas très long mais si étroit que je me demande comment y passaient les péniches commerciales et si noir qu’au bout de quelques mètres je n’y voyais plus rien. Pas long, certes, mais... ouf ! content d’en sortir (désolé, pas eu le temps de prendre de photos !...), ou alors, vous avez un long couloir d’eau qui vous conduit en un coude vers un étroit passage que traverse un pont-levant à la Van Gogh... que des surprises !
En sortant du tunnel ci-dessus, nous avons dû attendre un peu que la deuxième écluse toute proche s’ouvre. Elle était pleine. J’étais trop près des portes et lorsque les vantelles se sont ouvertes pour laisser sortir l’eau, les remous et le courant m’ont fait faire un joli tour complet sur moi-même (euh... SUR LE BATEAU MÊME ?...) dans un bras de canal qui faisait pas plus de 4 m de plus en largeur que la longueur d’Ivanka. Un petit moment de suspense, certes, mais souvenez-vous de notre toute première écluse : je suis le spécialiste du ballet de péniche !...
Après une courte halte dans un village où les hôtesse de l’office de tourisme, très gentilles et serviables, ont fait ce qu’elles ont pu sans pouvoir nous trouver une halte avec eau et électricité : tout est fermé en cette saison sur la Meuse !... nous nous sommes arrêtés à Revin, juste un quai, sans commodités. C’est une petite ville construite sur deux méandres, ce qui me semble assez rare. Enfin, nous avons passé neuf écluses et nous nous sommes endormis sans trop de problèmes : crevés, vous dis-je, cre-vés !
Figurez-vous qu’en quittant Givet, toujours en remontant la Meuse pour ceux qui suivent sur une carte, nous avons attaqué les écluses automatisées...
D’abord, pour nous qui sommes habitués aux écluses hollandaises sur la Maas, avec, les précédant, de longs quais où il est aisé d’accoster pour attendre son tour, puis leur sas gigantesque aux bajoyers (murs) bien entretenus, la rencontre avec les écluses françaises fut un choc culturel : courtes ( - de 40 m), étroites (5,50 m), le parement des bajoyers en mauvais état, des herbes, des fougères qui pousent partout y compris sur les portes... un autre monde. Remarquez que ça vous a un côté vieillot et bucolique pas désagréable !...
Pour l’automatisme des écluses, c’est très simple. À l’entrée en France, on nous a donné un boitier avec un bouton vert. Arrivé en vue d’une écluse, on pousse sur le bouton. Un voyant jaune vous indique que le signal est reçu. Après le temps nécessaire pour vider le sas s’il était plein, le feu d’entrée se met au vert. On vise bien (écluses étroites !), on entre. Fabi attrappe une échelle en fer avec la gaffe pour y tenir Ivanka. Je grimpe à l’échelle puisque l’équipage s’y refuse absolument (appelez ça une rébellion, vous aurez raison). Elle me lance une amarre pour l’avant, puis une amarre pour l’arrière. Quand tout le monde est prêt (nous faisons convoi avec « Centurion » bateau allemand où vivent Andy & Petra que nous avons rencontrés à Givet), on pousse vers le haut une barre bleue, les portes aval se ferment, l’eau entre à gros bouillons de l’autre côté. Puis les portes amont s’ouvrent quand le sas est plein (c’est une éclusée) et nous pouvons continuer la route, pépères... enfin non ! parce qu’en sortant on rencontre un tunnel, pas très long mais si étroit que je me demande comment y passaient les péniches commerciales et si noir qu’au bout de quelques mètres je n’y voyais plus rien. Pas long, certes, mais... ouf ! content d’en sortir (désolé, pas eu le temps de prendre de photos !...), ou alors, vous avez un long couloir d’eau qui vous conduit en un coude vers un étroit passage que traverse un pont-levant à la Van Gogh... que des surprises !
En sortant du tunnel ci-dessus, nous avons dû attendre un peu que la deuxième écluse toute proche s’ouvre. Elle était pleine. J’étais trop près des portes et lorsque les vantelles se sont ouvertes pour laisser sortir l’eau, les remous et le courant m’ont fait faire un joli tour complet sur moi-même (euh... SUR LE BATEAU MÊME ?...) dans un bras de canal qui faisait pas plus de 4 m de plus en largeur que la longueur d’Ivanka. Un petit moment de suspense, certes, mais souvenez-vous de notre toute première écluse : je suis le spécialiste du ballet de péniche !...
