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dimanche 28 avril 2013

Désolés


Désolés, nous sommes désolés, mais le voyage de retour c’est bien passé. Un peu long, comme d’habitude, mais rien à signaler. 
     Un dernier coup d’œil à notre Batave préférée, un peu de tramway, puis le ICE qui est le TGV allemand, un peu de métro, puis la descente vers le sud.  Il nous a fallu neuf heures pour arriver à Périgueux. Mais ça y est. Et ici la nature a bien deux semaines d’avance. 
     Merci de nous avoir suivis.
    À bientôt !


Oh ! la belle Batave ! sous la pluie !

Ce que voit un conducteur de TGV.

jeudi 25 avril 2013

Salaud de bouleau !


     Oui, vous avez bien lu. Moi, un garçon bien élevé, produit d’une éducation sévère mais juste, modéré dans son expression, qui se mouche avant de dire bonjour à la dame, je me permets d’écrire des grossièretés : salaud de bouleau !
     Il ne s’agit pas ici, vous l’avez compris, d’insulter ce dont manquent de plus en plus de Français : le travail. Non ! D'ailleurs, je n’oublie pas que dans moins d’une semaine, je serai au boulot et c’est tant mieux.
     Je parle ici de cet infâme Betula Verrucosa, plus connu chez nous sous son nom commun , le bouleau verruqueux (verruqueux ! beurck !… on devine déjà sa nocivité, non ?) dont le pollen déclenche chez moi – et je ne suis pas le seul ! – des crises de toux, de rhinite et d’asthme plus que pénibles. D’ailleurs, tiens ! ça y est, j’ai le nez qui coule, vite, encore un mouchoir !
     Salaud de bouleau !
Je ne vais bientôt plus voir les touches !

mardi 23 avril 2013

Marie, Jean-Luc, Matthieu et nous autres.

     Lundi 22 avril nous avions rendez-vous avec ces amis français (rencontrés grâce à ce blog) dans la ville allemande de Trèves où nous avons mangé dans un restaurant italien. Ça existe, l'Europe !

     Faut vous dire qu’il y en a quelques-uns de restaurants italiens et de marchands de glace italiens au point de se demander quelquefois en voyant les façades pastel des maisons si on ne s’est pas trompé de pays. Mais non, c’est bien l’Allemagne, c’est bien Trèves cette grande ville romaine aimée puis abandonnée par Constantin, l’empereur.
     La cathédrale est belle dans son style dépouillé de roman précoce, malgré les ajouts baroques inévitables semble-t-il ici. Juste à côté, l’église gothique de Notre-Dame crée l’impression qu’on est comme au « Salon De l’Église » et qu’on vient y choisir son style de bâtiment. 
     Plus loin, la basilique romaine devenue dans sa sobriété et son volume immense une église protestante impressionnante d’austérité grandiose. Elle est gâchée par une sorte de pâté de foie à la décoration de saindoux… un exemple du style rococo qui fait mal au bon goût ; enfin, à mon sens du bon goût. Honnêtement, si ce style rococo était situé plus loin, seul, on pourrait peut-être l'admirer, au moins pour la qualité de la réalisation. Mais l’avoir plaqué sur la façade d’une basilique romaine… je préfère retenir mes doigts sur le clavier. 
     Un peu plus loin, juste avant les vignobles, on découvre de grandes arènes plutôt bien conservées. On y voit les coulisses, c’est-à-dire le dessous de la piste et on peut imaginer les gladiateurs attendant là-dessous d’affronter les lumières de la piste.
     Au final une agréable journée de tourisme que nous avons eu le plaisir de partager avec l’équipage de l’Aton rythme. Merci, c’était très sympa. On ne sait pas quand nous nous retrouverons : ils partent en direction de Berlin et nous sommes arrêtés à Sarreguemines.  Bonne route !



Trèves. Place du marché.

On rentabilise : devant l'Agneau,
à droite le cadran solaire !
Vous avez vu où ils ont placé les orgues !



Même quand il n'y a personne, on dirait qu'il y a quelqu'un !
Jean-Luc : J'ai encore de s piles ?
Marie : Bon, on va visiter quoi maintenant ?
Mathieu : Alors, c'est pour quand cette glace ?

jeudi 18 avril 2013

Völklingen, Sarrebrück,Welferding et Sarreguemines

 (18 avril)

     J’ai trouvé à quoi me faisait penser le débarcadère où nous étions amarrés à Völklingen : une piscine des années trente, vide. je cherchais en vain depuis que nous étions arrivés et il a fallu en partir pour que ça me saute aux yeux.

Piscine ou débarcadère ?