Après une courte halte dans un village où les hôtesse de l’office de tourisme, très gentilles et serviables, ont fait ce qu’elles ont pu sans pouvoir nous trouver une halte avec eau et électricité : tout est fermé en cette saison sur la Meuse !... nous nous sommes arrêtés à Revin, juste un quai, sans commodités. C’est une petite ville construite sur deux méandres, ce qui me semble assez rare. Enfin, nous avons passé neuf écluses et nous nous sommes endormis sans trop de problèmes : crevés, vous dis-je, cre-vés !
samedi 1 novembre 2008
Premier jour en France
Partis de Dinant, qui a vu naître M. Saxe, l'inventeur des saxophones, un peu tard parce que nous avons attendu la fin de la pluie glaçante (il a neigé ce matin à Namur !). Mais nous avions prévu un petit trajet. Le temps s'est levé vite et ensuite, grand plaisir à glisser sur cette eau lisse et soyeuse. Et toujours de belles rives.
Hésitations ? Envie de retarder notre « arrivée » au pays ? Ou simple flemme après une journée bien remplie ? Nous nous sommes arrêtés à une jolie halte pour déjeuner tranquillement. Ensuite nous nous sommes dirigés vers l'écluse suivante : c'est ça les vacances ! Et puis, nous y sommes arrivés.
Il nous a fallu un mois mais nous y sommes : ce soir, nous dormirons en France... Bon, ben voilà. Que voulez-vous que je vous dise d'autre ?
Ah ! si, nous sommes passés sous un pont trop bas pour nous et pas vraiment prévu (baissé le mât en catastrophe), nous sommes arrivés à Givet, qui a deux ponts indiqués sur la carte et un port de plaisance avec eau et électricité, etc... mais non, il n'y a plus qu'un pont et le port n'existe plus que sous la forme d'un simple quai... Vignette payante, écluses vieillotes (mais éclusiers très sympas)...
Voilà, nous sommes arrivés en France.
jeudi 30 octobre 2008
7 d'un coup !
La citadelle de Namur et l'embouchure de la Sambre
L’écluse des Grands-Malades étant réparée à l’heure prévue (bravo les Voies Hydrauliques Belges !) nous avons quitté Beez (prononcez Bé) assez tard malgré tout à cause d’un épais brouillard qui, avec le froid, nous offrait un vrai temps de novembre. Cette écluse est d’une très grande taille et nous étions six (!) à profiter de l’éclusée. Il nous a fallu attendre malgré tout plus d’une heure, ce qui a retardé nos prévisions pour la suite de la journée.
Le vertige, moi ? Jamais !...
À la sortie de l’écluse vint le temps de la grande décision. Nous avions changé nos plans, souvenez-vous, à cause des fermetures (chômages) des écluses sur la Meuse française. Mais ayant perdu trois jours, nous sommes pratiquement raccord avec la date de réouverture : 30 octobre et donc, nous ne connaîtrons pas les charmes de la Sambre (charmes très limités nous a-t-on dit : « c’est Chicago-sur-Sambre si vous voyez ce que je veux dire et la Meuse est beaucoup plus belle »).
Enfin des écluses à hauteur d'homme !
Nous avons eu, jusqu’à maintenant raison de suivre l’avis des locaux. La Meuse est superbe après Namur. Bordée de collines escarpées et couvertes de forêts mordorées, elle serpente entre d’adorables villages aux maisons de poupée avec parfois une colline de calcaire blanc qui joue à se donner des airs de rives de Lot ! d’autant qu’après l’épais brouillard matinal un superbe soleil est monté au créneau pour nous offrir un vrai temps de vacances.
Château surprise (pas sur la carte !)
Quoique... Nous avons navigué pendant 7 h 30 et passé sept écluses ! Oui, mesdames et messieurs, vous avez bien lu : 7 ! C’est notre record. D’ailleurs, il sera bientôt battu, mais laissons le futur à l’avenir... Nous sommes arrivés à la nuit (18 h00) à Dinant. Satisfaits du travail accompli (pas vraiment des vacances !), nous sommes allés « Chez Bouboule, le roi des moules » et nous nous sommes régalés. Qu’on se le dise, les bonnes moules sont chez Bouboule - de Dinant !
Les rives du Lot sur Meuse !
mardi 28 octobre 2008
où c'est-i qui sont ?
D'accord, la Meuse, c'est toujours la Meuse aux eaux glauques, même si elle commence à être plus étroite et ses écluses à être à taille plus humaine, mais quelque chose a changé. Le ciel ? Non, toujours bleu du Nord traversé de nuages gris, ou gris cotonneux déchiqueté de culottes de gendarme déchirées ; Les maisons ? oui, de plus en plus souvent en pierre, mais toujours avec un côté nostalgique et triste de celles qui voudraient être ailleurs. Le paysage ? Oh, la, la ! oui. Ici, la Meuse coule entre des collines arborées que l'automne roussit et maintenant que nous sommes sortis des zones industrielles de Liège, nous pourrions parfois nous croire dans quelque coin du Périgord. Mais tout ça ce sont des détails. Ce qui a vraiment changé c'est qu'on ne voit plus nos amis les oiseaux. Où sont les cygnes et les foulques, les oies et les bernaches, les poules d'eau et les grèbes huppées ? Il nous reste quelques noirs cormorans qui jouent à Frankestein en ouvrant à demi leurs ailes pour les sécher dans la brise froide, quelques mouettes égarées qui ne retrouvent plus le chemin de l'océan et deux ou trois canards, qui font ressentir encore plus l'absence de ces foules volantes qui nous entouraient aux Pays-Bas.
De loin en loin un couple de cygne, hautains, indifférents cherche sa nourriture le long des quais abandonnés. Ils sont tristes parce qu'ils ont oublié qu'ils pourraient aller voler ailleurs.
Et puis, soudain, comme sortis d'une pochette surprise, au coin de quai d'un petit port lové au creux de falaises abruptes (falaises classées précisent les guides) une bande d'oies blanches qui, voyant Fabi s'approcher d'elles un bout de pain à la main se précipitent comme pour l'avaler toute crue ! Dans la troupe, nous remarquons une drôle de bestiole, mi-oie mi-canard, une chimère sortie d'un laboratoire de manipulation génétique ou une fantaisie de la nature ? Peut-être plus simplement une sorte d'oie canardière ou de canard oiseux que nous ne connaissons pas. Et vous, vous connaissez ?
Les réparations sur l'écluse avancent et la radio indique toujours le milieu de la semaine prochaine comme fin des travaux. De Beez (prononcez Bé) nous irons à pied à Jambes (banlieue de Namur) pour y faire quelques courses.
De loin en loin un couple de cygne, hautains, indifférents cherche sa nourriture le long des quais abandonnés. Ils sont tristes parce qu'ils ont oublié qu'ils pourraient aller voler ailleurs.
Et puis, soudain, comme sortis d'une pochette surprise, au coin de quai d'un petit port lové au creux de falaises abruptes (falaises classées précisent les guides) une bande d'oies blanches qui, voyant Fabi s'approcher d'elles un bout de pain à la main se précipitent comme pour l'avaler toute crue ! Dans la troupe, nous remarquons une drôle de bestiole, mi-oie mi-canard, une chimère sortie d'un laboratoire de manipulation génétique ou une fantaisie de la nature ? Peut-être plus simplement une sorte d'oie canardière ou de canard oiseux que nous ne connaissons pas. Et vous, vous connaissez ?
Les réparations sur l'écluse avancent et la radio indique toujours le milieu de la semaine prochaine comme fin des travaux. De Beez (prononcez Bé) nous irons à pied à Jambes (banlieue de Namur) pour y faire quelques courses.
dimanche 26 octobre 2008
La Meuse à nous
La Meuse est à nous, et à nous tout seuls ! Je vous jure que je n'y suis pour rien, mais hier matin, partis à neuf heures du petit port de Statte à Huy, nous nous sommes retrouvés seuls, tout seuls dans une grande écluse ouverte exprès pour nous, puis, sur la Meuse, toujours tout seuls. Un miracle ? Non, une catastrophe !... Figurez-vous que l'écluse de Namur « Les grands-malades » (la bien nommée !) est en panne. Une des portes fonctionnait mal et il faut la réparer. Pour cela, on a baissé le niveau de la rivière d'1 m 50 et tous les « commerces » qui ont un tirant d'eau trop important ont été obligés de s'arrêter. Il y en a pour cinq jours environ.
La Meuse à - 1,50 m
Nous nous sommes donc avancés au maximum. Le petit port de Beez (prononcez : Bé !... Eh oui…) est à trois km de Namur. Nous allons profiter de ce temps d'inactivité pour nettoyer Ivanka, visiter Namur, et « prendre du recul » (c'est l'expression choisie par Fabi pour exprimer le temps libre qu'on possède quand on prend sa retr... quand on prend du recul, donc !) et préparer notre itinéraire.