Qui a commencé : Hollywood ?…
     Après le passage d’un tiers d’écluse (ces grandes écluses de 130 m ont des portes intermédiaires qui permettent de gaspiller moins d’eau pour un petit bateau comme le nôtre) nous sommes arrivés à Pont-à-Sarre (Saarbrück en langage local). Le quai réservé aux bateaux de passage jouxte au joli parc tout fleuri en ces premiers beaux jours (vous ai-je dit qu’il fait très chaud ?). Hélas, de l’autre côté de la Sarre qui n’est pas si large que ça, une autoroute à quatre voies fait un boucan d’enfer. Comment peut-on rester en un tel lieu ?
     Après avoir déjeuné toutes portes et fenêtres closes contre la chaleur et le bruit, nous avons fait deux rapides tours de chaque côté de la rivière pour un minimum de tourisme (l’art baroque n’est pas notre tasse de thé vert – oui, vert, meilleur pour la santé) et nous sommes repartis. 
La France se rapprochant nous retrouvons les bonnes vieilles écluses freyssinet (40 m x 5 m) dans un état déplorable, même en Allemagne) et ça nous rappelle notre arrivée en France, il y a cinq ans, venant de Hollande via la Belgique, où les écluses sont grandes, propres et bien entretenues. La première écluse du canal des Ardennes nous a fait croire que nous retombions au Moyen âge. Ici pareil. 
     Comme les haltes sont plus que rares et que nous ne voulons pas arriver aujourd’hui à Sarreguemines, notre dernière étape, nous nous arrêtons à la sortie de l’écluse de Welferding, banlieue de Sarreguemines, au calme, au vert, entourés de hérons. 

On ne voit pas les hérons mais ils y sont !


(19 avril)
     Adieu hérons, canards et poules d’eau ! Nous voici à la grande ville. Sarreguemines nous accueille sur un long ponton confortable dans un joli cadre. 

mardi 16 avril 2013

Völklingen


     C’est une ville au prestigieux passé industriel passé.
     L’usine est maintenant classé au Patrimoine mondial de l’Unesco (la ville de Sarlat a été refusée. Qui a monté le dossier ?…).
C'est un centre de Urban Art maintenant.
     Ici, on ne trouve pas de hotspots  où se connecter pour remplir le blog. Il y a des internet cafés qui proposent du temps d’internet sur leurs ordinateurs (mais quand on veut relever son courrier et charger des fichiers, par exemple, ça ne va pas), et des cafés qui vous laissent vous connecter sur leur box si … vous leur demandez ! 
     Il faut donc aller de café en café, un peu comme un chanteur qui fait la manche. Nous en avons trouvé un où la patronne est gentille, parle bien l’anglais et vous donne le mot de passe de sa box sans problème. Chouette ! Du coup nous y sommes retournés le lendemain pour déjeuner : un chili sans haricots rouges, mais avec du piment.


Le printemps est là : 

il y a du vert partout !


     Nous sommes amarrés à l’embarcadère réservé au bâteaux à passagers qui ne naviguent pas encore, donc tout va bien, au pied d'une mosquée turque ! Mais il existe aussi un joli ponton équipé (eau, électricité) pour plaisanciers de passage. N’hésitez pas !

L'exotisme à la porte !

lundi 15 avril 2013

 À Merzig, un renard nous a souhaité bon voyage !     



    Nous avons navigué sans problème jusqu'à Saarlouis. Sans problème, malgré le courant encore fort et les innombrables cochonneries qui flottent sur la rivière et surtout dans les écluses. 

Tant que ça flotte, on ne risque pas grand-chose ! Mais sous l'eau ?…

Et monsieur surveille mais ne dit rien !
Quant à l'équipage, il pose !…


    Arrivés à Saarlouis sur un ponton vide (la halte n’ouvre vraiment que le 4 avril) mais occupé par l’équipage d’un « dragon boat » qui s’entraîne. Nous partageons quelques présents avec cette tribu autochtone : ils nous offrent quelques échantillons de leur pique-nique et nous leur offrons une boîte de pâté périgourdin. Puis nous partons visiter l’endroit. 

« Comme je descendais les fleuves impassibles…»

    Drôle de nom : Saarlouis, d’après Louis XIV ; pourquoi pas une Kaiser-Guillaume ville en France ? ou une Adolpheville ? 
    Enfin, il reste des fortifications à la Vauban et une ville de garnison aux rues plus d’équerre que dans une bastide du Sud-ouest. Comme c’est la première fois qu’il fait beau ET chaud de l’année (27° !) les rues sont noires de monde et de terrasses de cafés. 

Ce que fait le soleil…

    En revenant du centre ville, au sortir d’un parc, nous cherchons notre chemin. Ah ! un panneau indicateur… qui nous est très utile !
     Nous repartons demain.


Ah ?… Bon.