En effet, il est possible que nous prenions finalement le chemin prévu dès le début mais que nous avions changé à cause des « chômages » des canaux.
Port de Beez. Attaquée par des oies sauvages et affamées !
La Meuse à - 1,50 m
Nous nous sommes donc avancés au maximum. Le petit port de Beez (prononcez : Bé !... Eh oui…) est à trois km de Namur. Nous allons profiter de ce temps d'inactivité pour nettoyer Ivanka, visiter Namur, et « prendre du recul » (c'est l'expression choisie par Fabi pour exprimer le temps libre qu'on possède quand on prend sa retr... quand on prend du recul, donc !) et préparer notre itinéraire.
En effet, il est possible que nous prenions finalement le chemin prévu dès le début mais que nous avions changé à cause des « chômages » des canaux.
Port de Beez. Attaquée par des oies sauvages et affamées !
jeudi 23 octobre 2008
C'est une ville…
Des rues à la Simenon…
Liège est une ville.
Une grande ville.
Et nous ressentons de plus en plus le besoin d'être dans la nature, à la campagne. Ici, sortir faire une course qui ne prend qu'une demi-heure nous épuise pour le reste de la matinée, alors que faire une marche de deux ou trois heures en campagne nous fait ressentir la saine fatigue qui rend encore meilleur le bon thé bien mérité.
Le port de plaisance est bien situé, facile d'accès, pas très cher, mais malgré tout nous serons contents de partir demain dans la matinée. Nous allons vers Namur mais nous nous arrêterons sans doute avant pour faire escale. À la campagne ?
mercredi 22 octobre 2008
Des pommes, des poires et des...boulets de Liège !
Donc, ça y est ! Nous y avons goûté à ces boulets de Liège!
Imaginez deux boulettes de viande de la valeur d'une petite orange servis sur un lit de sauce sombre, couleur caramel, courte et sirupeuse.
Comme nous avait averti un des membres de la capitainerie lorsque nous avions demandé quelques explications : "c'est la sauce qui fait tout!"
Effectivement, les boulets en eux mêmes sont faits d'un hachis de viande et de mie de pain, entre autres ingrédients, mais la sauce est aigre douce et on ne peut en deviner immédiatement la composition. Heureusement nous n'avons pas cherché longtemps puisque Françoise et Jean-Pierre qui nous les ont fait connaître nous ont donné le truc : la sauce est faite à base de ce que nous avions déjà découvert en Hollande auprès de Claire, c'est à dire de sirop de pommes et poires. Le jus des fruits est mis à réduire et donne un sirop épais très proche d'une confiture ou d'une gelée, très agréable à manger le matin au petit déjeuner. Ici, on appelle ça le « sirop de Liège ». Nous avions déjà le projet d'en mettre quelques pots en réserve dans la soute pour ramener en Périgord et cette idée de s'en servir en cuisine ne fait que le confirmer.
Bon alors qui en veut???????????
( je parle du sirop de poires et pommes bien sûr!)
p.s. de Pierre : c'est un plat que je dirais… roboratif, et idéal par ces fraîcheurs automnales qui arrivent. Merci aux Liégeois !
Imaginez deux boulettes de viande de la valeur d'une petite orange servis sur un lit de sauce sombre, couleur caramel, courte et sirupeuse.
Comme nous avait averti un des membres de la capitainerie lorsque nous avions demandé quelques explications : "c'est la sauce qui fait tout!"
Effectivement, les boulets en eux mêmes sont faits d'un hachis de viande et de mie de pain, entre autres ingrédients, mais la sauce est aigre douce et on ne peut en deviner immédiatement la composition. Heureusement nous n'avons pas cherché longtemps puisque Françoise et Jean-Pierre qui nous les ont fait connaître nous ont donné le truc : la sauce est faite à base de ce que nous avions déjà découvert en Hollande auprès de Claire, c'est à dire de sirop de pommes et poires. Le jus des fruits est mis à réduire et donne un sirop épais très proche d'une confiture ou d'une gelée, très agréable à manger le matin au petit déjeuner. Ici, on appelle ça le « sirop de Liège ». Nous avions déjà le projet d'en mettre quelques pots en réserve dans la soute pour ramener en Périgord et cette idée de s'en servir en cuisine ne fait que le confirmer.
Bon alors qui en veut???????????
( je parle du sirop de poires et pommes bien sûr!)
p.s. de Pierre : c'est un plat que je dirais… roboratif, et idéal par ces fraîcheurs automnales qui arrivent. Merci aux Liégeois !
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