Merzig


L’entrée du port de Merzig ne paie pas de mine surtout lorsque la Saare est un peu haute mais c’est un port bien situé : un McDo (pour la connexion internet, rappelez-vous !) tout proche et une grande surface de l’autre côté du pont. Sans oublier le responsable du port qui parle français (une rareté). Le port est encore fermé mais il nous a laissé y rester quand même. Et il a même ouvert l’eau pour nous. Sympa.
     Nous avons pu dormir sans être secoués et ça fait toute la différence !       
    Nous sommes partis de Merzig à 09 h 00 (dimanche14 avril, premier beau jour) malgré la crue de la Saare qui avait d’ailleurs déjà diminué depuis la veille. Depuis deux jours nous naviguons dans du café au lait.

Concernant les McDonald allemands : au contraire de la France où vous bénéficiez d’une connexion gratuite et illimitée sans même être obligés de commander quelque chose (on vous demande de ne pas vous incruster pendant l’heure des repas), en Allemagne, vous devez donner votre numéro de téléphone puis on vous envoie un sms sur votre téléphone (n’oubliez pas votre téléphone) et vous avez droit à une heure de connexion, pas plus. 

    Nous resterons ici une journée : repos, petits travaux d'entretien : niveaux d'huile et de gaz-oil, débouchage de tuyau d'eau… Les vacances.


Le tranquille port de Merzig.





samedi 13 avril 2013

C'est fini !…


    Mais qu’est-ce qui m’a pris de faire le malin ? Pourquoi suis-je aller parler d’être bercé par les grosses péniches comme si nous étions en mer ? 
    Maintenant, c’est rapé, fini, terminé : Fabi ne voudra jamais traverser l’Atlantique !…
    C’est que nous avons passé une nuit difficile. D’abord, la pluie est tombée, drue, forte, bruyante pendant douze heures sans interruption. Ensuite, sans doute à cause de toute cette eau tombée du ciel, les éclusiers ont ouvert un peu plus leurs barrages. Or nous étions amarrés à Mettlach à un quai qui est à 500 m de l’écluse suivant qui fait 11 m de haut.
Pas si mauvaise mine que ça, finalement !
     Une chute de 11 m de haut avec un fort débit agite la rivière d’une manière surprenante. Cela crée un clapot de 30 à 50 cm qui fait rouler et tanguer le bateau (d’autant plus qu’il est amarré) qui fait qu’on se croirait en mer par temps frais. Hier soir, pour la rassurer, j’avais dit à Fabi : tu verras, ça va te bercer. La première chose dont elle m’a informé ce matin, avant même d’ouvrir les yeux : Eh ben moi, ça ne me berce pas !…
  Disons que nous avons peu dormi.  Et que Fabi est complètement dégoûtée de la mer, avant même de l’essayer. Quel dommage !…





Avec un rayon de soleil, c'est tout de suite mieux.



Une peinture, et une belle !


      Ce matin nous sommes partis, heureux de retrouver, après l’écluse, une surface plane et soyeuse. Méandres de plus en plus encaissés entre des pentes boisées aux très belles teintes encore hivernales (eh oui…), mais le courant est devenu de plus en plus fort et nous avons mis plus de temps que prévu pour arriver au port de Merzig où nous espérons bien dormir au calme ce soir !

Saarbrurg > Mettlach (11 avril)




La Saare bordée de hautes collines.

Ça doit être superbe en automne.
Bon, j’en ai marre, si nous attendons que la pluie s’arrête et que le vent tombe nous serons encore ici à Noël !… Alors, en route ! Nous sommes  partis de Saarburg à 10 h 00 pour nous arrêter à Mettlach après avoir passé une écluse de 14,50 m de haut, presqqu’aussi haute que celle de Réchicourt. La différence, c’est que la française a des portes de taille courante et que l’on y entre (quand elle est vide) en passant sous un haut mur en béton. Dans les écluses allemendes, si l’écluse fait 14,5 m, la porte aval fait 15 m, et à un seul vantail ! Impressionnant. 
     Nous remontons la Sarre en suivant des beaux méandres entourés de collines très pentues et couvertes de forêts. En automne, ce doit être superbe. Puis nous arrivons à Mettlach.
     Mettlach est la ville de Villaroy & Boch. 
     Il n’y aurait rien de plus à en dire si ce n’était là que nous avons, enfin ! trouvé une connexion internet. 
     Notons aussi, pour ceux qui suivraient nos traces, que le quai est prévu pour les grosses. Il fait 2,50 m de haut et les gros bollards sont tellement espacés qu’on ne peut s’amarrer qu’à un seul. Nous sommes à quelques mètres d’une autre écluse, de 11 m celle-là, et il est très possible que les grosses mémères qui aiment naviguer de nuit nous bercent régulièrement. Ça risque de réveiller Fabi qui se croira en mer !

Mettlach, comme à la mer…